Swamp Women
Genre: Aventures , Policier
Année: 1955
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Roger Corman
Casting:
Beverly Garland, Carole Matthews, Touch Connors, Jil Jarmyn...
 

1955 marque les débuts de Roger Corman en tant que réalisateur, après quelques productions où les circonstances (financières la plupart du temps) l'eurent amené à repousser sa première expérience de mise en scène. Swamp Woman est parfois crédité comme sa première réalisation officielle, mais rien n'est moins sûr, puisque Corman ne mentionne nullement ce film dans son autobiographie, et pour lui le western Five Guns West fut sa toute première expérience dans la réalisation. Quoi qu'il en soit, Corman réalisa bel et bien ce Swamp Woman dont le générique compte deux des acteurs principaux de Five Guns West, Touch Connors (qui plus tard reprendra son vrai prénom, Mike, pour interpréter Mannix dans la série du même nom).
L'intrigue du film mélange à la fois le policier et l'aventure, puisqu'il s'agit d'une femme flic, Lee, qui aura pour mission d'infiltrer un groupe de trois jeunes femmes dures à cuire, cherchant à récupérer les diamants que l'une d'entre elles avait enterré dans le bayou de Louisiane.

 


Il faut bien l'avouer, ça ne casse pas des briques. C'est même relativement mauvais. Si l'on retrouve l'attrait de Corman pour les hors-la-loi, d'autant plus que ceux-ci sont ici des femmes, le film patauge en revanche dans les approximations. Les personnages sont très stéréotypés et manquent clairement de folie. L'une des trois vraies bandits est le cerveau du groupe, une autre est la violente, et la dernière est quelque peu écervelée (sorte d'ancêtre des blondes modernes). Quant à la flic infiltrée, elle cache bien son jeu et aucune de ses collègue ne viendra à la soupçonner. Même quand elle défendra le plus que possible les otages ramassés en route (ce qui aurait pu menacer sa couverture, mais en fait non)...
Des otages qui ne servent quasiment à rien. Un couple dont la femme succombera au bayou, et dont l'homme aura de quoi se réjouir d'être devenu un otage. Défendu par la flic, dragué et embrassé par les trois autres, il aura même droit à une baignade en compagnie de ses compagnes, nues. Sans compter qu'on ne l'autorisera pas à aider lorsque le radeau s'embourbera dans les marécages. Il passera ainsi la quasi-totalité du film assis ou allongé, à se reposer. La belle vie, quoi. Enfin il faut bien dire que ses compagnes n'ont pas grand chose à faire non plus. Naviguer, admirer les stock-shots paysagers ou animaliers, se crêper le chignon, parler... Encore et encore.

 

 

Pas follement intéressant. Voire un peu chiant. Fort heureusement, la durée du film n'est que de 1h10. Le spectateur pourra à la rigueur trouver son compte dans la plastique des actrices, mises en valeur à plusieurs occasions (et vas-y qu'on se coupe le pantalon à ras du cul). Et encore, cela reste assez prude. Il pourra aussi apprécier les quelques moments exotiques (d'autant plus exotiques que le film est colorisé, comme tous les premiers films de Corman, d'ailleurs), comme l'attaque d'un crocodile, malgré la pauvreté du cadre qui indique que cela a bel et bien été tourné dans une piscine, ou d'un serpent... Mais c'est maigre. Swamp Women est donc un film d'exploitation plutôt raté. Un entraînement pour Corman, dirons-nous.

 

Note : 4/10

 

Walter Paisley
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