Infantry of Doom
Titre original: Violent Shit III : Infantry of Doom
Genre: Gore , Action
Année: 1999
Pays d'origine: Allemagne
Réalisateur: Andreas Schnaas
Casting:
Andreas Schnaas, Mark Trinkhaus, Joe Neumann, Xiu-Yong Lin, Uwe Grüntjes, Winni Holl...
 

Un frêle esquif vogue sous un ciel menaçant. A son bord, trois hommes anxieux et irrités. A peine ont-ils accosté sur une île mystérieuse et proféré quelques jurons quant à leur guigne, qu'ils se font capturer par un groupe de guerriers parés d'hostiles masques en carton couvert d'aluminium. Pauvres Robinson ! Ils sont désormais les prisonniers des maîtres des lieux, Karl the Butcher Senior et Junior. Ces derniers qui sévissaient déjà dans les Violent Shit précédents, sont maintenant à la tête d'une fière infanterie de figurants bénévoles armés de machettes. Nos héros se font prestement remettre en liberté pour une partie de chasse Zaroffienne. N'écoutant que leur courage et conscients qu'il reste encore une heure avant le générique de fin, ils préfèrent la vengeance à la fuite et prennent les armes pour défaire l'ennemi.

 

 

Amateurs de gros Z gore qui tache comme le père Schnaas sait nous les mijoter, la soupe est servie ! Tel Uncle Ben's, sa recette est toujours un succès. Prenez un lopin de terre à la campagne, quelques dizaines de volontaires inexpérimentés (vos proches feront amplement l'affaire) qui ramèneront les costumes, les accessoires et les éléments du décor depuis leur grenier, un caméscope + une caméra 8mm (pour le côté "art et essai", on présume). Faites n'importe quoi avec, mais surtout n'arrêtez pas d'arroser la mixture de rouge et hop ! Vous obtenez un grand cru du ciné gore teuton.
Attention, cela peut paraître facile à première vue, mais il faut rester vigilant quant à la qualité de l'éclairage, la lourdeur des dialogues et la fréquence des faux raccords. Par ailleurs, il faut savoir s'entourer de la crème des bras cassés qui regarderont la caméra, trébucheront à l'occasion ou exposeront tout leur talent dans les cascades et les combats minutieusement chorégraphiés.
Entendons-nous bien : avant d'être un film à l'amateurisme constamment palpable et à l'humour involontaire, Infantry of Doom est une grandiose boucherie. Ca tranche, ça gicle, ça arrache et ça transperce dans tous les sens et de toutes les manières possibles, avec un penchant non dissimulé pour les plus invraisemblables ! Un pauvre bougre se fait extirper la colonne vertébrale au moyen d'un crochet enfoncé dans son popotin, une femme se fait dévorer par un jouet en plastique agité puérilement hors champ, un savant nazi (subtil clin d'oeil à Mengele…) se fait trancher le nez à la machette, puis décapiter à mains nues par un zombie de sa conception pour finir copieusement mitraillé… la liste des sévices saugrenus est immense, le nombre de morts incalculable.

 

 

L'honorable Docteur Schnaas, nous livre au passage une belle leçon d'anatomie. On apprend, par exemple, que le corps humain se pèle comme une mandarine, que tout objet vaguement pointu lancé à vitesse raisonnable traverse immanquablement l'abdomen, que les vertèbres ont la même utilité que la languette "ouverture facile" sur la Vache qui rit, ou encore que tout corps décapité a pour réflexe post-mortem immédiat de chercher sa tête à tâtons (théorie moult fois illustrée !).
Mais le film ne prend réellement son envol qu'environ une demi-heure avant la fin, avec l'arrivée inopinée de ninjas au fond des bois ! Je ne peux me permettre de vous gâcher le plaisir de découvrir la suite apocalyptique des évènements. Attendez-vous toutefois à des tirs de bazooka parmi les plus minables du 7e art et quelques duels proprement ahurissants. Une oeuvre intemporelle, ou presque.

 

 

Note : 9/10

 

Princesse Rosebonbon
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