Haunting in Connecticut, The
Genre: Horreur , Maisons hantées
Année: 2008
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Peter Cornwell
Casting:
Virginia Madsen, Kyle Gallner, Elias Koteas, Amanda Crew, Martin Donovan...
Aka: Malédiction au Connecticut (Canada)
 

Pour se rapprocher de la clinique où leur fils malade d'un cancer est hospitalisé, les Campbell décident d'emménager dans le Connecticut. Ils ne savent pas que la charmante maison victorienne dans laquelle ils vont loger est un ancien dépôt mortuaire. Jonah, le fils du propriétaire, va bientôt les mettre en contact avec des morts maléfiques...

 

Cette production horrifique est supposée inspirée par la véritable histoire d'une famille de braves américains moyens, les Snedeker, qui furent d'après eux victimes de phénomènes paranormaux (le couple fut notamment violé chacun à son tour par un esprit libidineux !). Le genre de fait divers surréaliste dont les américains sont friands. Evidemment, en 1992 un livre fut publié ("In a Dark Place" de Ray Garton) et en 2002 un documentaire fut réalisé par John Kavanaugh ("A Haunting in the Connecticut") pour la chaîne Discovery Channel. Près de trente ans après la célèbre affaire "Amityville", le cinéma ne pouvait rester longtemps indifférent à ce fait divers. Le script écrit par Adam Simon (réalisateur de "Carnosaur") & Tim Metcalfe (scénariste de "Kalifornia" et "Fright Night 2") va donc s'inspirer librement de cette histoire, en supprimant certains faits comme les viols (dommage car voir Virginia Madsen se faire violer par un esprit aurait pu valoir son pesant de cacahouètes), et en éliminant le couple de démonologues (les mêmes qui ont officié sur le cas "Amityville" ) pour le remplacer par un révérend (joué avec justesse par Elias Koteas) et modifier certains personnages. Si le réalisateur va chercher une approche documentaire, sa façon de traiter le sujet se rapproche plus du "Poltergeist" de Hooper que de "La maison du diable" de Wise. En effet, Peter Corwell, dont c'est le premier long métrage, va mettre un point d'honneur à ponctuer son film d'effets chocs répartis de manière métronome (reflets dans les miroirs, ombres furtives...). S'il réussit à créer un semblant de suspense dans sa première partie, en jouant avant tout sur l'ambiance, il ne pourra s'empêcher de faire apparaître les fameux esprits aux corps scarifiés et d'en abuser, car il ne faudrait pas ennuyer les "d'jeuns" hyper actifs shootés aux boissons énergisantes égarés dans la salle !

 

Nous n'avons pas ici affaire à une demeure maléfique, à proprement parler, puisque celle-ci n'est pas à l'origine des phénomènes. Il s'agit plutôt d'esprits torturés, résultat d'expériences de nécromancie dont le but était de stimuler les pouvoirs d'un jeune médium, et qui se trouvent emprisonnés dans la bâtisse, ce qui nous vaudra d'ailleurs une scène finale assez étonnante. L'idée du film part d'un point de vue assez original quoiqu'un tantinet morbide, dans la mesure où les personnes atteintes et traitées d'un cancer semblent plus aptes à voir les esprits qu'une personne en bonne santé, car ils sont plus proches de la mort. Une fois ce postulat établi, le film s'efforce de nous mettre dans l'ambiance à coups de musique sinistre et d'effets parfois réussis. Si le script ne vole pas bien haut, il faut bien avouer que l'ensemble reste agréable à visionner, pour peu que l'on y soit réceptif. Au fur et à mesure que l'intrigue progresse, on se prend au jeu et aux grosses ficelles de cette soi-disant histoire vraie, en se demandant où le réalisateur va bien nous emmener. Il faut être juste, les acteurs (plus que les effets) sont pour beaucoup dans la (petite) réussite de ce film. D'abord, saluons la prestation de Virginia Madsen en mère courage, tout simplement émouvante de justesse (les plus anciens qui l'on connu à l'époque de "Hot Spot" vont être surpris !), et le jeune Kyle Gallner, impressionnant en cancéreux doté d'un don qu'il n'a pas demandé. Mais la vraie vedette de ce film, c'est l'acteur Elias Kotea, second rôle que tout le monde à déjà vu ("Dommage collatéral", "Cyborg 2", "Skinwalker", "Crash"...), et qui joue ici un révérend exorciste lui aussi frappé par la maladie et qui essaye d'utiliser à bon escient un don bien embarrassant.
"The Haunting in the Connecticut" est un film commercial opportuniste qui reste ici dans une bonne moyenne, sans jamais atteindre l'efficacité de certaines œuvres du même genre, notamment quelques fantômes asiatiques aux cheveux gras !

 

 

"The Haunting in Connecticut" demeure un film pop corn qui réussit à maintenir un certain intérêt jusqu'au final (même si on peut regretter le happy end un rien "faux cul"). Bien que le côté "based on a true story" soit des plus contestables, on se surprend par moments à sursauter ; en tout cas certaines idées retiennent l'attention, par exemple l'utilisation de cadavres comme amplificateur, ou les paupières coupées. Ca ne vole pas bien haut mais l'ensemble est correct, voilà un inédit qui en vaut bien un autre.

The Omega Man

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