Technopères 8, Les
Titre tome: La Galaxie promise
Genre: BD européennes , Science-fiction , Space-Opéra
Année: 2006
Pays d'origine: France
Editeur: Les Humanoïdes associés
Scénario:
Alexandro Jodorowsky
Dessin:
Zoran Janjetov
Couleurs:
Fred Beltran
 

La nouvelle épopée d'Alexandro Jodorowsky touche donc à sa fin avec cette Galaxie promise, après être revenu sur l'ensemble de l'aventure d'Albino en sept tomes parfois inventifs, parfois répétitifs voir peu inspirés, ce final se consacre uniquement sur le temps présent et l'arrivée de nos pèlerin sur une planète habitable. Il faut reconnaître que cette odyssée de l'espace virtuel commençait un peu à s'essouffler en particulier sur les come-backs avec Tinigrifi et que ce dernier opus tombe à point.

Albino, devenu patriarche arrive donc à destination avec son demi-million de fidèles pan-techno ainsi que sa famille proche, bien sur cette terre idéalisée se montrera vite problématique car dès la seconde page le technopère suprême se voit confiner dans l'astronef... devenu une entité virtuelle, ce monde régit par des lois physiques le rejette.


Nos pèlerins étant cette fois tout seul, il devront apprendre à se défendre sans l'intervention de leur maître. Une pirouette narrative apparemment habile qui aurait pu permettre de modifier un peu le déroulement classique des épreuves subit par les pan-technos (danger toujours franchit grâce à l'intervention d'Albino), d'autant plus que la véritable épreuve (pas celle secondaire du monstre géant) est un combat intérieur lancé par des particules immatérielles et qui aurait pu mettre en avant l'éducation acquise lors de ce long périple. Malheureusement même si parfois on ressent que la famille proche d'Albino a su évoluer suite à leurs épreuves (en particulier Thark), il n'en est rien des pan-technos suivant leurs nouveaux guides comme des moutons et surtout notre troupe n'arrivera pas d'elle même à surmonter leurs doubles "maléfiques".

Pour franchir cette ultime barrière vers le bonheur, il faudra ni plus ni moins qu'une fusion étonnante d'Albino, suivi d'une transformation qui ne l'est pas moins afin d'aller converser avec l'entité autochtone.

Ce tome en lui même n'est pas mauvais mais il achève une série et une histoire trop lisse et trop parfaite (un périple sans pertes importantes, avec peu d'épreuves réellement difficile à surmonter) sur un ton identique, sans réelle surprise et ponctué par une morale très belle mais très naïve par forcement ratée mais un peu terne.

En ce qui concerne le travail de Zoran Janjetov et Fred Beltran, c'est dans la même veine que les autres tomes, des cases immenses, un style simple, froid et déshumanisé qui colle parfaitement à l'histoire, il faut aimer ce genre moderne mais personnellement je trouve ça très réussi.

Un happy end assez décevant pour une série plutôt moyenne comparée aux autres oeuvres mythiques de Jodorowsky.


Note : 6,5/10

 

gregore

 

A propos de cette BD :

 

- Site de l'éditeur : http://www.humano.com/

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6.50/10 ( 2 Votes )
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