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flint Super héros Toxic


Inscrit le: 13 Mar 2007 Messages: 7606 Localisation: cusset-plage
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 9:45 am Sujet du message: |
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Je me suis décidé à regarder "Diary of the Dead" hier soir. Au début, j'ai eu un peu de mal, avec cette caméra légèrement tremblante, mais on s'habitue. Le film, sans être foncièrement original, est cependant intéressant. Dans la forme, certains ont évoqué "Blair Witch". De mon côté, je ferais aussi un rapprochement avec "Cannibal Holocaust". Le personnage de Jason Creed a en effet une démarche assez similaire au "héros" du film de Deodato, jusqu'au-boutiste dans sa façon de garder la caméra quelles que soient les circonstances, au mépris du danger, avec cette obsession de délivrer un message à son public (la vérité pour Romero, le sensationnel pour Deodato ; la jungle tropicale d'un côté, la jungle urbaine de l'autre).
Pour ce qui est du fond, eh bien, oui, c'est du pur Romero, sans surprise, même si ici le message est encore plus accentué que dans ses précédents films de zombies. C'est logique, la technologie a évolué, et parallèlement l'homme a "dévolué" (merci au passage au groupe Devo qui a bien essayé de faire passer le message au début des années 80... oui, déjà à l'époque le danger était bien réel).
Si la critique anti-médias, anti-Internet, anti-téléphone portable n'est pas légère, elle est pourtant justifiée. On pense effectivement, comme cela a été souligné, au traitement de la guerre en Irak par CNN. On pourrait aussi évoquer la chute des tours du World Trade Center en 2001 (images passées en boucle pendant combien de temps ?).
A travers ses films de zombies (de qualités inégales, mais est-ce vraiment si important ?), Romero apparaît en fait comme les prédicateurs d'autrefois, mettant en garde l'humanité contre un péril. Le zombie est bêtement un symbole de ce que deviennent peu à peu les humains ayant accepté (volontairement ou non) le conditionnement social et politique.
Et la phrase de la fin ("L'humanité vaut-elle la peine d'être sauvée ?), même si elle demeure en suspens, ne laisse aucun doute quant à la réponse.
Au final, on a un film dont les héros sont transparents (ce qui n'est pas plus mal), avec pas mal d'humour effectivement. La scène du vieil Amish sourd est anthologique, digne d'un Tex Avery version trash. Et aussi, comme l'évoquait Ruggeropark, le passage du clown vaut aussi le détour. Comment ne pas penser au clown maléfique, non, pas celui de "Ca", mais plutôt Ronald McDonald, qui est l'un des véritables cauchemars (parmi tant d'autres) de notre société de consommation.
Alors, tant qu'à faire, mieux vaut consommer du Romero, c'est bien moins nocif, et comme disait ma grand-mère, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. |
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mallox Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006 Messages: 13982 Localisation: Vendée franco-française
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 10:26 am Sujet du message: |
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| flint a écrit: |
Si la critique anti-médias, anti-Internet, anti-téléphone portable n'est pas légère, elle est pourtant justifiée. On pense effectivement, comme cela a été souligné, au traitement de la guerre en Irak par CNN. On pourrait aussi évoquer la chute des tours du World Trade Center en 2001 (images passées en boucle pendant combien de temps ?). |
Merci pour cette belle intervention.
Tu as mis selon moi le doigt exactement là où il y a selon moi méprise à droite à gauche et même je me risque à le dire, de façon un peu trop généralisée pour ne pas y voir des gens qui reprennent les propos des autres à leur compte ne sachant finalement pas trop quoi penser eux-mêmes... (ce qui ne veut pas dire que je vise tout le monde et qu'on n'a pas le droit de détester ce film-ci et même pour des raisons opposées aux miennes). Sans même rentrer dans les grands évènement cités, y a qu'à ouvrir sa télévision ou les portails internet pour voir que les informations sont abominablement triées, mises en avant puis assénées en boucle (Bettancourt, un déplacement de Sarkozy ici ou là, les élections pour l'élu à l'élection des démocrates aux prochaines présidentielles américaines, les conséquences du pet de lapin du l'effet se serre, etc... ), du coup, je ne vois pas comment ce qu'il renvoie dans le film pourrait être autre chose que cela, puisque c'est ce à quoi nous assistons chaque jour. En cela comme toi, je trouve que ce qu'il montre, est justifié, réaliste même, pas loin d'être fidèle tout bêtement à la vision que j'ai des médias de toutes parts, et ce chaque jour asséné lourdement comme à des mange-disques pour lesquels on nous prend. Romero a le mérite de foncer droit devant, de ne pas éluder cet aspect là, et je pense que c'est une erreur de condamner sa propre lourdeur.
Selon moi encore une fois, c'est comme si finalement en 1978, on avait dit de "Zombie": "putain c'est d'une lourdeur affligeante avec son message sur le consumérisme grandissant, tout le film ou presque se passe dans un centre commercial, c'est bon on a compris ce qu'il voulait dire au bout d'un 1/4h !".
Alors je ne dis pas que je préfère "Diary of the dead" qui selon moi a quelques faiblesses, notamment de rythme (à certains moment, j'ai trouvé que ça patinait un peu), mais ranger Romero au rang des papy bon pour la retraite (quand je vois que mon père ou gd-père ne savent même pas ce qu'est un ordinateur ), alors qu'il est au fait des technologies et qui plus est en donne une vision, avec une réflexion comme tu l'as dis sur la notion de vérité.
De toute façon, lorsque j'ai faite la critique, et sans avoir rien lu nulle part, j'ai eu le sentiment de savoir ce qui allait se passer quant aux réactions sur le film. Alors ça me fait un peu drôle... _________________

Dernière édition par mallox le Sam Juil 26, 2008 10:41 am; édité 1 fois |
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Camif 99 % irradié


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 1560 Localisation: Délocalisation
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 10:33 am Sujet du message: |
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| Citation: | | Selon moi encore une fois, c'est comme si finalement en 1978, on avait dit de "Zombie": "putain c'est d'une lourdeur affligeante avec son message sur le consumérisme grandissant, tout le film ou presque se passe dans un centre commercial, c'est bon on a compris ce qu'il voulait dire au bout d'un 1/4h !". |
Très juste.
| Citation: | | De toute façon, lorsque j'ai faite la critique, et sans avoir rien lu nulle part, j'ai eu le sentiment de savoir ce qui allait se passer quant aux réactions sur le film. Alors ça me fait un peu drôle... |
Oui. Comme si la plupart des gens ne supportait pas qu'on leur balance à la figure une forme de vérité qui pourtant crêve les yeux.
Peut-être qu'après tout on aime pas être manipulé comme le font les médias, mais que l'on ne supporte pas que quelqu'un nous le montre. |
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Throma Super héros Toxic


Inscrit le: 25 Nov 2004 Messages: 3335 Localisation: Masse à chaussettes
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Posté le: Jeu Sep 11, 2008 11:09 pm Sujet du message: |
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Je viens de voir "Diary of the dead" et comment dire (sans froisser King-Kong), après consultation de vos commentaires, j'ai un peu le sentiment que vous lui cherchez la moindre excuse et lui prêtez des doubles couches de lecture à ce film, trouvé pour ma part moyennement profond (réflexion (et non pas dénonciation) sur la déformation médiatique, bref parrallèle avec le drame "Katrina" par la présence de ces pillards, corruption militaire mais alors c'est vraiment très furtif, et c'est à peu près tout).
Je peux (j'espère) me tromper (je l'ai découvert en VO donc des détails subtils m'ont peut-être échappé), dans ce cas, à vous de me prouver que je suis dans le flou.
Mais faut dire que c'est un peu toujours le même problème avec le cinéma de Romero. Ses fans ont tendance à accentuer la portée critique de ses oeuvres que lui pourtant, réfute quasi systématiquement.
Naïveté calculée ou sincérité sans appel, on ne sait pas vraiment.
Donc, 2 hypothèses possibles :
a) Le côté "mascarade volontaire" personnifié par le film dans le film dissimulant le vrai film (vous me suivez j'espère ), je ne l'ai point décelé et donc, je me suis fait balader comme un bleu depuis le début.
b) Il n'y a bel et bien aucun double fond et dans ce cas là, on est en présence d'un film certes sans prétention aucune mais inept de par sa mollesse et la médiocrité du jeu de ses acteurs.
Inutile de préciser que je penche totalement pour la seconde théorie. Avis personnel bien entendu.
D'autre part, dans sa critique, Mallox évoque le recours voulu à un "miroir déformant" (acteurs volontairement mauvais et dialogues risibles prémédités). Je n'y crois guère et dans le cas contraire, ce serait un prétexte un peu facile de la part de Romero pour ne pas trop se casser le cul.
Personnellement, je pense qu'ils sont réellement de piètres comédiens (exception faite du personnage du Professeur, de loin le plus intéressant) et que leurs réactions face à la menace zombie sont difficilement convaincantes (voir le binoclard hilare défoncer du zombard comme si il avait fait ça toute sa chienne de vie).
Le réalisme en prend par la même occasion un sacré coup dans l'aile. Ne me sentant jamais investi une seule seconde dans le film, inutile de préciser que ces 90 minutes ont été fort pénibles pour moi.
Je suis sorti de là avec la très étrange impression d'un grand vide. Le sentiment de n'avoir rien eu devant les mirettes le temps d'1h30.
Donc, en l'état et à chaud, gros ratage à mes yeux.
Pour autant, je n'ai aucune envie de fustiger Romero sur ce coup. D'ailleurs, pour moi "Diary of the dead" n'est aucunement un film de Romero mais bel et bien de Jason Creed, le vidéaste compulsif pilier de l'histoire. _________________ http://www.vhs-survivors.com/myvhs.php?alias=Throma |
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RuggeroPark 20 % irradié


Inscrit le: 02 Juin 2008 Messages: 162 Localisation: Serial suceuse de Bondy Nord - Bientôt je m'attaque au Sud !
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Posté le: Ven Sep 12, 2008 7:42 am Sujet du message: |
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| Throma a écrit: | Je viens de voir "Diary of the dead" et comment dire (sans froisser King-Kong), après consultation de vos commentaires, j'ai un peu le sentiment que vous lui cherchez la moindre excuse et lui prêtez des doubles couches de lecture à ce film, trouvé pour ma part moyennement profond (réflexion (et non pas dénonciation) sur la déformation médiatique, bref parrallèle avec le drame "Katrina" par la présence de ces pillards, corruption militaire mais alors c'est vraiment très furtif, et c'est à peu près tout).
Je peux (j'espère) me tromper (je l'ai découvert en VO donc des détails subtils m'ont peut-être échappé), dans ce cas, à vous de me prouver que je suis dans le flou. |
Bah tu est forcément dans le faux puisque ses détracteurs lui reprochent en général l'exact contraire. La lourdeur du ou des messages assénés dont chacun comprends très (trop) vite les tenants et les aboutissants. gnarf !
| Throma a écrit: | | Mais faut dire que c'est un peu toujours le même problème avec le cinéma de Romero. Ses fans ont tendance à accentuer la portée critique de ses oeuvres que lui pourtant, réfute quasi systématiquement. |
Moi, je ne suis pas fan, dans le sens où je n'aime pas tout ce qu'a fait Romero, loin s'en faut, mais ça m'a sauté au yeux. Que Romero n'ait pas forcément pensé à Katrina, soit, mais dans son approche filmique et sociologique, l'évènement tel qu'il est filmé fait penser à ça.
| Throma a écrit: | Naïveté calculée ou sincérité sans appel, on ne sait pas vraiment.
Donc, 2 hypothèses possibles :
a) Le côté "mascarade volontaire" personnifié par le film dans le film dissimulant le vrai film (vous me suivez j'espère ), je ne l'ai point décelé et donc, je me suis fait balader comme un bleu depuis le début.
b) Il n'y a bel et bien aucun double fond et dans ce cas là, on est en présence d'un film certes sans prétention aucune mais inept de par sa mollesse et la médiocrité du jeu de ses acteurs.
Inutile de préciser que je penche totalement pour la seconde théorie. Avis personnel bien entendu.
D'autre part, dans sa critique, Mallox évoque le recours voulu à un "miroir déformant" (acteurs volontairement mauvais et dialogues risibles prémédités). Je n'y crois guère et dans le cas contraire, ce serait un prétexte un peu facile de la part de Romero pour ne pas trop se casser le cul.
Personnellement, je pense qu'ils sont réellement de piètres comédiens (exception faite du personnage du Professeur, de loin le plus intéressant) et que leurs réactions face à la menace zombie sont difficilement convaincantes (voir le binoclard hilare défoncer du zombard comme si il avait fait ça toute sa chienne de vie). |
Pour ma part, je me range tout bêtement pas loin de Mallox, tout simplement parce que je l'ai ainsi ressentit lorsque je l'ai vu, mais aussi parce que ça rejoint la logique malicieuse que l'on trouve ailleurs (très bien évoquée par mallox encore une fois), notamment dans les allusions pied de nez aux projets qu'il n'a pu tourner (la momie, resident evil), et je ne peux pas croire que ça soit fortuit qu'il mélangeasse justement les deux projets dont il fut honteusement débouté. Ce que j'aime bien, c'est qu'il le fait d'une manière pince-sans-rire, d'où à mon sens le malentendu à ce niveau entre humour et 1er degré. Pour moi, l'équipe de tournage est faite de comédiens amateurs se prenant pour de vrais acteurs, de fait, ils surjouent, et à Romero la malice équilibriste de rester en zone trouble et de les faire jouer de façon pataude et idéaliste, comme le seraient des débutants, ni plus ni moins.
| Throma a écrit: | Le réalisme en prend par la même occasion un sacré coup dans l'aile. Ne me sentant jamais investi une seule seconde dans le film, inutile de préciser que ces 90 minutes ont été fort pénibles pour moi.
Je suis sorti de là avec la très étrange impression d'un grand vide. Le sentiment de n'avoir rien eu devant les mirettes le temps d'1h30.
Donc, en l'état et à chaud, gros ratage à mes yeux.
Pour autant, je n'ai aucune envie de fustiger Romero sur ce coup. D'ailleurs, pour moi "Diary of the dead" n'est aucunement un film de Romero mais bel et bien de Jason Creed, le vidéaste compulsif pilier de l'histoire. |
De toute façon à sa manière, ton avis est utile, puisque le topic n'était pour le moment pas représentatif de l'avis du monde des forums. Maintenant que tu as débloqué la situation, d'autres du même calibre vont suivre, j'en suis persuadé ! arf !
p.s: merde, moi qui était content que psycho soient les seuls à faire de la résistance sur ce film, voilà, c'est fichu. Merci Throma ! (je plaisante bien entendu) |
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Throma Super héros Toxic


Inscrit le: 25 Nov 2004 Messages: 3335 Localisation: Masse à chaussettes
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Posté le: Ven Sep 12, 2008 12:40 pm Sujet du message: |
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Crois bien que je suis le premier emmerdé à raisonner comme la majorité, les détracteurs donc.
Dès le départ, dès les premières images, dès évocation du concept même, je n'y ai jamais cru faut dire.
Un regain d'espoir avec vos avis mais en vain.
Mais c'est en tout cas très intéressant ces différentes perceptions autour d'un même film.
Alors Romero serait-il le plus grand roublard de notre temps ? Et je dis ça sans animosité aucune. Profond respect pour le bonhomme et ses travaux passés (la trilogie et non pas tétralogie ; Martin ; Knightriders, etc.) _________________ http://www.vhs-survivors.com/myvhs.php?alias=Throma |
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Kidam 40 % irradié


Inscrit le: 30 Nov 2007 Messages: 415
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Posté le: Dim Sep 14, 2008 5:21 pm Sujet du message: |
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| Throma a écrit: |
Mais c'est en tout cas très intéressant ces différentes perceptions autour d'un même film. |
Tout à fait.
Perso c'est juste parfois un déchainement de haine et de bile déversée à tout va à droite à gauche qui me gène, pas qu'on le trouve mauvais.
Les dialogues sont considérés comme un sommet de crétinerie et chaque fois, on cite la même et unique phrase du film pour en faire démonstration (qui ne me revient malheureusement pas là à l'instant).
Pour le reste heureusement que nous ne sommes pas tous d'accord.  |
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mallox Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006 Messages: 13982 Localisation: Vendée franco-française
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Posté le: Lun Jan 26, 2009 10:09 am Sujet du message: |
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Diary of the dead - 2007
Région : Zone 2
Editeur : Bac Vidéo
Pays : France
Sortie film : 25 Juin 2008
Sortie dvd : 20 Janvier 2009
Durée : 82 min
Image : 1.85, 16/9e comp 4/3
Audio : Dolby Digital 5.1
Langues : français, anglais
Sous-titres : français
Bonus :
- Commentaire audio du réalisateur (vostf)
- Le Maître des Morts : Interview du réalisateur (15 min)
- Dans l’œil de la caméra : Interview des acteurs (20 min)
- T’as l’air crevé ! : Documentaire sur le maquillage (12 min)
- Effets mortels : retour sur les effets spéciaux (20 min)
- Des voix familières : L’enregistrement des voix off avec Guillermo del Toro, Stephen King… (5 min)
- “la boucherie Sangnom”: Court-métrage de Julien Lefer
- Bandes-annonces
- Liens internet

Commentaire :
Le DVD ne souffre d’aucun défaut majeur concernant et l’image et le son, aussi passons rapidement là-dessus. Le contenu des bonus se révèle assez décevant, trop superficiel. En témoigne l’interview de Romero, sans doute le document dont on attendait le plus et dont on repart avec peu de choses. Les propos des intervenants qui servent de préambule à cet entretien sont bien trop acquis à la gloire du cinéaste et les superlatifs fusent quitte à en devenir agaçants. On retiendra surtout que le film fut un moment pensé pour la télévision et même terme de série, et que ce projet fut abandonné, le réalisateur trouvant cela « trop formaté ». Ailleurs il s’attarde sur quelques difficultés techniques rencontrées lors du tournage, et ce qui marque surtout, c’est son refus assez catégorique des discours post-film, celui-ci préférant aller le voir en salle incognito, afin de mesurer en direct les réactions engendrées. Il revient sur le fait qu’il "fait des films sur ce qu’il observe". C’est trop peu. L’entretien avec les acteurs est quant à lui plutôt inconséquent, chacun revenant sur son propre personnage. Très dispensable selon moi, surtout après avoir vu le film. On a pas forcément envie d’avoir des explications de texte, un brin égocentriques qui plus est. Le document sur le maquillage ainsi que celui sur les effets spéciaux restent sympathiques mais Mille fois vus. Les "voix off" n’ont strictement aucun intérêt, hormis les noms prestigieux qui se cachent derrière elles, et le sentiment qui l’emporte est que n’importe quelles voix inconnues auraient autant fait l’affaire. Romero s’est fait plaisir, voilà tout, de là à en faire un bonus… bof.
Quant au court-métrage (très très court !), malgré son humour à tendance british, je n’ai pas accroché même si je suppute qu'il aura ses défenseurs. Bref, si le travail technique est de bonne qualité, tout cela manque franchement de véritable substance.

Note : 6,5/10 _________________

Dernière édition par mallox le Lun Mai 07, 2018 8:18 am; édité 1 fois |
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RuggeroPark 20 % irradié


Inscrit le: 02 Juin 2008 Messages: 162 Localisation: Serial suceuse de Bondy Nord - Bientôt je m'attaque au Sud !
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Posté le: Lun Jan 26, 2009 1:50 pm Sujet du message: |
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| Autant j'ai bien aimé le film, autant j'ai eu ce dvd entre les pattes et force est d'admettre que je suis à 200% d'accord avec mallox. Il n'y vraiment pas grand chose de conséquent à se mettre sous la dent... uniquement pour la minorité qui aime le film donc. Enfin pour le revoir à l'occaz car pour le reste... en même temps Romero annonce la couleur lui-même puisqu'il y dit ne pas aimer les "branlettes" après la sortie de ses films, mais préfère capter les réactions en live. Bref, autant ne pas remplir de vent dans ce cas. |
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princesse.rosebonbon Stade de décomposition


Inscrit le: 22 Aoû 2005 Messages: 2027 Localisation: variable
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Posté le: Ven Déc 04, 2009 1:36 pm Sujet du message: |
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il était temps que je regarde cette "diarrhée des morts" qui a visiblement usé beaucoup de phalanges.
n'ayant pas lu toutes ces critiques négatives dont il est question sur 4 pages, je ne saurais dire si je m'inscris dans la droite lignée de ces braves gens, mais si c'est le cas, je sais que vous aurez la courtoisie de m'en excuser.
je n'ai pour ma part aucune envie de crier au navet et d'injurier le réalisateur parce que j'ai suivi le film avec intérêt tout du long (ce qui était pas gagné vu que j'ai des gros problèmes d'immersion avec le style "caméra à l'épaule"), même si je l'ai trouvé sacrément étrange. la bonne nouvelle c'est qu'il n'a rien à voir avec Land of the Dead, je le rapprocherai pour ma part plutôt de The Crazies dans la filmo du bonhomme.
j'ai adoré le déroulement, errance d'un groupe de survivants au beau milieu de l'apocalypse, riche en rencontres et en rebondissements : c'est pas révolutionnaire, mais c'est très bien mené. de plus le film n'est pas avare d'attaques de macchabées ambulants, d'action, de suspens et de débordements dans le grand-guignol, parfois totalement gratuit : le vieux samuel et sa faux, le gamin avec la flèche, le clown, l'acide fuchsia chlorhydrique (merci lucio au passage). c'est toujours bon à prendre.
cependant Romero a peut-être voulu en mettre trop dans son film, notamment toute cette réflexion qui fait débat sur la société, les médias, le rapport à l'image. sans compter qu'il en profite pour régler des comptes, citer, parodier le genre.
le souci c'est que c'est la psychologie des personnages qui passe à la trappe pour tout faire rentrer dans 90 minutes : on a donc un groupe de gens complètement détachés face à la catastrophe, plutôt antipathiques, étrangement à l'aise, avec des motivations très floues et surtout qui passent plus de temps à analyser et philosopher sur la situation qu'à chercher à survivre. en ce sens on est l'exact opposé du survival en camping car comme Race with the Devil. en passant, je touve la comparaison de Flint avec Cannibal Holocaust très bien vue en ce qui concerne le type qui s'entête à filmer en dépit de tout (à commencer par le bon sens).
je ne vois ni lieu de se prosterner, ni lieu de maudire le film et son géniteur, à moins d'avoir eu des attentes déraisonnables : c'est pas renversant mais ça reste plaisant et original. |
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