| Qui l'a vue mourir ? - The Ecstasy of Films |
| Écrit par Mallox |
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Collection PROFONDO GIALLO
- Bande-annonce originale (3' 03")
Commentaire : Il n'y a strictement rien à reprocher techniquement à la qualité de ce dvd. L'image retrouve un éclat qui sied parfaitement au film, aussi bien ce grain omniprésent lors d'un brouillard rendant Venise trouble, que les contours, la netteté des objets et des couleurs lors de passages, souvent en intérieurs, plus stylisés. Rien à redire non plus au niveau sonore, le film ne souffre d'aucun traitement étouffé ni d'aucune saturation. Notons qu'à l'instar de Je suis vivant, sorti jadis chez Neopublishing, éditeur décédé s'il en est, il s'agit d'un giallo inédit en France en dvd et attendu depuis longtemps. Celui-ci est donc d'autant mieux venu. Ce serait déjà un plaisir que de l'avoir dans sa vidéothèque si ce n'était qu'en plus, l'objet en question recèle quelques bonus très intéressants.
Passons donc aux bonus si vous le voulez bien...
Le bonus suivant, "L'enfant des ténèbres", propose une rencontre avec Nicoletta Elmi. Cette dernière, presque surprise d'être sollicitée pour un entretien, ne cache pas que sa carrière d'actrice lui semble faire partie d'une partie révolue de sa vie, un chapitre clos. Elle revient sur ce qui l'a amenée au cinéma, le fait que sa tante l'ait emmenée faire des photos pour un magazine de mode pour enfants pour se retrouver dans un petit rôle au sein de "Il suo nome é Donna Rosa" aux côtés de Al Bano et Romina Power. Elle garde un très bon souvenir d'Adolpho Celli, de même de George Lazenby ("une personne très gentille") et revient ensuite plus largement sur le reste de sa carrière.
Avec "Écrire en noir", on a droit à un bonus assez court mais tout à fait passionnant. Francesco Barilli parle de sa collaboration avec Massimo D'Avak qui "écrivait comme un dieu" tandis que lui "dictait comme un dieu". La façon dont il explique cette complémentarité fait que l'on comprend que nul autre que D'Avak ne savait mieux retranscrire le monde de Barilli. Il explique qu'il n'écrivait que des fragments de scènes que son collègue transformait avec brio. Il rappelle qu'il est plus doué quant à lui pour les descriptions et que c'est ainsi par exemple qu'il a écrit Il Profumo della signora in nero. Il revient également sur certains changements opérés par Aldo Lado, certaines séquences supprimées ou modifiées.
Enfin, notons que cette édition nous gratifie de nouveaux sous-titres, conçus à partir du scénario et semble-t-il plus proches des intentions initiales et de l'esprit de Qui l'a vue mourir ?.
Reste à signaler que, pour compléter au maximum le plaisir procuré par le film et par l'objet, outre un formidable travail graphique sur les visuels de la jaquette et du fourreau, un livret d'une vingtaine de pages vient compléter de façon remarquable ledit dvd.
Bref, que dire d'autre pour vous convaincre de passer le cap de l'achat ? Un chouette film, très bien traité techniquement, une jolie jaquette réversible, des bonus aux contenus intéressants et complémentaires auxquels vient s'additionner ce livret que l'on peut également considérer comme un bonus de fort bonne qualité.
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