[M] [Critique] Les Trois Soldats de l'aventure

 
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The Omega Man
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MessagePosté le: Dim Jan 19, 2020 1:05 pm    Sujet du message: [M] [Critique] Les Trois Soldats de l'aventure Répondre en citant

Les Trois Soldats de l'aventure
Vol sur Ashiya
Flight from Ashiya
Ashiya kara no hiko

Année : 1964
Origine : USA - Japon
Genre : Aventures

Réalisation : Michael Anderson
Avec Yul Brynner, George Chakiris, Richard Widmark







Histoire : Elliot Arnold
Scénario : Waldo Salt et Elliot Arnold
Musique : Frank Cordell
Photographie : Burnett Guffey et Joseph MacDonald
Montage : Gordon Pilkington
Décors : Eugène Lourié
Effets spéciaux : Daiei Special Effects Department et Eugène Lourié
Accroche : Comme un oiseau sans ailes...

Distribution :

Yul Brynner (sergent-chef Mike Takashima) ; Richard Widmark (lieutenant-colonel Glenn Stevenson) ; George Chakiris (sous-lieutenant John Gregg) ; Suzy Parker (Lucille Caroll) ; Shirley Knight (Caroline Gordon) ; Joe Di Reda (sergent Randy Smith) ; Mitsuhiro Sugiyama (Charlie) ; Danièle Gaubert (Leila) ; Eiko Taki (Tomiko) ; E. S. Ince (capitaine Walter Mound) ; Andrew Hughes (docteur Horton) ; William Ross (capitaine Jerry Cooper)

Résumé :

En route pour une mission de sauvetage aérien extrêmement périlleuse, trois membres de l'US Air Force se remémorent leurs expériences les plus extrêmes…

Voilà une curiosité peu connue qui semble être victime d’un mépris injustifié.
Cette coproduction américano-japonaise fut réalisée par l’Anglais Michael Anderson (1920-2018), solide réalisateur qui s’est fait connaître grâce à un film de guerre devenu un classique : « Les Briseurs de barrages ». Comme nombre de ses confrères britanniques, Anderson pouvait passer d’un genre à l’autre avec une certaine aisance et plus ou moins de réussite. On lui doit des films aussi divers que « Cargaison dangereuse », « Opération Crossbow », « Les Jeunes loups », « Les Souliers de Saint Pierre », « Le Secret du rapport Quiller », « L’Age de Cristal », « Orca », « Dominique » ou encore « Les Chroniques Martiennes » (pour la télévision) ». Distribué par United Artists, la production s’était associée au studio japonais « Daiei Motion Picture Company » qui avait produit certains des grands classiques japonais de l’après-guerre, notamment le « Rashômon » d’ Akira Kurosawa. Durant les années cinquante, le studio servait même de vitrine culturelle japonaise. Pendant les années soixante, il essaie de se diversifier avec des productions illustrant le « Daimajin » (cf. « Majin ») ou le personnage de « Zaitochi ». Elle se lance également dans le kaiju eiga avec la tortue Gamera. Le studio déposera cependant le bilan en 1971.

Pour interpréter les fameux trois soldats, la production fait appel à des acteurs facilement identifiables par le grand public international, une pratique courante mais qui donne parfois d’étranges résultats (George Chakiris en sauveteur, il faut y croire !).

Richard Widmark (1914-2018) se fait remarquer dans « Le Carrefour de la mort » (Kiss of Death, 1947) dans un rôle de psychopathe qui lui vaut même une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle (et pour lequel il remportera le Golden Globe). Il poursuit par la suite une belle carrière où il enchaîne premiers ou seconds rôles avec autant de brio (« Alamo », « Les Drakkars », « L’Homme aux Colts d’or », « La Conquête de l’ouest », « Aux Postes de combat » etc.
Si ses prestations se font plus rares ensuite, les années 70 et 80 seront malgré tout bien remplies. Citons par exemple « Une fille... pour le diable », « La dernière lueur du crépuscule » (alias « L'Ultimatum des trois mercenaires »), « La Théorie des dominos », « Le Toboggan de la mort », « Morts suspectes », « L'Inévitable catastrophe », « Le Secret de la banquise », « Commando ». Sa dernière apparition à l'écran aura lieu en 1991 dans « True Colors » de Herbert Ross.

Yul Brynner (1920-1985) est d’origine eurasienne. L’acteur faisait merveille dans des rôles exotiques (asiatiques, Indiens, pirates, …) mais c’est en interprétant le rôle principal de « Le Roi et Moi » sur les planches, puis au cinéma, qu’il accède à la célébrité. Il entame dès lors une carrière internationale avec des films comme « Les 10 commandements », « Les 7 mercenaires », « Le Retour des 7 » … et, en parfait polyglotte, il tourne « Le Serpent » avec Verneuil, « La Bataille de la Neretva » en Yougoslavie, fait un détour par l’Italie avec « Adios Sabata » et « L’Ombre d’un tueur » puis s’essaie avec bonheur à la science-fiction avec « New York ne répond plus », « Mondwest » et sa suite « Les Rescapés du futur ». Son personnage de « Mondwest » a d’ailleurs beaucoup inspiré Schwarzy pour « Terminator ».

A la base, George Chakiris est surtout danseur. Comme Yul Brynner, il sera remarqué sur les planches, grâce à son rôle dans le célèbre « West Side Story » qu'il reprendra pour son adaptation cinéma par Robert Wise (ce qui lui vaudra le Golden Globe et l'Oscar du meilleur second rôle masculin). Pourtant, malgré ce succès, sa carrière s’étiole assez vite et Hollywood ne lui propose plus que des rôles de faire-valoir aux côtés de Yul Brynner dans « Les Rois du Soleil », de Richard Widmark dans « Les Trois soldats de l'aventure », puis de Charlton Heston dans « Le Seigneur d'Hawaï ». Il migre alors vers l'Europe où il tourne avec Luigi Comencini (« La ragazza »), Michel Deville (« On a volé la Joconde ») ou Jacques Demi (« Les Demoiselles de Rochefort »). Après être passé par la case télévision et le théâtre, Chakiris finira sa carrière comme joaillier.

« Les Trois soldats de l'aventure » est un film inégal dans lequel le mélange entre le spectaculaire (les missions de sauvetage) et l’intimiste (les histoires d’amour de Brynner et de Widmark) n’est pas des plus judicieux. Si Widmark et Brynner s’en sortent avec professionnalisme, on se demande encore ce que le personnage campé par Chakiris vient faire dans l’histoire (et l’acteur aussi d’ailleurs !).

Coproduction oblige, les japonais de Daiei se sont occupés des effets spéciaux à base de maquettes et de modèles réduits, combinés au travail incroyable du décorateur Eugène Lourié (réalisateur de « Gorgo »). Il en résulte notamment une incroyable scène de sauvetage en montagne dans les magnifiques décors reconstitués par Lourié. Malheureusement, deux autres flashbacks (des d’histoires d’amour languissantes et un peu surannées) font du film une sorte de mélange entre Buck Danny et la collection Harlequin. Pourtant, malgré ces défauts, on ne peut nier qu'il se dégage de ces « Trois Soldats de l'aventure » un vrai parfum de nostalgie qui le rend indéniablement agréable et plaisant et, par conséquent, vivement conseillé aux nostalgiques !


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