Chinese Erotic Ghost Story
Titre original: Yuk Lui Liu Chai
Genre: Erotique
Année: 1988
Pays d'origine: Hong Kong
Réalisateur: Dick Cho Kin-Lam
Casting:
Xu Jing-jiang, Chung Chun, Siu Wa Hung, Elvis Tsui, Ronald Wong...
 

Le héros est un gentil mais timide collecteur de taxe, que le maître un certain "Wang", n'arrête pas de ridiculiser, surpris dans une situation délicate avec une concubine, il est forcé de ramener une statue d'un temple maudit. Mais le jeune homme se trompe de temple et rencontre un esprit qui devient son bienfaiteur.

 

 

Le succès du film de Simon Nam "Erotic Ghost Story" lança la mode des "Chinese Erotic Ghost", quelques années plus tard une autre série vit le jour, moins axées sur le fantastique mais toute aussi polissonne. Très peu de démons donc dans cette version on peut néanmoins apercevoir une vampirette quelques minutes au début. Comme son concurrent le film est réalisé avec soin dans des décors et costumes soignés aligne bon nombre de scènes érotiques, les actrices sont belles, bien pourvue et peu farouche. Notre pauvre héro n'a vraiment pas de chance, trop gentil pour être un bon collecteur de taxe, il est le bouc émissaire de son patron qui ne rate pas une occasion de l'humilié. En plus sa femme ne trouve aucun plaisir lors de leur relation et pour couronner le tout il a un petit kiki. Pour bien monter les piètres performances sexuelles de son héros on voit sa femme manger une banane et lire une revue alors que son malheureux époux s'active fébrilement derrière elle. Et lorsque la fille de son patron l'entraine à l'écart pour lui faire une gâterie c'est de nouveau pour le ridiculiser.

 

 

Pourtant la chance de notre héro va tourner, lorsque son patron lui ordonne, comme punition, de ramener d'un temple maudits une statue. Evidemment le bougre se trompe de temple mais fait la connaissance d'un esprit qui lui vient en aide alors que notre malheureux collecteur se trouve face à une délicieuse goule. Devant tant de malheur il décide alors de lui venir en aide et d'exhausser ces désirs, pour aider le malheureux collecteur, il décide de se faire passer pour une statue. Amener devant l'infâme maitre il lui jette un sort pour le punir de toutes ces humiliations, tout les mâles de l'assemblée le voie alors comme une pin up et essaye de lui sauter dessus. Voila donc notre brave collecteur devenu riche, époux de la plus belle prostituée de la ville et surtout pourvu d'un phallus peu ordinaire car non seulement il est d'une taille remarquable, mais en plus il est doué de la parole et possède sa propre autonomie. Voila de quoi assouvir sa vengeance et ces fantasmes les plus délirants (notamment avec les deux filles de son ancien patron), mais attention aux effets secondaires (une pauvre en fera les frais traversant carrément un mur pendant une saillie brutale).

 

 

 

Pour représenter le fameux braquemart magique le réalisateur utilise un godemiché pour les plans éloignés et les cascades (il faut voir l'objet fendre l'air comme un missile !) et un acteur pour les plans rapprochés et les dialogues. On touche ici la quintessence du surréalisme dans une scène on voit une des actrices (bien pourvue) discuté avec le fameux engin, pour les plans large elle s'adresse à un godemiché dresser, lorsque ce dernier répond c'est l'acteur qui prend la relève. Evidemment ce dernier étant naturellement rasé (une vrai tête de gland !), il parle, crache (pour simuler l'éjaculation), et pour les plans censé le représenté dans l'intimité féminine l'acteur se trémousse dans des draps couleur chair. Et ce n'est pas fini car le bougre peu agir indépendamment de son propriétaire il va donc satisfaire une jeune femme en pleine séance d'onanisme dans son bain en se transformant en torpille ou carrément violé une autre en fendant l'air comme un suppositoire volant. Et lorsque son propriétaire devient possédé il se transforme en un diabolique braquemart cornu, en fait un simple casque de motard avec des cornes, on croit rêver et pourtant Dick Cho l'a fait ! Evidement le thème du sexe qui parle n'est pas nouveau (notamment le célèbre porno homonyme de années 70 et sa suite) mais traiter à la mode chinoise c'est un peu différent, même si l'histoire fait aussi penser à "Sex and Zen" en effet dans les deux films le héros devient une bête de sexe grâce à un nouveau pénis (greffé de manière chirurgicale dans l'un, plus magique dans l'autre) ce qui va changer radicalement leur vie, mais pas de la manière dont ils l'espéraient. Comme quoi ce n'est pas la peine d'avoir un gros kiki pour être heureux, et comme disait Coluche "Moi, ça m'arrange !".

 

 

Evidemment cela aurait put être plus délirant voir carrément génial entre les mains d'un réalisateur plus doué ou plus fou, mais l'ensemble reste néanmoins agréable et assez divertissant.

 

The Omega Man
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