Camé, Le
Titre original: Disco Godfather
Genre: Blaxploitation , Polar , Arts Martiaux
Année: 1979
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: J. Robert Wagoner
Casting:
Rudy Ray Moore, Carol Speed, Jimmy Lynch, Julius Carry, Lady Reed, James H. Hawthorne...
 

Dans la grande tradition des films à tiroirs, "Le camé", alias "Disco godfather" (autant dire deux titres relativement divergents), bouffe à tous les râteliers en brassant plusieurs genres et sous-genres du cinéma : polar, kung-fu, drugsploitation, horreur, mais avant tout blaxploitation.
Tout cela entrecoupé de séquences d'exorcisme tout droit inspirées du classique de Friedkin ou bien d'interminables spectacles de danses disco (le pompon revenant à la superbe et donc ridicule chorégraphie du "gang" des "Disco Skate Dancers", à couper le souffle tout simplement). Cet invraisemblable brouillamini de thèmes s'enchaînant dans la confusion la plus totale n'est pas sans rappeler le barjot "Alabama's ghost" de Fredric Hobbs, autre blaxploitation abrutissante à force de s'éparpiller à droite à gauche, qui tenait aussi bien du film de vampire que de la comédie, en passant par la Bikesploitation.

 


Le "Parrain du disco" du titre, c'est Rudy Ray Moore. Et Rudy, bah c'est un mec super funky quoi ! Ex-flic, il est propriétaire d'un dancing et disc-jokey à ses heures et il dit non à la drogue le Rudy (malgré le fait qu'il répète une bonne douzaine de fois à sa clientèle de se (je cite) "défoncer comme des dingues" sous ses scratch de folie). Aussi, quand la mafia black locale commence à dealer de la came à ses amis, le Rudy il est plus funky du tout du tout. Surtout quand son neveu Bucky tombe dans le coma après en avoir consommé une bonne quantité (d'où propagation de séquences cauchemardesques de bad trip dans lesquels cohabitent basketteurs morts-vivants, squelettes grimaçants et sorcières griffues). Alors, populaire comme il est, il part à la guerre contre la drogue en sensibilisant les gens sur les méfaits de "l'Angel Dust" (à ce propos, l'expression "Angel Dust" doit bien revenir 134 fois sur le tapis... un record de répétition dans un film).

 

 

Et avec l'aide de ses anciens collègues de police, il parviendra à faire coffrer un chef mafieux par qui la drogue arrive, et dont les hommes de main se composent notamment d'un grand noir se battant comme un sumo et d'un authentique cow-boy avec chapeau et fouet fournis avec. Il est de bon ton de le signaler.
Bref, on nage constamment en plein surréalisme de bout en bout, ce qui entraîne une certaine jubilation à chaque nouvelle excentricité apparaissant à l'écran. Le plus amusant restant sans conteste les phases de kung-fu, atrocement mal exécutées et bénéficiant des gesticulations hilarantes de Rudy, dont lui seul a le secret.
Le psychotronique dans toute sa splendeur d'antan.

 

 

Throma
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