Auteur Commentaire
ZombiGirl Ma critique datant d'il y a bien un an : Le premier roman publié de Herbert est un véritable exercice en terreur pure pour toute personne ayant la phobie des rats. Je n’en fais pas partie, mais je ne les aime pas pour autant et ce livre n’a rien arrangé, bien qu’un animal de taille normale me fait bien plus flipper que quand il est de taille démesurée. Ici, les rats sont des mutants – des créatures noires, laides et sanguinaires, s’attaquant à véritablement tout ce qui bouge. Et Herbert n’hésite pas à tuer des enfants, des homosexuels, des nymphos clochardes, j’en passe et des meilleures. De plus, il joue avec les nerfs du lecteur en présentant ses personnages en détail et juste au moment où l’on a des sentiments pour lui, hop ! Il sera massacré avec moults détails graphiques. Vous l’aurez déjà compris, cette histoire est très violente, très gore et écrite de façon fluide, facile à lire et à suivre. L’idée de base étant simple, c’est plutôt dans la construction et le développement qu’il faut chercher son efficacité. Herbert commence par plusieurs attaques sanglantes pour bien nous mettre dans le bain. Il va ensuite nous présenter ses personnages principaux et faire avancer l’histoire en injectant d’autres attaques de plus en plus violentes, de sorte qu’on a envie de continuer à lire pour savoir comment ils vont s’en sortir. Des recherches vont être faites sur les rats et les scientifiques vont trouver une idée pour s’en débarrasser, qui consiste en l’inoculation de chiots d’un virus mortel pour les rats. Le seul problème est que la mutation des rats en a rendu certains immunisés et l’invasion continue de plus belle. Deux grands moments se démarquent du lot : l’attaque dans le métro, horrible à réduire un claustrophobe aux larmes, et une autre attaque conduite sur une école, le danger accentué par le fait que des enfants sont concernés. Et peut-être même que certains d’entre vous auront du mal à rester tranquille dans une salle de cinéma obscure après avoir refermé ce livre… Certains ne trouveront pas grand chose à se mettre sous la dent tant il est vrai que sans être stéréotypés, les personnages ne sont pas bien « épais » et l’histoire avance très vite. Ce style se retrouvera dans les livres suivants de Herbert qui, bien que plus longs, conservent tous cette simplicité drôlement efficace d’un auteur allant toujours à l’essentiel tout en développant juste ce qu’il faut pour que l’on se soucie des personnages et de leur destin. Ce livre se lit rapidement mais bien, et je vous garantis un agréable moment d’horreur en sa compagnie, à moins que vous ayez peur des rats… Un excellent premier roman n’ayant rien perdu de sa force 30 ans après sa sortie. Frissons garantis.
Commentaire : sam. 23-05-09
Orphée Je me souviens très bien de la fois où je m'étais procuré les deux premiers volets appelés respectivement "Les rats" et "Le repaire des rats". Le style brut et acéré de cet auteur coulait de source avec le sujet. Cf ces rats mutants proliférant en Angleterre. Des rats de grande taille, affamés, et dont les morsures entraînaient une mort inéluctable... La grande force de ces livres réside dans la facilité de l'auteur a nous dépeindre des personnages réalistes confrontés à cette vermine issue tout droit d'un cauchemar. "Les rats" surprend par sa noirceur apparente et ne reflète que le début du chaos qui attend Londres. "Le repaire des rats" accentue l'horreur et multiplie les confrontations entre les humains et les rats mutants. Herbert noircit toujours un peu plus le tableau et n'épargne rien à ces personnages. On pense avoir vu le pire avec ces deux premiers volets, sauf qu'on se trompe lourdement. "L'empire des rats" enfonce un peu plus le clou et décrit une situation encore plus désespérée pour les protagonistes qui peuplent cette histoire. Herbert nous livre un Londres anéanti par l'arme nucléaire, un Londres dévasté et dans lequel les survivants devront se serrer les coudes pour s'en sortir vivants... Les radiations, les chiens enragés, les êtres contaminés seront autant d'obstacles à franchir. Sans oublier les rats mutants... Des rats mutants toujours aussi affamés, toujours aussi vicieux et qui ont compris cette fois-ci que l'homme était en position de faiblesse. Avec ce dernier volet, Herbert repousse les limites de l'horreur et offre une description effrayante et hallucinante de l'apocalypse. On est complètement happés par son style percutant et sa vivacité à créer des scènes tétanisantes." Perso, j'aurai bien aimé que Herbert poursuive cette série. Les éléments qu'ils livrent tout à la fin du troisième volet sont des plus déstabilisants et fascinants!
Commentaire : sam. 23-05-09
.: gregore :. Les rats, comme beaucoup d'autres romans de l'auteur, raconte en détail des petites histoires de vie de tous les jours comme celle d'Henry, alcoolique et au chômage à cause de son homosexualité ou Violet, mère au foyer se lassant de sa vie monotone. Ces histoires simples et bien racontées permettent au lecteur de bien rentrer dans le roman, voir de s'identifier aux personnages, on se dit que ces scènes sont tout à fait normal, jusqu'au moment où l'effroi arrive... les rats apparaissent et massacrent presque toutes ces personnes, l'effet d'horreur est du coup grandement garanti. Dans la scène où Henry meurt, on est presque aussi surpris que lui par l'attaque et, si on ne connaissait pas le titre explicite du livre, on mettrait autant de temps que lui à en découvrir l'origine, Herbert sait aussi et surtout ménager le suspens. Le livre en profite pour mettre en évidence, une fois de plus, l'irresponsabilité du gouvernement face à une telle menace et le jeu politique pour designer un responsable, ce qui lui confère un petit coté engagé des plus sympathiques. C'est agréable, facile et rapide à lire, une bonne histoire avec des passages bien rythmés, angoissants et quelques détails gore lors des attaques, en bref à découvrir au plus vite. Le second volet n'apporte pas grand chose par rapport au premier opus, il garde la même structure et les mêmes mise en scènes. Les seules innovations étant le coté gore est un peu plus poussé et les deux scènes plutôt "chaude" présente dans le roman. Donc même critique que pour le premier, une bonne suite tout de même mais peut être moins surprenante. Pour le dernier tome du cycle des rats, James Herbert a su par contre trouver l'idée pour renouveler le mythe. Il change le rapport de force entre les deux races, ce sont les rats qui sont désormais les plus fort et les plus nombreux, tout ça à cause de la bêtise humaine, ce qui nous amène une fois de plus une critique de notre société. Même si l'horreur des bombes nucléaires vole un peu la vedette aux rats pour ce tome, on a droit à quelques bonnes attaques, les plus sanglantes de la série.
Commentaire : jeu. 30-04-09
GreG On ne perd pas une seconde avec James Herbert ! Je l'avais découvert avec Fog, puis avec Présages, je le redécouvre avec le premier opus (âgé déjà de 32 ans !) d'une trilogie remarquable : Herbert va à l'essentiel de suite, immédiatement, et l'horreur vous submerge sans que vous ayez le temps de reprendre votre souffle ; Herbert vous tire par la jambe, vous traîne sur le sol quand bien même vous ne voulez plus rien voir, imaginer quoi que ce soit, il vous entraîne avec lui pour vous montrer ce qui se cache derrière la porte que vous ne voulez plus ouvrir, au fond de la pièce plongée dans les ténèbres... La terreur, l'hémoglobine, s'allient à toutes les pages pour ensevelir le lecteur. "Les rats", un classique de la littérature anglaise.
Commentaire : jeu. 30-04-09