Crimenes de Petiot, Los
Genre: Giallo
Année: 1972
Pays d'origine: Espagne
Réalisateur: José Luis Madrid
Casting:
Paul Naschy, Patricia Loran, Fernando Marin, Quique San Francisco, Vicente Haro...
 

Certains actes accomplis en France pendant la Seconde Guerre mondiale et durant l'occupation allemande semblent conduire à plusieurs meurtres. Le motif est-il la vengeance ou bien est-ce l'oeuvre d'un serial killer ? Deux civils et la police tentent de résoudre le mystère...

 

 

Dans ce giallo-paella boudé depuis plus de quarante années lumière maintenant, le tueur de service, s'il donne du chapeau, de la cagoule et des gants noirs, n'en trahit pas pour autant ses confrères assassins de la vieille Europe en troquant les récurrentes armes blanches pour une crachant la poudre. En fait, et c'est la grande originalité du film, il emploie lors de chaque crime un Luger Parabellum de la Seconde Guerre qui, d'un trou net, perfore les fronts. Son périmètre de chasse se limite aux alentours d'un parc berlinois. Quant à ses proies, et bien, pas de préférence. Ce qui lui passe sous le canon, le ch'tit père s'en contentera.

 

 

On s'en doute vite, si le cadre de l'action est contemporain (enfin, l'Allemagne du début des années septante plutôt), le traumatisme qui habite ce grand fêlé est égaré dans le passé... période 39-45, si ça dit quelque chose à quelqu'un.
C'est précisément à cette époque sombre de l'histoire de l'Humanité que sévit le célèbre Marcel Petiot, docteur par profession, dépeceur de cadavre par passion. Un jour noir de mars 44, des restes humains sont retrouvés au domicile de cet expérimentateur dément qui, juste retour des choses, périra guillotiné deux ans plus tard.
Cet épouvantable fait-divers, s'il donne pourtant son nom à ce film, n'entretient finalement que peu de rapport avec l'intrigue qui se joue ici. Un parallèle se tisse dessus néanmoins en fin de bobine. Pouvait pas se retenir d'abord ?

 

 

Ce titre parmi les moins répandus de notre Paulo Naschy préféré permet donc de le retrouver une fois de plus mais en petite forme, cette fois.
Son rôle d'antiquaire plongé à son insu (?) dans cette affaire de meurtre qu'il tentera d'élucider de son côté avec sa compagne n'invite de toute façon pas au cabotinage d'un Waldemar Daninsky (et quel cabot, çui-là j'vous jure) ou un Alaric de Marnac. Et puis, c'est malheureux mais c'est ainsi : Los crimenes de Petiot est un giallo tout juste passable, présentant des meurtres barbants qui ne vous glaçeront en rien le sang, si ce n'est la première exécution. Et exécution est le mot approprié puisqu'au cours d'une mise en scène macabre, notre meurtrier détesté attache sa victime féminine à un poteau d'exécution avant de lui loger proprement une balle dans le crâne.
Alourdi par un rythme ankylosé d'à peu près partout, l'atroce thème musical accompagnant les trois quarts du film sonne définitivement le glas de cette malheureuse pellicula. Le plus terrible là-dedans, c'est que cette torture auditive nous hachait menu déjà les oreilles dans un précédent métrage du père JL Madrid. L'horrible sexy vampire ou Jack el destripador de Londres, je ne sais plus. Rien de décoiffant non plus concernant l'identité du meurtrier. Le site officiel du senor Molina ne se gène d'ailleurs même pas pour nous balancer gratos l'info dans le court résumé officiel de la chose. Du reste, la crasse fut reprise sur presque tous les papelards (c'est à dire très peu) s'étant penchés sur cette oeuvrette déjà bien diminuée.

 

 

Throma

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