Horreur dans la ville
Titre original: Silent Rage
Genre: Science fiction , Horreur , Action
Année: 1982
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Michael Miller
Casting:
Chuck Norris, Ron Silver, Steven Keats, Toni Kalem), William Finley, Brian Libby, Stephen Furst, Stephanie Dunnam...
 

John Kirby, qui est soigné pour de graves troubles psychiques, tue à la hache deux personnes. Son médecin soignant, Tom Halman, accompagné du shérif Dan Stevens, tente de le raisonner, mais la police tire et John Kirby, criblé de balles, est ramené à l'hôpital, son cerveau fonctionnant encore. Le Dr Phillip Spires tente alors une expérience : il lui injecte un sérum qui devrait permettre une rapide régénération des cellules. L'expérience réussit, mais le Dr Spires la garde secrète. Allison, la soeur de Tom, découvre bientôt, avec horreur, les corps poignardés de Tom et de sa femme Nancy...

 

 

Alors qu'il était encore actif sur les rings, Chuck Norris fut choisi grâce à son brillant palmarès sportif par Bruce Lee pour interpréter le rôle du méchant dans "La fureur de vaincre". Une aventure qui lui donna le goût du cinéma. Il retourne donc en Amérique et, encouragé par certains acteurs (comme Steve Mac Queen), il essaye de se faire un nom. Tout doucement, de séries C en séries B, il finira par devenir le poulain attitré de la défunte Cannon, pour finir paisiblement sa carrière à la télévision dans "Walker Texas Ranger". Au début des années 80, le brave Chuck n'arborait pas encore sa célèbre barbe mais une simple moustache et une coupe de cheveux que même Mireille Mathieu lui enviait. Il jouait alors dans des oeuvres pas toujours très réussies ("Octagon", "Les Casseurs"), mais qui commençaient à s'améliorer ("Dents pour Dents") pour enfin arriver à de vrais bons films d'action comme "Lone Wolf Mc Quade / oeil pour oeil", son meilleur film post Cannon.

 

 

Au milieu de tout cela une petite curiosité apparait, un mélange entre un film d'action bourrin et le film de psycho killer alors en vogue à l'époque. Le brave Chuck se retrouve donc face à une machine à tuer rendue quasiment indestructible par les miracles de la science, et surtout l'inconscience de quelques Frankenstein de bas étage, persuadés d'oeuvrer pour le bien de l'humanité malgré les cadavres qui s'accumulent autour d'eux. Le film démarre par une scène assez réussie qui nous montre un individu, passablement perturbé par sa famille d'accueil, téléphoner promptement à son psychiatre pour le prévenir de l'imminence de sa future crise. Peine perdue puisque le malade massacre allègrement ses colocataires, sous l'oeil horrifié du facteur et des badauds alertés par les cris de panique de la maîtresse de maison, qui finira par se taire à coups de hache. Le shérif arrive illico (c'est le brave Chuck) pour régler la situation, le psychopathe est arrêté non sans mal et, à peine assis dans la voiture de police, il essaye de s'échapper pour finir criblé de balle, sous le regard réprobateur de son psychiatre. L'histoire aurait pu en rester là si la science ne s'en était mêlée. En effet, le corps du tueur devient le cobaye idéal pour des expériences sur la régénération des cellules. Bref, quoi de plus logique que de rendre indestructible un psychopathe ! Evidemment, le bougre va survivre à ses blessures et, peu reconnaissant, va commencer à exterminer ses bienfaiteurs et leur entourage. Heureusement, le brave Chuck n'est pas loin !

 

 

Une démonstration de combat avec des bikers dans un bar, et le final où Chuck et sa petite amie essayent en vain d'éradiquer le tueur (avec une belle cascade de voitures), c'est un peu léger pour maintenir l'intérêt. En fait, à part les fans hardcore de Chuck Norris et les inconditionnels des psycho killers, peu de monde, je le crains, ne trouvera le moindre intérêt dans ce film qui s'amuse à aligner les clichés du genre. Ainsi, comme il est de coutume, le méchant en reçoit pour son grade en se faisant percuter, exploser, bruler ou noyer sans que cela ne l'arrête. Une vraie machine à tuer, interprétée avec conviction (mais sans finesse) par Brian Libby ("Heat", "Eraser", "Dans la ligne de mire", "Les Évadés"...). A ses côtés, outre le vaillant Chuck, on reconnaîtra ce bon vieux Ron Silver ("Timecop", "Blue Steel", "The Arrival"...) ou la belle Toni Kalem ("15 minutes", "Sister Act"). Le tout est filmé platement et sans originalité par Michael Miller, réalisateur de télévision (la série des ""Danielle Steel" c'est tout dire !), dont le seul titre de gloire sera un WIP avec Yvette Mimieux intitulé "Jackson County Jail" alias "La prison du viol". Un beau gâchis, car on a l'impression d'être passé à côté de quelques chose d'intéressant (mélange de film d'action bourrin + Vendredi 13). Cependant, même raté, le film reste une curiosité, notamment pour son final très "Tex Avery".

 

 

The Omega Man

 

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