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Mallox Ben, une fois n'est pas coutume, je te trouve Walter un peu sévère, comme le reste des collaborateurs ici. Je pense que nous avons à faire ici à une série B de bonne tenue, qui sans égaler aucun des trois opus précédents se tient ; la mise en scène est nerveuse et dire qu'on s'emmerde me paraît un peu dur. Soit, il a de nombreux défauts que tu as du reste cités ; la parabole post 11 septembre est bien trop lourde si bien qu'elle prend le pas sur l'intrigue, les acteurs me semblent mal choisis, et à mon sens des inconnus aurait été bien plus judicieux que l'Asia Argento de service (que chacun adore ici), et même de Hooper et Leguizamo qui constituent un casting à priori aguichant mais qui se révèle au final complètement hors-jeu... plus une ressemblance très gênante pour ma part avec "Ghosts of Mars" de Carpenter en particulier de par l'utilisation du véhicule de retranchement mais aussi dans son allure générale... Ceci dit, il y a de belles choses à sauver, notamment des pointes d'humour comme Big Daddy qui revient avec son bidon d'essence, ainsi qu'une séquence surtout que j'ai trouvé très belle, celle où les zombies deviennent amphibiens pour accéder à la tour dans laquelle trône le despote. Pour ma part, Romero n'a jamais été quelqu'un de subtil, et ce n'est pas ce que je recherche chez lui ; zombie et sa critique de la société de consommation franchement, si son message n'est pas autant appuyé qu'ici, je me la coupe. Là où je diverge aussi quelque peu, c'est qu'au-delà du discours, il est vrai, lourdement anti-capitaliste (ou anti-libéral), il me semblait y avoir une peu plus que cela dans le sens ou le Zombi ici (dont le chef est pompiste) est le prolétaire d'aujourd'hui, et donc le laissé pour compte de ce libéralisme à tout crin. Pareil Walter, quel sens a Big Daddy ? tout simplement, dans la continuité des opus précédents (dont je le répète, celui-ci est le plus faible, on est d'accords là-dessus), le héros est Noir, et le héros du film, ce n'est pas Simon Baker où je ne sais quel autre protagoniste, le héros ici, c'est justement Big Daddy... en cela, Romero est passé avec intelligence (selon moi / je prend des gants! ), du côté des morts et non des vivants qui ont moins d'âme, même tous réunis, que ce dernier. Et puis, on est en pleine série B dans la forme, un peu comme le sous estimé "incidents de parcours" (qui était bien meilleur, je l'admet). Maintenant, quitte à choisir, je préfère largement ceci à "Cursed" (auquel j'aurai mis 3) et même à "Ghosts of Mars" (auquel je met 4 ou 5) qui se répète beaucoup plus que Romero, qui a au moins le mérite de tenter d'actualiser son discours. Maintenant, la presse est un con à avoir porter au pinacle la chose... ça je l'accorde volontiers.
Commentaire : mer. 01-04-09