Hostage Dallas
Titre original: Getting Even
Genre: Action
Année: 1986
Pays d'origine: Etats-Unis
Casting:
Edward Albert, Audrey Landers, Joe Don Baker, Rod Pilloud, Billy Streater, Caroline Williams...
Aka: Inferno USA / Hostage : Dallas
 

En Afghanistan - Des savants russes mettent au point un gaz toxique qui provoque une mort atroce par décomposition. Un industriel millionnaire (et mercenaire à ses heures) est engagé par le gouvernement pour ramener le gaz et trouver un antidote.
Mais une fois en Amérique ce dernier est de nouveau volé, par un riche industriel concurrent qui veut l'utiliser sur la ville de Dallas, sauf si on lui verse la somme de 50 millions de dollars.

 

 

Malgré une affiche alléchante, le premier sentiment qui vient à l'esprit lorsque l'on jette un œil sur le casting de ce Getting Even est la perplexité. En effet, les noms d'Audrey Launders et Edward Albert ne sont pas forcément ceux que l'on attendait à l'affiche d'un film d'action. Cependant, les méandres d'une carrière à Hollywood peuvent conduire à des associations parfois antinomiques. Heureusement, ce n'est pas tout à fait le cas ici car le script prend en considération certaines caractéristiques des acteurs.
Ainsi Edward Albert, qui avait une belle réputation de séducteur (limite gigolo), interprète un playboy millionnaire qui se transforme en mercenaire pendant son temps libre. On est loin du baroudeur à la Chuck Norris. Cela rappelle étrangement une série télé oubliée, "Matt Houston" (trois saisons entre 1982 et 1985) où le personnage principal était lui aussi un millionnaire moustachu ! Coté carrière, Edward Albert s'était surtout fait remarquer dans La Galaxie de la terreur et des seconds rôles comme dans "La Bataille de Midway" où il joue le fils de Charlton Heston. Il continuera d'ailleurs sa carrière en mélangeant apparitions dans divers feuilletons et séries B.

 


Le nom d'Audrey Launders ne vous dit peut-être plus grand-chose, mais dans les années 80 elle venait de frapper un grand coup grâce à son apparition en tenue hyper sexy dans l'adaptation cinéma de la comédie musicale "A Chorus Line". Si sa prestation ne lui ouvrira pas forcément les portes de Hollywood, elle deviendra une "star" des séries télé, apparaissant dans les plus populaires de l'époque.
Son titre de gloire sera un rôle récurrent dans le soap "Dallas". Pour l'anecdote, Audrey Launders a aussi mené en parallèle une carrière de chanteuse ; elle a eu un grand succès en Allemagne ! C'est entre "A Chorus Line" et "Dallas" qu'elle tournera une petite série B bien sympathique, Getting Even (Hostage : Dallas), loin des rôles stéréotypés qu'on lui proposait habituellement. Audrey s'y distingue par sa performance d'agent du FBI et de pilote d'hélicoptère.
Dans le rôle du méchant un rien caricatural on trouve cette bonne vieille tronche de Joe Don Baker, héros de "Justice Sauvage", film d'action dans lequel il dérouillait les méchants avec une poutre en bois. Depuis les années 70, l'acteur trimballe sa carcasse dans diverses productions et atterrit même dans la saga James Bond comme méchant de service ("Tuer n'est pas jouer") et ensuite comme faire valoir ("Goldeneye" et "Demain ne meurt jamais").

 


A l'époque, le réalisateur Dwight H. Little débutait. C'était donc pour lui le film idéal pour se faire la main, grandement aidé par une seconde équipe solide dirigée par le vétéran Paul Baxley (1923-2011), cascadeur depuis les années 50 et coordinateur des cascades sur une ribambelle de films (Telefon, Sunburn, Red, Timebomb, Dark Angel, Action Jackson). Ce coup d'essai réussi permit à Dwight d'enchaîner sur une série gagnante de productions bien sympathiques comme "Halloween 4", "Désigné pour mourir" (un des premiers Steven Seagal), "Rapid Fire" (avec Brandon Lee), "Le Fantôme de l'opéra" (version Robert Englund) et "Meurtre à la Maison Blanche" (avec Wesley Snipes).
La suite de sa carrière se déroulera essentiellement pour la télévision (24 heures chrono, Prison Break, Bones, Dollhouse, Castle, Nikita, Arrow, Sleepy Hollows...).

 


Getting Even est une Série B à l'ancienne, comme on en faisait à la pelle à l'époque et qui marchait très bien en vidéo alors en pleine expansion. La recette est assez simple, on prend des têtes connues comme des vedettes de la télévision (Audrey Launders) ou d'anciennes gloires du cinéma (Edward Albert, Joe Don Baker), on essaye de trouver une histoire captivante et un réalisateur pas trop manchot, on emballe le tout avec une belle affiche et on écume les divers marchés du film pour vendre le produit. Dans le meilleur des cas cela peut donner une bonne série B qui aura peut-être la chance de sortir en salles. C'est le cas ici, malgré un aspect téléfilm typique (image peu soignée, format carré). Le film nous ménage pour ses vingt dernières minutes une longue et spectaculaire poursuite en hélicoptères. Cela nous donne de magnifiques séquences aériennes qui changent des éternelles poursuites en voitures. Surtout que les hélicoptères restent des appareils dangereux à utiliser, référence au décès de Vic Morrow sur le tournage de "Twilight Zone" ou des accidents sur "Missing in Action 3", sans parler du crash de deux hélicoptères en Argentine sur le tournage de "Dropped", le jeu de TF1. Alors, lorsque l'on voit les machines voler au ras du sol ou s'affronter dans de magnifique ballets aériens, on ne peut qu'être impressionné. Ajoutons deux séquences croquignolesques, dont l'une où la pauvre Caroline Williams (Massacre à la tronçonneuse 2) meurt sous les effets de décomposition du fameux gaz (pustules et jets de sang), ainsi que la présence de la belle Audrey qui ne ressemble pas encore à une MILF* siliconée, et vous avez de quoi passer un agréable moment.


* MILF : acronyme de Mother I'd Like to Fuck

 

 

 

The Omega Man

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