Pyromaniac
Titre original: Don't Go in the House
Genre: Horreur
Année: 1979
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Joseph Ellison
Casting:
Dan Grimaldi, Robert Osth, Johanna Brushay, Ralph D. Bowman, Ruth Dardick, Charlie Bonet, Bill Ricci...
Aka: The Burning / La casa del terror / Op de Drempel van de Gruwel
 

Donny Kohler est malade. Très malade. Enfant, il fut abusé par sa mère. A présent, il a vingt-sept ans et sa mère est morte. D'ailleurs, la mort de sa génitrice l'a profondément changé, ramenant à la surface une psychose enfouie. Alors, méthodiquement, il prépare sa vengeance. Il kidnappe d'abord une jeune femme et l'immole par le feu. Ce n'est que le commencement...

 

 

Donald "Donny" Kohler est un vrai psychopathe, la faute à sa maman qui brûlait ses avant-bras de petit branleur pour consumer le mal qui était en lui ! Le pauvre ne s'en est jamais remis et lorsqu'un de ses collègues est gravement brûlé dans un accident de travail, le déclic intervient. Mais c'est la mort de sa maman qui va réellement mettre le feu aux poudres : affranchi de l'oppression parentale, le pauvre va enfin pouvoir libérer toute sa haine et sa rancœur envers les femmes dont la seule représentante qu'il connut fut sa mère. La première victime sera une jolie fleuriste, puis une automobiliste en panne. Ce qui étonne en premier lieu, c'est la facilité avec laquelle il arrive à convaincre et à ramener chez lui des jeunes filles : la fleuriste est un exemple assez flagrant car sans aucune violence physique ou verbale, le tueur parvient à l'attirer de la boutique où elle travaille à sa maison, du grand art ! Cette séquence dure plusieurs minutes, ce qui permet au spectateur de sympathiser avec la pauvre jeune femme qui subira la punition ultime dans une séquence particulièrement spectaculaire et insoutenable... Le résultat est tellement extrême pour le spectateur que les autres exécutions seront filmées hors-champ et il faudra attendre le final pour retrouver une telle frénésie.

 

 

Comme on peut le constater, ce bon vieux Norman Bates a encore fait un émule et pas des moindres ! Cette fois, Donny est un cas désespéré, une bombe à retardement qui n'attendait que son détonateur (la mort de sa tortionnaire de mère). Dans le film de Michael Mann "Manhunter / Le 6ème sens", le personnage de Will Graham disait ressentir une certaine empathie pour le tueur qu'il traquait, pas pour le psychopathe mais envers le petit garçon qu'il avait été et qui s'était transformé en monstre à cause des multiples sévices qu'il avait subis. C'est le cas de Donny qui essaye en vain d'échapper à son tragique destin de prédateur, car Donny semble conscient de son problème et en souffre, il cherche désespérément de l'aide. Il va bien naturellement se tourner vers Dieu mais le secours qu'il espérait trouver chez un curé peu compatissant ne lui sera d'aucune utilité (l'eau bénite peut-elle éteindre les flammes ?). Seul un ami semble se soucier de son sort, l'invitant même à sortir dans une boîte, initiative malheureuse car Donny, peu habitué au contact humain (surtout avec ces créatures appelées femmes !) va paniquer et provoquer un tragique accident (le chevelure de sa cavalière va s'enflammer). Traqué et acculé, il va quand même réussir à emmener deux futures victimes chez lui, mais l'intervention de son ami et du curé (qui finira en torche humaine mais pensera à ouvrir la porte pour ne pas l’abîmer !) va contrecarrer ses plans. C'est alors qu'il sombre dans la folie et pense voir, dans une scène graphiquement impressionnante, les silhouettes carbonisées de ses victimes vêtues de dentelles s'animer !

 

 

Moins connu que le "Maniac" de William Lustig avec qui il partage le même thème du tueur perturbé par sa maman, le film s'est fait une petite réputation surtout en France et en Belgique où il sortit en cassette sous le titre de Pyromaniac avec une jaquette signée Melki qui intrigua les vidéophiles avides que nous étions. Signalons que, pour une fois, le titre et le visuel français étaient pile poil dans l'optique du film, alors que la version anglaise, tout en relançant la mode des titres en "Don't…" ("Don't Look in the Basement", "Don't Be Afraid of the Dark", "Don't Hang Up", etc.) faisait plus référence au film de Wes Craven (The Last House on the Left / La Dernière maison sur la gauche) : une traduction du titre original Don't Go in the House, aurait ainsi donné "N'allez pas dans la maison". A noter que le titre original du script était The Burning mais pas de chance, Miramax avait déjà déposé les droits pour une future production, le film qui sortira en 1981 chez nous sous le titre de "Carnage".

Poisseux, dérangeant et incontestablement malsain, Pyromaniac est une réussite du genre grâce notamment à l'interprétation de Dan Grimaldi, un acteur peu intéressé par les films d'horreur, qui percera grâce à la série télé "The Sopranos".

On peut dire que ce film est un véritable laissé pour compte du genre, malgré son petit succès (relatif) à l'époque de sa sortie en vidéo (surtout chez nous), le film va finir par tomber dans l'oubli, la faute en partie à des édition VHS et DVD erratiques (le DVD sorti en Angleterre est une catastrophe technique) et un bouche à oreille inexistant... Dès lors, il est temps de réhabiliter cette petite bande sans prétention et qui se conclut par un étrange clin d'oeil !

 

 

The Omega Man

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