[M] [Critique] Un amour assassin (Julie Darling)

 
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The Omega Man
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MessagePosté le: Dim Fév 18, 2018 1:02 pm    Sujet du message: [M] [Critique] Un amour assassin (Julie Darling) Répondre en citant





Un amour assassin

Titre original : Julie Darling

Genre : Thriller

Année : 1983

Pays d'origine : Canada, Allemagne

Réalisateurs : Lutz Schaarwächter et Maurice Smith

Casting : Isabelle Mejias, Anthony Franciosa, Sybil Danning, Paul Hubbard, Cindy Girling...

Aka : Bad Blood/Daughter of death


Fiche technique :
Scénario : Lutz Schaarwächter & Maurice Smith
Musique : de Joachim Ludwig
Image : Miklós Lente
Accroche : Lemon Incest

Distribution :
Isabelle Mejias (Julie), Anthony Franciosa (Harold), Sybil Danning (Susan), Paul Hubbard (Weston), Cindy Girling (Irene)...

Résumé :
Julie est une adolescente qui voue à son paternel un amour exclusif et malsain, au point de considérer sa mère comme une rivale. Ainsi, lorsque cette dernière se fait agresser par un jeune voyou, l'adolescente y voit l'occasion de se débarrasser d'elle et n'intervient pas.

Isabelle Mejias nous interprète une version extrême de la fille à papa, qui considère toute créature féminine qui s'approche de son paternel comme une rivale potentielle, même si celle-ci est sa propre génitrice. Consciente de la rivalité qui l'oppose à sa fille, la maman n'hésite pas à blâmer Julie pour ses problèmes conjugaux. Elle propose à son époux de l'envoyer à l'internat, mais le hasard va malheureusement s'en mêler lorsqu'un jeune livreur agresse et tue la pauvre maman, ce qui donne une scène particulièrement cruelle lorsque l'infortunée victime aperçoit sa fille en espérant son aide, puis comprend qu'elle n'interviendra pas pour la sauver ; à ce moment l'esprit sociopathe de la jeune fille prend clairement le dessus et voit une belle occasion de se débarrasser d'une rivale !
Mais le coup de génie du film n'est pas de faire intervenir une belle-mère providentielle pour consoler le pauvre papa en deuil (le minimum requis dans ce genre de thriller), mais de faire interpréter le rôle (celui de Susan) par l'aérodynamique Sybil Danning. C'est carrément du grand art. N'ayons pas peur des mots, l’actrice nous livre ici sa meilleure prestation et l'affrontement entre les deux prétendantes en devient jubilatoire. Julie, la petite adolescente, se rend compte qu'elle est physiquement (donc sexuellement) incapable de rivaliser avec sa concurrente (qu'elle surprend au lit avec son papounet). La petite peste a beau essayer de déstabiliser Susan, la belle Sybil s’avère plus coriace que prévu. Devenue "outsider" auprès de son père, l'adolescente décide alors de s'attaquer au fils de sa marâtre, en essayant de l'enfermer dans un vieux réfrigérateur, mais là encore l'accident ne fait que renforcer les liens entre sa belle-mère et son père, alors que celle-ci éprouve de sérieux doutes sur les intentions de sa belle-fille.
Mais de nouveau le hasard va mettre en relation le tueur obsédé sexuel du début et la jeune fille qui décide de le faire chanter. Le contrat est simple : se débarrasser de sa belle mère-encombrante. En échange, la jeune fille oublie qu'elle a clairement vu le tueur de sa maman. Mais un plan peu parfois dérailler et les choses ne vont pas se passer tout à fait comme prévu, jusqu'à un final des plus cyniques !

« Julie Darling » a été réalisé et écrit par le producteur Maurice Smith (« Trancer 6 », « Screwball », « Totally Blonde ») et le réalisateur Lutz Schaarwächter (aussi connu sous le pseudo de Paul Nicholas ) qui a signé deux "Women in Prison" assez connus : « Les Anges du Mal » avec Linda Blair et Sybil Danning, et « La Cage aux vices » (une production Cannon). Le film est plutôt paresseux, les réalisateurs se laissant porter par leur sujet. Heureusement pour eux, les deux actrices principales, Isabelle Mejias (« Scanners II », « Le Roi des cons »), et Sybil Danning (« Hercules », « Malibu Express », « Les Mercenaires de l'espace ») s'en tirent beaucoup mieux que leurs homologues masculins. Anthony Franciosa (« Ténèbres ») est peu crédible en papa gâteau qui ne voit pas l'évidence, et Paul Hubbard (en obsédé sexuel violent) joue un peu trop de sa belle gueule et aurait pu nous la faire plus sobre ; mais c'est l'un des paradoxes de l’œuvre de Lutz Schaarwächter, qui réussit à intégrer dans des genres ultra-codifiés des rôles féminins plus intéressants et forts.

Deux courants se dessinent nettement dans ce genre de production, où des enfants se prêtent a des exactions douteuses. D'un côté, le surnaturel et le fantastique (« L'Exorciste », « L'Antéchrist », « Malabimba », « Cathy's Curse »...) et de l'autre le thriller (« La Mauvaise graine », « La Petite fille au bout du chemin », « Poison Ivy », « The Babysitter »...). C'est dans cette deuxième catégorie que se situe « Julie Darling », film à l'ambiance trouble, qui n'est certes pas le meilleur du lot mais s'en tire grâce une interprétation sans faille d'Isabelle Mejias qui, sans trop en faire, se montre terriblement inquiétante, surtout lorsqu'elle fait semblant d'être gentille (notamment lors des échanges avec son père). On a alors un vrai décalage entre ses traits angéliques et ses tendances homicides. Face à elle, une Sybil Danning qui se donne à fond en proposant ce que le spectateur (et les producteurs) attend d'elle, c'est-à-dire montrer sa poitrine, mais cette fois avec en bonus une interprétation de femme (et pas de bimbo décervelée), tout en justesse et retenue. Néanmoins, « Julie Darling » reste un film d'exploitation (avec sexe et violence) qui joue avec les instincts les plus basiques du spectateur en triturant les obsessions récurrentes du mâle urbain et sédentaire, c'est-à-dire la lolita asexuée contre la MILF* customisée. Imaginez si un vrai réalisateur avait été aux commandes, on frisait le chef-d’œuvre !

*MILF : acronyme de Mother I'd Like to Fuck





















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MessagePosté le: Mar Mar 27, 2018 3:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un film avec Sybil Danning ne peut être qu'un bon film. icon_cool

Deux choses : je me suis permis de rajouter le titre français (il a dû être diffusé à la télévision je pense) et de préciser ce que signifie MILF (il y a certainement ici des personnes chastes qui ignorent ce que cela veut dire frank_PDT_10 ).

Et encore, je n"ai pas rajouté les acronymes français (MBAB : Mère Bonne A Baiser) ni québecois (MQAF : Mère Que j'Aimerais Foutre) parce que faut pas déconner quand même (et puis ça sonne moins bien).

Sinon, dans les films où de jeunes filles se prêtent à des exactions douteuses, tu aurais quand même pu citer "Mais ne nous délivrez pas du mal". icon_wink
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MessagePosté le: Ven Mar 30, 2018 8:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

enaccord8 no problem !
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