A Day Without Policeman
Titre original: Mou jing shi fen
Genre: Catégorie III , Action
Année: 1993
Pays d'origine: Hong Kong
Réalisateur: Johnny Lee (Gwing-Gai Lee)
Casting:
Simon Yam, Li Yu, Kwong Leung Wong, Ricky Ho, Oi-Git Fan, Kwok Chung Kwan...
 

Simon Yam incarne Chan, un policier officiant sur un îlot paisible. Jusqu'au jour où des mercenaires engagés pour liquider une bande de petites frappes y posent le pied. L'ile devient alors submergée par la mort et la destruction.

 

 

Catégorie 3 de son statut, nul doute que les 90 minutes que l'on s'apprête à prendre en pleine poire avec Mou jing shi fen (alias "A Day Without Policeman") apporteront leur lot de violence et de fureur.
Pan dans le mille ! Et justement, des Pan ! on en relève par milliers dans le métrage de Johnny Lee.
Tout du moins dans sa seconde moitié délivrée alors comme une récompense : celle d'avoir survécu aux quarante-cinq minutes initiales noyées dans un vomi aux effluves de mauvais mélo et de drame psychologique, ingurgités avec une surdose de flashbacks rendant le tout parfaitement incompréhensible.
Pour ne rien gâcher, inutile de s'appuyer sur les sous-titres livrés avec le dvd-bootleg "officiel" du film : commis par des irresponsables locaux ne possédant visiblement que de lointaines notions d'anglais, jamais la moindre ligne ne trouve de sens.
Un peu comme si des cajuns s'emparaient du travail de sous-titrage des inédits de Rohmer.

 


Quoiqu'il en soit, cette première partie s'attarde sur le personnage torturé de Chan, registre dans lequel excelle Simon Yam (voir "The Big Heat"). Ici, il campe une parodie de gardien de la paix. Une épave soulageant ses peines dans la boisson et ayant perdu pied suite à une affaire traumatique impliquant un AK-47. Depuis, Chan a développé une phobie intense pour ce fusil d'assaut là et les bruits qu'il déclenche.
Et puis, il repense sans cesse à son mariage raté avec la charmante Li li (Li Yu).
Tant pis pour nous.

Il faut donc patienter jusqu'au débarquement sur l'île des assassins engagés par un pêcheur dont la femme a été violée puis accidentellement tuée par un gang de voyous pour que la psychologie cède sa place à l'action.
Et là, rien ne se fait avec demi-mesure : non content de placer un contrat sur la tête de chaque membre de la bande, les machines à tuer ne craignent pas de déborder sur leur objectif en se mettant à liquider presque toute la population des lieux !
La violence éclate et le mauvais goût repeint les murs, avec tous les tics caractéristiques du cinéma asiatique de l'extrême : viol à tendance gang-bang, impacts de balle sanguinolents, brusques incursions dans le gore (un gras du bide est ainsi éventré au hachoir avant qu'un des mercenaires ne pose le pied littéralement à l'intérieur de sa panse trouée).

 


Plus surprenant encore, le comique absurde s'octroie quelques percées histoire de désamorcer tout ce chaos.
Ainsi, cet autochtone bien convaincu à désarçonner l'un des exécuteurs par de multiples pièges tendus. Problème : chaque tentative se solde par un échec cuisant.

La pathologie de Chan devient pour le coup intéressante face à cette nouvelle menace. Tétanisé par la terreur, il se voit contraint de livrer bataille avec ses vieux démons, les mercenaires usant justement d'AK-47 pour ériger leur usine de mort.
Bref, beaucoup de sang-froid et de courage seront requis pour sauver sa peau ainsi que celle des quelques survivants.

Loin d'égaler les oeuvres phares du genre que sont "The Untold Story" ou Ebola Syndrome, A Day Without Policeman devrait contenter néanmoins les aficionados de folie asiatique, à condition de se fader un début pas très emballant.

 

 

Throma

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