Ojete de Lulu, El
Genre: Porno
Année: 1986
Pays d'origine: Espagne
Réalisateur: Candy Coster alias Lina Romay (& Jess Franco ?)
Casting:
Lulu Laverne (alias Lina Romay), Diego Porta, Mabel Escaño, José Miguel García, José Llamas...
 

La regrettée Lina Romay est associée à jamais au nom de son mentor Jess Franco. Depuis 1972 et son apparition dans "Les expériences érotiques de Frankenstein" (uniquement dans la version espagnole), l'actrice et le réalisateur ont été étroitement liés. A la fois maîtresse, confidente, assistante, égérie, infirmière, l'actrice finit par se fondre dans l'univers de Franco au point d'en devenir par moment l'épicentre, même si l'aventure cinématographique l'a conduite sous les objectifs d'autres cinéastes (Erwin C. Dietrich, Carlos Aured, Andreas Bethmann…). La belle semble donc indissociable de l'univers de son pygmalion.

 

 

Mais l'implication de l'actrice ne se limite pas à de simples apparitions à l'écran. En effet, suivant les cas, elle fera aussi office de monteuse, scénariste ou assistante réalisatrice. Elle sera même créditée comme réalisatrice à part entière sur quelques films. Comme son initiateur, Lina oeuvrera sous divers pseudos dont Lulu Laverne ou Candy Coster, la plupart du temps utilisés dans des pornos. Certains pensent même qu'il s'agirait d'une astuce de Franco pour tourner des films hard sans les faire figurer dans sa filmo (!).
Il est indéniable que le réalisateur n'était sûrement pas loin du plateau au moment des tournages. Rien que pour l'année 1986, le duo Franco/Romay tourne neuf pornos. La plupart de ces films, sans réel scénario, ne font qu'exploiter les talents de l'actrice. C'est le cas de El ojete de Lulu, dont le concept est inspiré par un classique du porno : Le sexe qui parle. Notre tandem a simplement changé d'orifice, donnant la parole à la plus belle partie de l'ardente actrice, son postérieur. Car "ojete", en argot espagnol, veut dire "trou de balle". Si Franco a déjà filmé la chose sous tous les angles, Lina réalise (?) une oeuvre narcissique qui lui permet d'assouvir son frénétique et renommé besoin d'exhibitionnisme.

 

 

Tourné en 1986, le film est plein de chattes poilues et de chibres mous. Cela commence avec le postérieur de l'actrice filmé en gros plan, qui nous vaut une scène surréaliste en caméra subjective filmée au travers d'une petite culotte ! La suite ne sera qu'une succession de scènes de fesses, où Lina et ses amies essayent tant bien que mal d'extraire la substantifique moelle de braquemarts, qu'elles distendent généreusement comme un élastique. Reprenant à son compte toutes les obsessions de son mari (sauf la nécrophilie), Lina nous sert même l'inévitable scène de caresse solitaire qui finira par l'introduction dans son rectum d'une statuette dorée, reproduction d'un oscar. Entre les scènes hard, le trou de balle de madame se détend en fumant une cigarette, et en discutant. Pas de dépenses inutiles, le film semble avoir été tourné en parallèle d'un autre, dans un hôtel avec des figurantes exhibitionnistes.


Si l'ensemble laisse penser que la présence de Franco est indéniable, il faut reconnaître que la mise en scène est beaucoup plus fluide grâce à l'absence de zooms intempestifs. Alors que le réalisateur avait l'habitude de "clitoriser" son objectif sur la foufoune de sa compagne, ou de partir dans des improvisations artistiques parfois vaseuses, il ne reste ici que la griffe entièrement féminine de l'actrice qui se filme en toute simplicité.

 

 

En tout cas, le film ne manque pas de gros plans et les amateurs de trous de balle et de chattes poilues inondées de foutre seront aux anges. Lina est toujours irrésistible, malgré un embonpoint qui commence à devenir gênant et une perruque sûrement chouravée à Dyanne Thorne sur le tournage de "Greta : la tortionnaire". Mais l'occasion est trop belle afin de revoir l'actrice au sommet de son art, toujours partante pour une petite exhibition.

The Omega Man

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