Mardi Gras Massacre
Genre: Horreur , Slasher
Année: 1978
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Jack Weis
Casting:
Curt Dawson, Gwen Arment, Butch Benit, Laura Misch Owens, Nancy Dancer, Cathryn Lacey, Wayne Mack...
 

Dans cet ersatz de Blood Feast, un dandy écume bars et clubs de strip-tease à la recherche de prostituées "maléfiques", qu'il offre en sacrifice à la malfaisante déesse Coatla...
Une trame en tous points identique au film de Herschell Gordon Lewis, avec lequel Mardi Gras Massacre partage un autre dénominateur commun, celui de la crétinerie ; Jack Weis accumulant bourde sur bourde.
Il n'est donc pas rare d'entendre un acteur buter sur une réplique pour aussitôt reprendre le plus naturellement du monde, de voir un figurant saluer avec entrain la caméra, ou bien d'assister à quelques faux raccords aberrants (ainsi, l'une des protagonistes, se levant au détour d'un plan, se retrouve en position assise dans le second, pour à nouveau se tenir debout dans le suivant).

 

 

Difficile également de ne pas évoquer les diverses incohérences jalonnant le scénario. Après un premier meurtre ayant vraisemblablement mis la presse et la population en émoi, personne ne semble réellement se soucier de ce gentleman cabotin troquant d'importantes sommes d'argent contre une prostituée "maléfique" ("evil" dans la version originale, je ne l'ai pas inventé) qui accepterait de se plier à un traitement des plus spéciaux. Ceci n'est qu'un exemple de ce que l'histoire nous réserve d'énormités, facilités scénaristiques et autres absurdités colossales.
Les sacrifices quant à eux versent dans le satanisme cheap. Antichambre baignée d'une lumière rougeâtre, donzelle nue badigeonnée d'huile, accoutrement rituel en plastoc et effets gores répétitifs sont au programme.
Et pourtant, à l'instar de tant d'autres films d'exploitation fauchés et en dépit de ses énormités, le charme opère.
Probablement de par l'aura mythique qui entoure Mardi Gras Massacre (en majeure partie redevable à son titre enchanteur) ou peut être justement grâce à ses maladresses en tous genres qui le rendent attachant.
C'est souvent longuet, mal gaulé, mais autrement plus délectable que ces séries Z américaines sans saveur, tournées en vidéo et qui pullulent par les temps qui courent... la magie du bis et des seventies, probablement.

 

 

Toxicavenger
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