[M] [Critique] Terreur sur la ville - 1976

 
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mallox
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MessagePosté le: Lun Déc 02, 2013 9:57 am    Sujet du message: [M] [Critique] Terreur sur la ville - 1976 Répondre en citant



Terreur sur la ville - 1976
(The Town That Dreaded Sundown)

Genres : Slasher / Psycho-Killer / Thriller / Policier / Chronique
Pays : Etats-Unis

Réalisé par Charles B.Pierce
Avec Ben Johnson, Andrew Prine, Dawn Wells, Jimmy Clem...





Le contexte : Huit mois après la fin de la seconde guerre mondiale, la ville de Texarkana, 40 000 habitants, située sur la frontière entre le Texas et l'Arkansas, se réadaptait à la paix après quatre années de rationnement et de pénurie. Le rapatriement de certains soldats se poursuivait encore mais la plupart d'entre-eux avaient déjà regagné leur foyer et quitté l'uniforme. Nombreux parmi eux, aidés par des subventions accordées aux anciens combattants, montaient leur affaire. Parmi la population, certains étaient encore méfiants envers le président Truman et s'inquiétaient de la tension grandissante avec l'U.R.S.S.. Une vague de grève s'abattit alors sur le pays, touchant de nombreuses entreprises de cette même région. Mais le dimanche 3 mars 1946 marqua le début du règne de la terreur...

Les faits : "The Town That Dreaded Sundown" est donc, comme vous vous en doutez, basé sur une histoire vraie. En 1946, un tueur, surnommé "The Phantom Killer", s'en prend à plusieurs résidents de la ville. Pendant plusieurs mois, le mystérieux tueur a semé la terreur dans cette paisible communauté. Sa façon de procéder était assez inusitée: il sévissait tous les 21 jours. Puis, un jour où il devait se manifester, il ne l'a pas fait et on n'a plus jamais entendu parler de lui...




Décidément, Charles B.Pierce a de la suite dans les idées, et sa filmographie arbore des airs étranges et singuliers de mises en images de faits-divers sordides, des histoires réelles souvent oubliées depuis mais qui, en leur temps, défrayèrent la chronique. Outre ses activités comme décorateur ou photographe de plateau, il reste également l'auteur du porteur "The Legend of Boggy Creek", documenteur de qualité sur l'existence (ou non) du Bigfoot, lequel fera de nombreux petits ensuite. On lui devra aussi en 1979 un "The Evictors" avec Vic Morrow, Jessica Harper, et Michael Parks, complètement oublié à ce jour et qui n'en méritait pas tant, basé lui aussi sur un fait-divers glauque se situant cette fois-ci en Louisiane dans les années 40, un film assez terrorisant pas moments, dans lequel une famille venant tout juste de s'installer avait le sentiment d'être épiée, avant que ce même sentiment ne se révèle véritable pour enfin tourner au cauchemar paranoïaque parfois saisissant. Tout comme ce "The Town That Dreaded Sundown", "The Evictors" jouissait d'une assez chouette reconstitution d'époque, loin, très loin même, des Mercury Eight et autres Oldsmobile scintillantes et pimpantes comme au premier jour qu'on trouve aujourd'hui, par exemple, dans les soufflés de Michael Mann...




A ce niveau "The Town That Dreaded Sundown", qui jongle entre narration documentaire, chronique d'une petite ville en proie à la paranoïa, enquête policière stagnante, et slasher en devenir peut se targuer, à défaut d'être parfait, d'avoir une sacrée gueule. L'intérêt s'y révèle constant, le rythme est soutenu et bat la cadence d'un couple assassiné (ou presque) toutes les trois semaines, dans des scènes extrêmement effrayantes et anticipant nombre de slashers à venir, la photographie de James W. Roberson ("Encounter with the Unknown" mais aussi "Le faucon blanc" du même Charles B. Pierce) n'y étant pas étrangère, le savoir-faire du réalisateur, non plus.
Quand, très souvent dans le cinéma horrifique, on met en avant l'authenticité des faits pour, soit appâter le chaland naïf, soit accroître le sentiment de vérité, de justesse et de véracité à des fins d'efficacité, en général les metteurs en scène se plantent dans les grandes largeurs, parvenant à pondre à partir de faits-divers assassins des scripts ne tenant pas debout, réussissant le tour de force de décrédibiliser la réalité. Pierce, a contrario, se sort remarquablement de ce petit jeu : il plante le décor, balance un meurtre horrible dans la foulée, nous emmène au sein du petit poste de police, puis nous montre des policiers complètement dépassés, faisant appel à un vieux briscard venu d'un autre état, le capitaine Morales (campé avec force, assurance et sobriété par le grand Ben Johnson). A noter en passant que les acteurs sont ici tous excellents, de Andrew Prine à Jimmy Clem (acteur inséparable de l'œuvre de Pierce ("Bootleggers", "Thorvald le Viking" et ceux déjà cités), en passant par Dawn Wells (présente elle aussi dans ses films, en plus d'une exploitation Bigfootienne médiocre signée Tom Moore : "Return to Boggy Creek".




En fait, si l'on ajoute que le score composé par le talentueux et trop méconnu Jaime Mendoza-Nava ("The Witchmaker", "The Cut-Throats", "The Brotherhood of Satan" ...) est lui aussi excellent, on serait tenté de dire que "Terreur sur la ville" est un prototype parfait en plus d'une œuvre exemplaire. Avec ses décors insolites (on passe de la bourgade poussiéreuse aux bois reculés, en passant par des intérieurs de voitures à rendre claustrophobe pour le coup, avec talent et même évidence) et ses meurtres aussi maladroits et laborieux parfois qu'ils sont épouvantables, "The Town That Dreaded Sundown" frôle le chef-d'œuvre.
Les petits intermèdes humoristiques sont également très réussis : toute la partie du film où les flics quadrillent la région, dans leur voiture, l'un des deux assermentés étant pour le coup travesti en femme, se révèle fort drôle, côtoyant même le potache sans jamais y tomber, et sans nuire non plus à la frayeur constante mais tapie dans l'ombre que dégage le film sans démentir.
Là-dessus, on apprend même comment se servir d'un trombone à coulisse comme arme meurtrière, dans une scène qui dans d'autres mains se serait sans doute révélée grotesque mais qui, ici, n'en est que plus effrayante.




Non, s'il n'y avait qu'un reproche à faire à "The Town That Dreaded Sundown", ce serait de ne pas s'attarder suffisamment dans les recoins de cette petite banlieue pour nous communiquer la paranoïa générée. C'est là que pêche principalement Charles B.Pierce pour prétendre faire carton plein. En l'état, cet opus de 1976, évoluant non loin de "The Zodiac Killer" tourné en 1971 par Tom Hanson, voire même du "Zodiac" Fincherien à venir, est un bout de pellicule tout à fait bluffant.







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MessagePosté le: Lun Déc 02, 2013 5:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un travesti d'une rare crédibilité et un meurtre au trombone à coulisse, ça donne envie enaccord8

Ceci dit sans ironie aucune, je précise après m’être relu (enfin une infime trace peut être mais quoi qu'il en soit la critique donne envie). icon_wink
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mallox
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MessagePosté le: Lun Déc 02, 2013 6:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah non mais la moitié de la brigade se travestit en femme. ico_mrgreen

l'autre moitié restent ce qu'ils sont. Bon, ça a l'air grossier comme ça et c'est d'ailleurs assez rigolo dans le film (la séquence du faux couple dans la voiture avec le flic qui ne cesse de lui tripoter les nichons en le vannant, "t'en as un plus gros que l'autre ! Hé hé !") mais vu que le tueur semble sévir de nuit, épiant de loin, ça reste crédible dans le film. Même eux se foutent de leur gueule.

Quant au trombone (dont la femme joue pour la municipalité), il est agrémenté d'une lame que le tueur en série confectionne en live, en pleine forêt et en pleine nuit. frank_PDT_10
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flint
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MessagePosté le: Jeu Déc 05, 2013 11:55 am    Sujet du message: Répondre en citant

Un film dont j'avais récupéré la K7 à une époque et qui m'avait fait une très forte impression (par contre, je n'ai plus de souvenir des éléments comiques). Cette ambiance de slasher, transposée dans l'après-guerre, était effectivement une belle idée au départ, que le réalisateur a su concrétiser à l'écran.
Du coup, j'ai envie de le revoir.
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MessagePosté le: Jeu Déc 05, 2013 1:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Si jamais tu revois le film, il y a deux choses que j'aimerais vérifier :

1) Me suis demandé si j'avais mal entendu mais dans la vf on y parle de l'hôpital Michael Meyer. (Myers ?! frank_PDT_16 )

2) Il y a une chose qui m'a parue absurde : c'est qu'au bout de deux meurtres, ils tentent le coup de l'assassin qui sévit tous les 21 jours. Sur 3 meurtres, ok, mais sur 2, faut quand même un sacré flair.

Enfin, si l'occaz se présente bien sûr, j'ai moi-même eu la flemme de revoir une partie du film et de retrouver le passage de l'hôpital ou de la clinique, une phrase dite par ben Johnson je crois bien.
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MessagePosté le: Jeu Déc 05, 2013 3:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'aurais bien aimé te renseigner, hélas je n'ai plus la VHS depuis un bon moment. frank_PDT_08
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Throma
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MessagePosté le: Jeu Déc 05, 2013 4:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'étais un tantinet emmerdé devant... quoique ton enthousiasme a tendance à me donner envie de le revoir.

J'aime bien "Boggy Creek" par contre je n'avais absolument rien compris à "The Evictors". frank_PDT_16
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MessagePosté le: Ven Déc 06, 2013 10:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, j'aurais juré que c'était un film "à toi" Throma.

Perso, c'est peut-être parce que je me suis farci avant des films bien chiants à chroniquer que j'ai surévalué celui-ci, mais j'ai pris bien du plaisir devant. Un mélange pas si facile à réussir je trouve d'autant que le côté voix-off devrait en toute logique désamorcer le suspens, le fait qu'on connaisse la fin dès le début, aussi, et puis, non, c'est passé tout seul !

"The Evictors", de mémoire, vu y a 2 ans en vo pure et dans une copie pas terrible, m'avait pas mal plu lui aussi. Ce côté étrange, qui justement jouait sur le même ressors que son Bigfoot, sont-ils vraiment épiés ou non ? Si oui, par quelle sorte d'entité ? fonctionnait pas mal non plus je trouve. j'étais resté jusqu'à la fin intrigué (mais en restant toutefois un peu plus sur ma faim qu'ici).

Enfin du coup, ça m'a donné envie de voir son "Thorvald" et son "Faucon blanc" qui m'ont l'air suffisamment particuliers pour exciter ma curiosité.
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MessagePosté le: Mar Juin 03, 2014 3:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quand ça veut pas, ça veut pas.

Enième tentative d'appréciation, énième ennui poli.
Mais il est vrai aussi que la vhs française ne lui fait pas honneur avec sa très faible luminosité et le film se passant à moitié dans la pénombre...
Malgré cela, le rythme est vraiment faiblard et on retrouve la même problématique qui nuisait un peu à "Boggy Creek" : l'emploi d'une musique vieillotte manquant cruellement d'angoisse.
Pourtant, on sait de quoi est capable Mendoza-Nava dans ce registre.

A relever une énormité en fin de parcours.
Lors d'un ralenti à la Peckinpah effectué pendant la confrontation tueur/police autour d'un train de marchandise, on voit très clairement l'assistant-réal ou le directeur photo filmant à l'arrière d'un wagon, ce qui en soi est une erreur sur la ville.
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MessagePosté le: Ven Fév 13, 2015 10:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, à ce propos, ça me rappelle que j'ai vu le remake y a déjà un petit moment. Et une fois n'est pas coutume, il vaut son petit coup d'oeil. Enfin je trouve (m'étonnerait même pas Throma, que tu le préfères à celui de 1976.)
L'idée de faire la liaison avec l'original en faisant en sorte que c'est CE film, projeté dans la ville, qui créé un nouveau tueur, fonctionne parfaitement.

Seul vrai petit bémol : l'affiche "francophone" (?) du film qu'on trouve derrière le flic. icon_eek


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MessagePosté le: Ven Fév 13, 2015 10:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

[quote="mallox"]
Seul vrai petit bémol : l'affiche "francophone" (?) du film qu'on trouve derrière le flic. icon_eek



C'est l'affiche haïtienne. frank_PDT_10
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MessagePosté le: Sam Juil 13, 2019 9:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La Ville qui Sundown redouté



Je ne suis pas un grand amateur du film original mais quand on voit la qualité de ce remake/boot/suite de 2014, on ne peut que le réévaluer.

Bel hommage au film de 76 et à Charles B. Pierce (quoique douteux puisqu'on fait passer son "faux" fils pour un assassin potentiel, pour les besoins du scénario s'entend) et le plaisir de croiser une dernière fois la gueule du regretté Ed Lauter.

Pour le reste, ça relève du ratage total pour ma part. Intrigue paresseuse qui renvoie à du Kevin Williamson un peu plus gore et érotique qu'à la triste époque des 90's, débouchant sur un twist final désastreux, mise en scène tape à l'oeil hachée menu par un montage de boucher-charcutier, paradis de l'ellipse et du faux raccord (Jean-Marie Poiré, sors tout de suite de cette salle de montage), actrice certes mignonne mais jouant comme une patate, etc.

Et ce poster. Merci Mallox.
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2019 7:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

frank_PDT_10 enaccord8
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MessagePosté le: Sam Aoû 17, 2019 10:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

N'empêche que je n'ai à ce jour aucun souvenir du remake, par contre, malgré ses défauts, je me souviens de l'original ! frank_PDT_16
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