Derniers jours sur Mars, Les
Titre original: The Last Days on Mars
Genre: Science fiction , Horreur
Année: 2013
Pays d'origine: Royaume-Uni / Irlande
Réalisateur: Ruairi Robinson
Casting:
Liev Schreiber, Romola Garai, Elias Koteas, Olivia Williams, Johnny Harris, Goran Kostic...
Aka: The Animator / Last Days on Mars
 

Une équipe d'astronautes, en poste depuis six mois sur Mars, arrive à la fin de sa mission. Il ne lui reste plus que 19 heures avant de repartir vers la Terre. C'est alors qu'un membre de l'équipe, le scientifique Marko Petrovic, découvre une bactérie dans les échantillons qu'il avait prélevés. Marko décide de se rendre sur le lieu où il avait prélevé ces échantillons. Mais, dans son excitation, il va se faire infecter par la bactérie et mettre en danger toute la mission.

 

 

Si Mars fait rêver les hommes depuis des millénaires (H.G. Wells et sa "Guerre des Mondes", le "John Carter" de Burroughs, les "Chroniques Martiennes" de Ray Bradbury), le cinéma n'a jamais réussi à en exploiter tout son potentiel. Si Paul Verhoeven avait réussi à exploiter pleinement la planète rouge et ses mystères dans son jouissif "Total Recall", la dernière croisade hollywoodienne vers Mars n'avait pas rencontré le succès escompté. "Mission To Mars" de De Palma est torpillé par un final ridicule, "Red Planet" et son casting de has been en puissance (Val Kilmer, Carrie-Anne Moss, Tom Sizemore) n'a laissé aucun souvenir et le "Ghost To Mars" de John Carpenter est l'antithèse totale de tout ce que le grand John avait pu faire auparavant.
L'actualité ayant remis les vols commerciaux habités vers Mars à l'ordre du jour, le cinéma s'intéresse de nouveau à la planète rouge. Aujourd'hui sort dans l'anonymat le plus total cette petite série B qui mélange allégrement horreur et science-fiction. L'idée n'est pas mauvaise, en transposant dans l'espace des films comme 28 Jours plus tard ou la série "REC". Malheureusement, Ridley Scott est déjà (re)passé par là avec son "Prometheus" et semble déjà avoir tout dit.

 

 

Si vous doutiez encore de l'orientation bis du projet, il suffit de jeter un œil sur son casting pour en être convaincu. Pas de star au générique mais bien une série d'acteurs typés dont le visage vous dira certainement quelque chose même si vous avez une petite culture cinématographique. Par exemple, prenons le héros interprété par ce bon vieux Liev Schreiber (Scream) qui nous la joue astronaute traumatisé. Spécialiste des rôles de méchant ou des seconds rôles, il squatte de nombreuses grosses productions depuis des lustres ("Salt", "La somme de toutes les peurs", "Les Insurgés", "X-men", "Un crime dans la tête", "Sphère"...). Même chose pour Elias Koteas, qui alterne films de genre où il fait merveille, ("Die", "The Fourth Kind", "Skinwalkers"...), séries télé ("CSI/NY", "Dr House", "The Killing"...) et grosses productions ("Shutter Island", "La Ligne Rouge", "Benjamin Button", "Dommages collatéraux"...).
Le casting féminin n'est pas en reste avec deux actrices anglaises assez typiques : la blonde Romola Garai, qui est un pur produit britannique issu de la Sainte Trinité (théâtre/télévision/cinéma), aussi à l'aise dans un drame historique ("Amazing Grace") que dans "Dirty Dancing 2". La brune Olivia Williams est moins éclectique mais tout aussi active à la télévision et au cinéma ("Le Sixième Sens", "Anna Karenina", "Sabotage"...). Si vous avez déjà croisé son regard, vous ne l'avez sûrement pas oublié.

 

 

Le résultat, s'il n'arrive pas au niveau d'excellence technique de Scott, reste tout à fait honnête. Les décors et les véhicules sont plausibles ; d'ailleurs, la première partie du film (avant la contamination) ressemble presque à un documentaire sur la vie sur Mars. La suite reprend les poncifs inhérents au genre (la contamination gagne du terrain et les survivants diminuent dangereusement), auxquels il faut ajouter de nouvelles contraintes dues à l'espace (combinaison, oxygène) alors que les contaminés n'y sont pas soumis. Malheureusement, une bonne idée peut donner un bon script mais pas forcement un film original. C'est le cas ici, le spectateur ayant toujours l'impression d'avoir déjà vu certaines scènes dans d'autres productions, et donc d'avoir presque toujours une longueur d'avance sur les protagonistes.


Un peu trop sérieux et pas assez délirant, le film Ruairi Robinson se retrouve le cul entre deux chaises. N'ayant pas le talent d'un Kubrick, il essaye vaille que vaille de rendre son film intéressant. Les aficionados de la NASA seront comblés ; les autres auront rejoint les bras de Morphée depuis longtemps.

 

 

The Omega Man

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