Les années 60, que de bisseries ont vu le jour à cette période, cette fameuse planète Hydra en fait partie et le regarder sérieusement jusqu'au bout ne fut pas une mince affaire. En premier lieu, le scénario ne brille pas par son originalité, jugez plutôt : un scientifique, sa fille et son assistant découvrent un vaisseau spatial enfoui sous la terre, pas de chance pour eux ils se font enlever par des extra-terrestres...

Voilà avouez que ça laisse rêveur... Mais détail qui a son importance on est dans une série B italienne et c'est ça qui va faire toute la différence, car entre un Kirk Morris qui se demande ce qu'il fait là et Leontine May (dans le rôle de la fille du professeur) qui est très belle et possède des atouts de poids, on va dire qu'elle prend des poses dignes d'une pub pour une savonnette quelconque, et se trémousse tout le long du film.
N'oublions pas non plus une ombre anti-communiste qui plane sans cesse et un esprit peace and love. Quand je parle d'anti-coco cela survient lors de la "prise d'otage" par des espions "jaunes" comme ils le disent si bien qui veulent s'emparer des inventions occidentales dans le but d'assurer la suprématie orientale... mouais limite comme message je trouve mais bon c'était une sale période aussi faut dire.
Maintenant je me dois d'aborder la meilleure partie de cette "oeuvre" ; les effets spéciaux et les décors, et là, on commence à se marrer doucement car le manque de moyens est flagrant entre le vaisseau spatial et son tableau de commande à trois boutons et deux manivelles, la "porte" de sortie qui se résume à un mat de pompier transformé en ascenseur, sans oublier un autre vaisseau qu'ils retrouvent dans l'espace et qui ressemble à une bouteille thermos.

Sinon nous avons aussi des hommes-singes tout en costumes qui plissent et en poils de synthèse armés de branches d'arbres... plutôt maigres comme armes à côté des lasers qui font des étincelles des gentils, vous savez ces mitraillettes qu'on avait quand on était gamin qui faisaient un bruit infernal et trois misérables étincelle; et bien le même genre.
Enfin tout ça pour dire que malgré tout plein de défauts cette petite bisserie se laisse regarder tranquillement du début à la fin sans trop réfléchir et puis juste pour la surprise finale il faut le voir car ça vaut son pesant de cacahuètes.
Jack Deth
A propos du film :
# Les petits malins d'Hermes Productions (les escrocs seraient peut-être plus juste) avaient sorti le film en vidéo sous le titre "Starbird, la bataille des galaxies". Evidemment, la jaquette ne correspondait à rien. Quant au résumé, "une bataille sans merci va opposer les prisonniers avec leurs tortionnaires dans toutes les galaxies", il n'était là que pour tromper le loueur de cassettes...