Attaque des Fourmis Géantes, L'
Titre original: Glass Trap
Genre: Science fiction , Agressions animales
Année: 2005
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Fred Olen Ray
Casting:
C. Thomas Howell, Stella Stevens, Siri Baruc, Brent Huff...
 

Des fourmis tout droit débarquées des arbustes radioactifs importés d'une quelconque contrée exotique se mettent à grandir jusqu'à atteindre une taille et une agressivité peu raisonnables. Les occupants de l'immeuble où les arbustes ont été apportés en seront pour leurs frais...

 

 

Mais heureusement, c'est un week-end, donc il n'y a pas grand monde dans l'immeuble. Eh oui, le scénario est aberrant. Des exemples comme cela, le film en regorge, ne reculant devant aucune marque de ridicule capable d'éviter au rachitique budget de s'enflammer. Mais même sans cette excuse, toute l'histoire reste aberrante. Il faut voir deux bimbos légèrement vêtues dévaler un câble téléphonique reliant un immeuble à un autre pour le croire. D'ailleurs les autres personnages sont eux-mêmes également stupéfiants. Parmi eux, une vieille peau rédactrice en chef d'un magazine de mode qui se complaît à utiliser le flingue dégoté par un ex-taulard reconverti en homme de ménage. Ou encore un vilain vraiment méchant, parti copier en douce les dossiers de son patron. Sans parler de l'assistante de la vieille rédac chef, aussi belle femme que piètre actrice, ou encore de la fille d'un des personnages, qui traîne dans le parking avec sa radio à fond, pour effrayer les fourmis.

 


Ce petit monde (et encore, la liste n'est pas exhaustive) se regroupera, se séparera au gré des morts prématurées, et s'engueulera même mollement. Pendant que dans le même temps un shérif bouseux, une agente gouvernementale douillette ainsi qu'un maniaque des explosifs chercheront à retrouver la trace des bestioles... Tout cela n'est guère sérieux certes, et les géniteurs de cette Attaque des Fourmis Géantes en ont conscience. Mais cela ne les empêche pas de faire comme si ça l'était, évitant les marques d'autodérision trop grasses (la preuve : Fred Olen Ray, contrairement à son habitude, ne prend même pas la peine de faire tomber son chemisier à l'actrice principale). C'est du reste ceci qui fait plonger le film dans le versant sombre du cinéma : le nanar. De ces nanars où rien n'est à sauver. Car indigent, le film l'est également au niveau des effets spéciaux. Les fourmis, sortes de jouets toutes lisses avec deux boutons à la place des yeux, auraient fait apparaître un sourire sur le visage des plus renfrognés dirigeants soviétiques. Elles sont parfois en numérique (vues de loin, ou vues en groupe) et parfois en latex (plans rapprochés), mais toujours consternantes. Et leurs cris, sortes de petits couinements suraigus, achèveront d'en faire les monstres les plus craignos que l'on ait vu depuis longtemps. Même l'homme-fourmi vu dans un film 50's sur la télévision que regarde un vigile apparaît plus beau.

 


Pourtant, malgré tout cela, le scénario offre un rythme soutenu. Certes, les scènes débiles s'enchaînent, les personnages sont d'une stupidité rare, les effets spéciaux sont atroces et la fin repousse les frontières de la bêtise (c'est bien américain ça, d'ailleurs, que de vouloir toujours repousser les frontières), mais pourtant, ça marche ! Est-ce la fascination que toute ces âneries suscitent qui pousse le spectateur à rester jusqu'à la fin, jusqu'à cet aberrant générique qui va jusqu'à rechercher des scènes du film pour y placer le nom de la quasi-intégralité des acteurs ? C'est fort possible. Mais au final, cette petite nullité se révèle plaisante et ira rejoindre Démons 2 au rayon des zèderies du film d'immeuble (un sous-genre en soit, avec ses codes, dont l'exploration des conduits d'aération n'est pas des moindres). Rigolo.

 


Note : 6/10

 

Walter Paisley
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