Commissario di ferro, Il
Genre: Poliziesco , Action
Année: 1978
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Stelvio Massi
Casting:
Maurizio Merli, Janet Agren, Ettore Manni, Chris Avram, Mariangela Giordano, Massimo Mirani...
Aka: The Iron Commissioner / Kommissar Mariani - Zum Tode verurteilt
 

Le commissaire Mauro Mariani est connu pour sa sévérité vis-à-vis des délinquants. Mais à cause de son insubordination, il végète dans un petit commissariat de quartier. Un jour, alors qu'il est absent, un homme entre dans le commissariat et prend les collègues de Mariani en otages.

 

 

On retrouve les duettistes Stelvio Massi (1929-2004) et Maurizio Merli (1940-1989) dans ce poliziotteschi atypique. Merli, comme à son habitude, ne sort pas de la ligne directrice qu'il s'est forgée au fur et à mesure des films : on tire, et on discute après. Nous voyons donc Merli aux prises avec une bande de kidnappeurs. Notre commissaire réussit à libérer l'otage mais deux ravisseurs (dont une femme) parviennent à s'échapper. En parallèle, un individu au comportement des plus étranges se présente au commissariat et prend les collègues du commissaire en otages. C'est ici qu'intervient l'un de ces coups de théâtre tellement improbables qu'on n'y pense même pas : la femme du commissaire (Janet Agren dans l'un de ses nombreux rôles de potiche magnifique) et son fils débarquent comme si de rien n'était dans le commissariat en état d'alerte et s'installent dans le bureau de Mariani. Évidemment, le preneur d'otages en profite et kidnappe le fils du commissaire. Ce dernier est maintenant très en colère, et la traque peut commencer !

 

 

Ce film, c'est du lourd sans subtilité. Autant Merli, sans surprise, fronce les sourcils et serre la mâchoire, autant son adversaire (Massimo Mirani qui retrouvera Merli et Massi dans "La Cité du crime") en fait des tonnes avec les yeux en boule, vociférant sans arrêt. Par contre, Janet Agren (La Secte des cannibales) est impeccable quand il s'agit d'être inquiète, alors que la brune Mariangela Giordano (la mamelle maternelle dans Le Manoir de la terreur et la nonne libidineuse de Malabimba) nous la joue kidnappeuse au grand cœur.
Le poliziottesco étant un genre ultra-codifié et Merli nous proposant souvent le même personnage, le duo acteur/réalisateur essaye quelques variations mineures, notamment par le fait d'impliquer personnellement le personnage du commissaire en kidnappant son fils. Malheureusement, dans ce cas précis cette tentative n'est pas concluante car, si le film joue avant tout sur la tension, les scènes dans le commissariat sont décevantes. Le reste ne sort guère des grosses ficelles du genre et surtout manque de rythme. On suspecte d'ailleurs l'histoire du kidnapping de n'être qu'un prétexte scénaristique pour insérer quelques scènes d'action (voir la fusillade de la station service assez réussie), histoire d'assaisonner une recette qui manque de saveur.

 

 

Ce n'est donc pas le meilleur des polars tournés par Merli, mais il reste néanmoins une tentative intéressante d'innovation dans un genre fascinant, mais qui finira par se scléroser et entraînera dans sa chute l'acteur qui en fut l'incarnation. Qui se souvient d'ailleurs du 10 mars 1989, le jour où l'acteur s'écroula sur un court de tennis, terrassé non pas par une balle (de tennis !) mais simplement trahi par son cœur ! Certes, le film de Stelvio est surtout réservé aux fanatiques du genre ou aux amateurs des "bellissima" Janet et Mariangela, mais vous pouvez quand même y jeter un œil, histoire de rendre un petit hommage à ce bon vieux Maurizio !

 

 

The Omega Man

Vote:
 
4.50/10 ( 2 Votes )
Clics: 1150
0

Autres films Au hasard...