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mallox Vu via copie enregistrée sur cinepolar. Plus que les dialogues qui prennent le pas sur l'action, ce sont surtout les silences prenant le pas sur les dialogues qui m'ont le plus marqué. Alors en effet, c'est tout sauf spectaculaire, mais on a en lieu et place, une bonne étude de caractères et la psychologie - pourtant sommaire - des protagonistes est plutôt (bien) mise en avant. Selon moi, un acteur crève malgré tout l'écran: Mario Adorf dans un rôle plus proche de celui qu'il avait dans "la lame infernale" de Dallamano que dans "La mala ordina" de Di Leo. J'adore ce type, il peut tout jouer ! Celui-ci n'est d'ailleurs pas loin de prendre le dessus sur Cremer et Ronet pourtant pas les derniers à avoir de la présence, un certain charisme et qui, il faut le souligner, sont fort bons ici. Quant à l'atmosphère générale, elle est le plus souvent grisâtre et nocturne, et confère au film un côté spleen-polar accentué par l'agréable et mélancolique partition bluesy-jazzy de Daniele Patucchi ("E Tanta Paura"/"Frankenstein 80"). Flint a raison d'évoquer "Adieu l'ami" auquel il est difficile de ne pas penser ne serait-ce de par les liens qui unissent les deux personnages et leur statut d'ancien militaire. Film plus désabusé à mon sens dans son discours politique que réellement engagé à droite (pas du tout) ou à gauche (à peine), c'est aussi ce que j'ai aimé dedans, cet espèce de "terrain neutre". Par contre, avouons que "Sans sommation" ne comblera pas les amateurs d'action, qu'il manque un peu de rythme, de nerf, même dans les moments de tension. Ceci dit, Il n'en demeure pas moins à mon sens,une tentative intéressante de polar hexagonal avec un Adorf qui, je me répète, en grande forme.
Commentaire : jeu. 14-05-09