Idaho Transfer
Genre: Science fiction , Post-apocalypse
Année: 1973
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Peter Fonda
Casting:
Kelly Bohanon, Kevin Hearst, Caroline Hildebrand, Keith Carradine, Dale Hopkins, Fred Seagraves, Ted D'Arms, Joe Newman, Susan Kelly, Meredith Hull...
Aka: Deranged / Nuclear Escape
 

Au beau milieu de l'Idaho, un groupe de jeunes scientifiques parvient à mettre au point une machine à voyager dans le temps alors qu'ils travaillent sur un projet de transfert matériel. En l'utilisant, ces derniers découvrent que 56 ans dans le futur, l'humanité a disparu à la suite d'une catastrophe écologique de grande ampleur. Afin de donner une nouvelle chance à la civilisation humaine, un groupe de jeunes gens est envoyé dans le futur pour découvrir les causes de cette soudaine disparition, mais également pour repeupler un monde dans lequel l'espoir de retrouver des traces de vies semble bien mince. Cependant, les choses ne vont pas se dérouler sans accrocs...

 

 

S'il est essentiellement connu pour sa carrière en tant que comédien, notamment pour avoir joué dans des titres comme "Easy Rider", Les Anges sauvages, La Chasse sanglante, Spasms, Les Enfants du Diable ou "Les Mercennaires", Peter Fonda est également passé derrière la caméra à quelques reprises. Trois pour être précis. Il réalise ainsi deux westerns, avec L'Homme sans frontière et "Wanda Nevada", ainsi qu'un projet qui mêle science-fiction et ambiance post-apocalyptique diffusé sous le titre Idaho Transfer.


Peter Fonda signe ici un film d'anticipation qui s'inscrit dans la lignée d'un certain nombre de productions de cette époque telles que l'excellent Terre brûlée de Cornel Wilde, l'incontournable Soleil vert, ou encore des films comme Apocalypse 2024, "Silent Running", Chosen Survivors, "Glenn and Randa", Les Survivants de la fin du monde, "Survivors", etc., qui s'intéressent à la disparition de la civilisation humaine et à l'espoir de rebâtir un monde meilleur. Une humanité responsable de sa propre destruction, généralement selon les thématiques privilégiées que sont la menace atomique, la surpopulation, et l'extinction des espèces suite à une crise écologique.

 

 

C'est ce dernier point qui est à l'origine de l'holocauste qui a touché la population terrestre dans Idaho Transfer, bien que cet élément n'apparaisse ici qu'en filigrane. Dans sa version intégrale, Idaho Transfer débute sur quelques mots narrés par Peter Fonda lui-même. Une mise en garde qui vise à faire prendre conscience des dangers qui menacent notre civilisation si cette dernière continue à négliger son environnement. Une séquence que seule l'édition VHS proposée par MPI Home Video semble offrir. S'ensuit un récit qui se déroule dans un monde post-apocalyptique, entrecoupé de quelques voyages à travers le temps à l'aide d'une machine on ne peut plus archaïque, que l'on ne peut utiliser qu'à la condition d'avoir ôté son pantalon et ses chaussettes !


Les personnages errent au milieu de nulle part, dans les paysages désertiques et rocailleux de la Réserve nationale Craters of the Moon de l'Idaho. L'organisme des adultes ne pouvant pas supporter les effets secondaires du transfert, le choix se porte alors sur des adolescents. La survie de l'humanité repose sur leurs épaules, mais la mission va rapidement être mise à mal par les comportements destructeurs et les humeurs changeantes qui caractérisent l'espèce humaine. Un récit plutôt simpliste, qui à l'image de l'aspect technique du film privilégie une approche épurée, parfois contemplative.

 

 

Peter Fonda livre avec Idaho Transfer un projet ambitieux sur le fond, mais à la forme très minimaliste. Les décors désertiques et les quelques couloirs immaculés du complexe scientifique sont les seuls lieux visités par les personnages. Ces derniers, à l'exception de Keith Carradine (Sans retour, "Les Duellistes", ou plus récemment dans la série télévisée "Dexter") dont le rôle est secondaire, sont tous interprétés par des comédiens débutants. Un moyen de rogner sur un budget déjà faible ou seulement d'accentuer l'atmosphère naturaliste du film, seul Peter Fonda le sait, mais quoi qu'il en soit, leurs performances oscillent entre le potable et le médiocre et nuisent finalement à l'ensemble. Idaho Transfer est de plus assez difficile d'accès. Certains incidents ou dialogues ne s'avèrent pas toujours très clairs, et quelques incohérences ainsi qu'une narration peu structurée rendent par moments le fil des évènements un peu pénible à suivre.

Malgré son côté abstrait, Idaho Transfer propose un récit aux développements et finalités plutôt intrigants, mis en valeur de belle manière grâce aux superbes décors naturels et une bande-son efficace composée par Bruce Langhorne. De plus, le fait que la thématique principale du film soit toujours d'actualité joue finalement beaucoup en la faveur de celui-ci, qui mérite que tous ceux qui s'intéressent à la science-fiction d'anticipation et aux histoires post-apocalyptiques y jettent un oeil.

 

 

Nicolas

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