Owner, The
Titre original: El Propietario
Genre: Erotique , Horreur
Année: 2008
Pays d'origine: Argentine
Réalisateur: Javier Diment & Luis Ziembroski
Casting:
Jimena Anganuzzi, Carla Crespo, Mario Das Arias, Edgardo Livov Macklin, Luis Ziembroski, Daniel Kargieman...
 

La descente aux enfers d'une actrice lesbienne qui va devenir l'objet de la concupiscence de son voisin légèrement dérangé.

 

 

Une actrice lesbienne emménage dans son nouvel appartement. La pauvre ne sait pas que celui-ci est truffé de caméras permettant à son propriétaire et voisin de l'observer constamment. Un petit jeu pervers qui pourrait rester innocent si le maniaque n'avait aussi piégé l'appartement avec un habile système pour gazer et endormir sa voisine. C'est ici que l'histoire devient croustillante, puisque notre pervers pépère ne se contente plus d'observer, mais en profite pour "ramoner" joyeusement sa belle voisine et taper l'incruste dans son appartement. Chose assez invraisemblable, celle-ci ne semble pas remarquer la chose sauf qu'elle a subitement mal au bas du ventre et à l'arrière train. Il faut bien avouer que, psychologiquement, la pauvre commence à s'emmêler les pinceaux en s'identifiant un peu trop au personnage qu'elle interprète (une malade attirée par les pervers), au point que sa petite amie la quitte.
Ne sachant plus très bien ce qui se passe réellement, la pauvre devient malgré elle la compagne de substitution de son propriétaire qui vit avec elle une passion à sens unique et surtout très sexuelle. Evidemment, la victime tombe enceinte, ce qui ne va pas arranger son état mental puisqu'elle croit carrément avoir été fécondée par Dieu lui-même.

 

 

Dans le genre "bien atteint", le fameux propriétaire est un cas particulièrement gratiné ; laid comme le bulldog de "Tom & Jerry", il viole comme il irait boire le café avec cette voisine tellement désirable (superbe Jimena Anganuzzi). Il faut souligner la prestation de Mario Das Arias, qui fait vraiment frémir avec sa tronche de voisin de palier basique, le tout sans jamais forcer et tomber dans l'hystérie. L'opposé de sa voisine qui dégringole à vive allure la pente savonneuse de la folie, pour arriver au final où, complètement hystérique, elle fait face via l'écran à la terrible vérité. Dieu n'est pas celui qu'elle croit.
Après un démarrage bien sanglant, mais qui va s'avérer être l'épisode d'une série horrifique dont notre héroïne est l'actrice principale, le film nous présente donc cette dernière, la toute mignonne mais insipide Jimena Anganuzzi, un petit bout de femme qui fera craquer son bougon de voisin, qui pourtant la destinait préalablement à un amateur de snuff movie. Mais lorsque celui-ci entreprend de grimper notre belle au bois dormant, notre violeur "fleur bleue" disjoncte et massacre l'infâme goujat qui ne saurait apprécier la belle à sa juste valeur. D'ailleurs, personne ne le peut, même pas sa pouffe de petite amie, qui fera une scène de jalousie dans le couloir sans savoir que sa belle se fait trousser par son voisin. De plus en plus entreprenant, notre maniaque se crée son propre univers, où il s'occupe de sa petite femme (lui faire les ongles, changer les fleurs...) ; bref, une obsession qui se transforme en une banale vie de couple. Sauf pour l'héroïne qui tombe en pleine schizophrénie galopante au point de perdre toute sa personnalité. C'est alors que son partenaire à l'écran prétend être le père de l'enfant, ce qui, bien sûr, ne va pas plaire du tout à notre proprio queutard, qui va illico envoyer le bougre ad patres. En même temps, la pauvre actrice complètement déphasée poignarde son amante venue la sauver.

 

 

Mine de rien, le cinéma argentin nous gratifie de temps à autres de quelques petites perles de sauvagerie, comme l'intéressant rape & revenge "I'll Never Die Alone". Voici donc le moins réussi "The Owner", très influencé par un certain cinéma espagnol C'est simple, par moments au dirait du Almodovar avarié (on pense à une version hard d'"Attache-moi"). Le pire, c'est que "The Owner" aurait pu devenir un chef d'oeuvre dérangeant de déviance moite. Il n'en est malheureusement rien, la faute à des scènes de viols en papier glacé trop clean (on se croirait dans "Sliver", la purge post "Basic Instinct" avec Sharon Stone) et un manque total d'identification. Car en effet le spectateur ne peut se tourner vers le propriétaire (certes, c'est un être basique mais peu sympathique), ni sur sa voisine qui semble complètement dépassée par les événements, au point que l'on se fout complètement de son sort. Pire, on se surprend à penser qu'elle mérite bien ce qu'il lui arrive ! Et même si le film fait preuve d'un certain érotisme (surtout pour un téléfilm), l'ensemble demeure trop artificiel et n'arrive pas à captiver complètement. Dommage.

 

 

The Omega Man

 

En rapport avec le film :

 

# La fiche dvd Oh My Gore! du film "The Owner"

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