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mallox Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006 Messages: 13982 Localisation: Vendée franco-française
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Posté le: Jeu Oct 05, 2006 4:39 pm Sujet du message: |
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j'ai vu quelque part que Philippe Haim, répèré par Wes pour ses "dalton", allait faire un remake de "la Musique de mon Coeur" en plus soft .  _________________
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Croustimiel 3 % irradié

Inscrit le: 29 Déc 2006 Messages: 33
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Posté le: Sam Jan 20, 2007 11:58 pm Sujet du message: |
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Tentative de critique.
Date de sortie : 21 juin 2006
Réalisé par Alexandre Aja
Avec Aaron Stanford, Ted Levine, Kathleen Quinlan
Film américain.
Genre : Epouvante / Horreur
Durée : 1h 43min.
Résumé : Une famille aux rapports tendus part en Californie pour fêter l'anniversaire de mariage de la fille aînée, mais en voulant emprunter un raccourci, leur camping-car est immobilisé en plein désert...
Critique :
Comme d'habitude quand un frenchy s'exporte aux USA, la critique se fait suave et nous promet la lune, surtout si on la berce dans son confort petit-bourgeois. C'est ainsi que le film est décrit comme compromis parfait entre modernisme et radicalité à l'ancienne. Coup de pied dans la fourmilière ? Crachat méprisant dans la marre hollywoodienne ? Rien de tout ça... Si avec Haute Tension Aja faisait illusion, avec La Colline A Des Yeux, non.
Tout commence... mal. Précisément par une scène d'introduction ringarde comme on en faisait il y a trente ans, présentant une bande d'inconnus se faire dérouiller à coups de hache par ce qu'on devine être le super vilain du film. Générique.
Puis on rentre dans le vif du sujet. Là, attention c'est un carnaval. En une vingtaine de minutes Aja va nous étaler avec une lourdeur naïve tous les poncifs éculés du film d'horreur. Alors on a le droit bien sûr aux sursauts intempestifs complètement hors propos et surtout très artificiels, appuyés par de gros pics sonores qui tachent (genre le violon qui fait "tchwink !", youpi). Aja se contente bêtement de nous faire bondir de notre siège toutes les trente secondes, incapable d'imaginer que la psychologie de son spectateur dépasse le simple stade du "Bouh ! J't'ai fais peur hein ?". Il ne nous épargne pas non plus le coup de la forme noire qui passe devant la caméra sans que le personnage (qui cherche son chien disparu avec une obstination aussi crédible que palpitante) ne s'en rende compte. Enfin, la palme du pathétique revient à la bonne vieille blague du : "Horreur, quelque chose bondit sur la vitre ! Ha non, c'est le petit frère qui faisait une blague". Difficile de comprendre comment un type comme Aja, censé éprouver un certain intérêt pour le genre, a pu écrire un truc pareil, contempler sa feuille et se dire : "Ouais, super cette idée, ça va faire mouche". Son intention affichée de dépoussiérer le film de Craven en y exacerbant la peur psychologique n'est qu'une vague imposture intellectuelle, puisqu'il se contente d'exploiter des ficelles maigrichonnes et nullardes dont les scénaristes de Chair De Poule n'auraient pas à rougir. Soit. A ce stade on espère encore.
Heureusement, la scène de la caravane (les mutants débarquent enfin pour violenter la petite famille) arrive comme une récompense après la torture cinématographique qu'était la longue mise en place. Malheureusement censuré de dix bonnes minutes, ce double viol (le mot "agression sexuelle" serait peut-être plus approprié) assorti d'une immolation conserve tout de même un bel impact. L'ambiance est oppressante et lorsque les mutants finissent par dégainer leurs armes à feu, on jubilerait presque. Quoi d'autre à se mettre sous la dent après ce bain de sang ? Globalement, plus grand chose. La pression paroxystique, prête à exploser, retombe comme un soufflet. Le film se scinde en effet en deux parties (bien vu, rien de mieux pour faire du biscuit mou une vraie guimauve). D'un côté les gosses se parquent dans la caravane et fabriquent des pièges dignes du programme de défense national américain avec des cure-dents et trois poils de cul. Partie sans intérêt. Le personnage principal, lui, tout filmé en contre-plongée qu'il est, s'en va le cœur vaillant venger sa famille et sauver son bébé sur fond de trompettes de l'Armée rouge. Cette partie est loin d'être mauvaise, mais d'un classicisme convenu. Le ketchup coule, c'est sûr, mais on est loin du spectacle craspec qu'on nous avait promis, d'autant que la violence est bien désamorcée, une nouvelle fois, par des effets convenus et un scénario lacunaire (genre : le type est assommé et enfermé vivant dans un congélateur dont il sort en poussant la porte... super). Cette violence ritualisée suit tous les codes du genre et reste bien peu outrageante, contrairement au film de Craven à son époque. On n'est pas surpris un instant, pas même au twist final.
Au final, après un démarrage catastrophique, La Colline A Des Yeux n'est pas si mauvais, mais on ne peut s'empêcher d'être déçu : Aja n'a rien révolutionné et s'est contenté de recycler à l'extrême le déjà-vu, sans même éviter l'écueil du ridicule (difficile de ne pas pouffer quand on voit la tronche et les mimiques de certains mutants au jeu douteux, à l'image de celui qui ronge son os en faisant des bruits de porc). Les expectations étaient grandes, et les médias comme d'habitude se sont bien plantés en faisant monter le buzz pour pas grand chose. Un film d'horreur agréable dans sa deuxième moitié mais bien peu inspiré : ça ne dépassera pas le cadre de la soirée bière pop-corn salopes entre potes. Dommage.
Accroche : Le mieux, ça reste l'affiche quand même. |
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Trash Vegetal 3 % irradié


Inscrit le: 11 Jan 2007 Messages: 42 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Jan 22, 2007 10:33 am Sujet du message: |
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Je trouve le gosse beaucoup plus jeune que dans la première version, c'est une impression ? ah en plus son jean est affreux
Bon, j'ai lu un peu ce que vous disiez et heu... je ne peux pas dire si je suis d'accord ou pas puisque je n'ai vu que la première version... personnellement, je me suis presque endormie devant donc j'attendais de voir celle de 2006 pour voir si j'étais un peu plus embalée. En fait, c'est vrai que la famille de barjo était plutot cool et si cet élément a disparu, c'est une mauvaise chose. Par contre, en ce qui concerne le film, montage et scènes à la mac gyver, tout y était déjà dans la première version donc je ne vois pas ce qu'il y a à déplorer sinon de ne pas avoir fait preuve d'assez d'imagination pour s'en décoller. _________________ No brain, No headache. |
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mallox Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006 Messages: 13982 Localisation: Vendée franco-française
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Posté le: Lun Jan 22, 2007 10:46 am Sujet du message: |
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J'aime bien ce remake, mais chacun son avis; je pense que croustimiel a oublié de parler de la dimension politique qui était non seulement respectée mais remise dans un contexte actuel...
D'ailleurs, on peut trouver ça lourd et démonstratif, mais pur ma part, les scènes mettant en scène le drapeau Américain sont empruntes d'un humour assez féroce, tout comme les personnages qui sont malmenés dans leur manichéisme intellectuel, moral, et puritain.
Oui, les personnages sont "cons" mais représentent à mon sens, des fanges de la société d'aujourd'hui que se (com)plaisent à détruire Grégory Levasseur et Alexandre AJA; en tout cas, c'est comme ça que je vois la chose.
Et puis, il ne faudrait pas omettre non plus, ce que l'on a tendance à faire concernant son metteur en scène, son premier film, intéressant quoique pas vraiment réussi: Furia.
Note: 7,5/10 _________________
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Trash Vegetal 3 % irradié


Inscrit le: 11 Jan 2007 Messages: 42 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Jan 22, 2007 11:17 am Sujet du message: |
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Si j'ai bien compris l'implication politique du remake, je vois bien le contraste avec la première version. Dans la colline a deux yeux "1", le vieux type dans son ranch raconte un truc incompréhensible sur son fils né geant et informe et on voit que la famille est perdue sur des terrains de l'armée utilisés pour des essais atomiques mais c'est une cause qu'on oublie bien rapidement dans le déroulement du film. _________________ No brain, No headache. |
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Croustimiel 3 % irradié

Inscrit le: 29 Déc 2006 Messages: 33
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Posté le: Ven Jan 26, 2007 5:43 pm Sujet du message: |
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"Dimension politique", faut pas exagerer.
Il s'agit d'un vague réquisitoir anti-nucléair infantil, matiné de petites pics lancées à "l'american way of life" (les drapeaux, le générique, la scène de prière) qui ne dépassent pas le stade de la p'tite boutade convenue d'un réalisateur Français qui exerce outre-atlantique.
Faut pas faire passer ce film pour ce qu'il est pas, c'est à dire une sorte de brûlot irréverencieux et engagé. Le message "la bombe atomique c'est nul" n'est pas plus philosophique qu'une blague carambar. |
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mallox Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006 Messages: 13982 Localisation: Vendée franco-française
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Posté le: Mer Jan 31, 2007 11:15 am Sujet du message: |
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| Croustimiel a écrit: | | Faut pas faire passer ce film pour ce qu'il est pas |
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