[M] [Critique] Laissez bronzer les cadavres

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Psychovision.net Index du Forum :: Western / Polar / Guerre
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Bastien
40 % irradié
40 % irradié


Inscrit le: 19 Mar 2008
Messages: 366

MessagePosté le: Mer Déc 13, 2017 5:34 pm    Sujet du message: [M] [Critique] Laissez bronzer les cadavres Répondre en citant





Laissez bronzer les cadavres

Genre : Polar, Thriller

Année : 2017

Pays d'origine : France, Belgique

Réalisateurs : Bruno Forzani et Hélène Cattet

Casting : Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Bernie Bonvoisin, Michelangelo Marchese, Marc Barbé, Marine Sainsily, Hervé Sogne, Pierre Nisse, Aline Stevens, Dorylia Calmel, Dominique Troyes…

Aka : Let the Corpses Tan


Bruno Forzani et Hélène Cattet : un duo de réalisateurs plus que prometteur. Après être apparus avec un film saisissant, Amer (2009), puis un second opus déroutant, L'Etrange couleur des larmes de ton corps (2013), on était plus qu’impatients de découvrir un nouveau film qui consacrerait, en quelque sorte, les promesses contenues dans leurs deux premiers films tout en corrigeant, également, les quelques scories qui pourraient rendre quelque peu hermétique l’appréhension de leur cinéma. Point de giallo pour ce troisième opus mais un autre genre emprunté au cinéma populaire, celui de notre âge d’or : le polar, avec pour base scénaristique un roman publié en 1971 dans la collection Série noire chez Gallimard, cosigné par Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid.

Les romans de Jean-Patrick Manchette ont maintes fois été adaptés au cinéma : Gunman (2015), Le Choc (1982), Pour la peau d'un flic (1981), Trois Hommes à abattre (1980) ou Folle à tuer (1975). Quant à Jean-Pierre Bastid, en marge de son activité de romancier, il a fréquemment oeuvré au cinéma en tant que scénariste : L'Enfer sur la plage de José Bénazéraf (1966), La Peur et l'amour (1967) et La main noire (1968) de Max Pécas ou Dupont Lajoie d'Yves Boisset (1975) mais également en tant que réalisateur : Massacre pour une orgie (1966) ou Hallucinations sadiques (1969).

Bref, de nouveaux horizons, de nouvelles promesses et une solide attente de la part des spectateurs… Qu’en est-il au final ?

Dans une étrange communauté gravitant autour d’une artiste peintre vivant hors des conventions et des contingences du monde civilisé, quelque part en bord de mer dans les années 70, un quatuor de types patibulaires opère un casse d’un fourgon blindé. Si l’opération réussit bien, les lingots d’or étant désormais en leur possession, ils savent qu’il n’est pas facile de s’exfiltrer incognito du patelin. Aussi décident-ils de rester quelque temps chez notre artiste, ainsi que son voisin, afin de faire profil bas et d’affiner leur alibi.
Pas de chance, la nouvelle épouse du voisin débarque sans prévenir, avec un enfant en bas âge et une nounou, ce qui met à rude épreuve les nerfs de nos braqueurs.
Le pire ne tarde pas à venir lorsqu'un couple de gendarmes en moto, assez perspicaces, viennent procéder à une vérification de routine. Mal leur en prend et la gendarmette est la première à subir le feu des truands… Il va s’en suivre une nuit de survie épouvantable, éprouvante, autant pour les civils pris entre les deux feux, que pour notre défenseur de la loi qui devra puiser dans ses ultimes ressources pour survivre, mais également pour nos braqueurs qui se déchirent…





Si le cinéma de Bruno Forzani et Hélène Cattet s’inspire clairement du cinéma italien des années 70 pour l’esthétisme ou encore l’utilisation de certains ressorts tels que l’Eros et le Thanatos, nos réalisateurs, soutenus par une paire de producteurs courageux et visionnaires (François Cognard et Eve Commenge), s’accaparent les codes et la substance de cette mouvance cinématographique pour proposer quelque chose de neuf. Une vision et un style qui transcendent largement le matériau de base, que ce soit du point de vue esthétique ou dans la transgression des tabous. C’est bien simple, on n’avait jamais vu quelque chose d'à la fois aussi avant-gardiste mais également aussi libre par rapport aux conventions et aux bonnes mœurs modernes : un retour vers un cinéma clairement sexué et transgressif.

La réalisation, d’un point de vue technique, alterne le visionnaire, l’avant-gardiste et l’inédit, mais aussi, surtout au début, un découpage exagérément serré et séquentiel, notamment dans les gros plans sur les personnages. Un séquençage que l'on pourrait d'ailleurs croire emprunté à la bande-dessinée qui ralentit quelque peu la fluidité du métrage et la lisibilité pour le spectateur qui manquerait presque de décrocher. Il est à noter que l’on sent le budget serré, ce qui est renforcé par l’unité de lieu et l’hermétisme relatif de l’histoire. L’utilisation du facteur temporel, fidèle au roman original dans lequel chaque début de chapitre indique l’heure de l’action à la minute près, s'avère quelque peu lassante à force de répétition et d’insistance, tel un frein à main narratif qui nous empêche de totalement nous immerger. Mais une fois ces écueils de style digérés, le film ne cesse de progresser pour fournir des émotions visuelles et images jamais vues jusqu’alors. Si d’excellentes idées sont à noter, notamment le parallèle entre les fourmis qui évoluent, frénétiques, dans le décor en plan vertical, pour filer la métaphore avec nos personnages qui ne vont pas tarder à se dévorer, le clou pictural du film réside dans la scène où l’un des personnages s’accapare les lingots d’or dans le coffre de la voiture. Il baigne dans une myriade de petites flammes qui arrosent le décor pour susciter l’enchantement. Des images de toute beauté, presque irréelles, que personne n’avait proposées avant ce film, à notre connaissance du moins.





Ce talent esthétique est, indéniablement, la marque des très grands réalisateurs et l'on peut supposer que notre duo de réalisateurs ne va cesser de nous surprendre sur ce terrain. D’ailleurs, notre scène se conclut avec une balle qui rentre dans le corps d’un personnage, avec un effet chromatique dont la beauté transcende, là encore, ce qui avait été fait auparavant. Mais le pivot du film réside dans le personnage qui introduit et achève notre récit. Un ange de la mort que l’on découvre par des flashbacks, là encore réalisés avec une maestria technique quasi inégalée, et qui trouve sa justification à la fin. Des instants féeriques qui démontrent qu'il n’est nul besoin de disposer de budgets indécents pour faire avancer la matière cinématographique, ni de retouches infographiques rectifiant l’image à l’infini ou presque, pas de trois dimensions dont les spectateurs se lassent déjà, ni même d’un procédé Imax oiseux, mais qu’il suffit d'une vision et de l’ambition de faire avancer un art par un artisanat inspiré qui, d'ailleurs, pourrait bien être imité ici ou là, pour revenir mâché et édulcoré via un canal hollywoodien...

Édulcorer ne fait manifestement pas partie des intentions de Bruno Forzani et Hélène Cattet qui proposent des morts violentes, cruelles et quasi sexualisées. On aurait peut-être aimé un sort différent pour l’un des gendarmes mais le caractère intransigeant de l’œuvre initiale était ainsi…

Nous avons incontestablement affaire à un cinéma adulte, transgressif, ouvertement sexué et éminemment artistique. En effet, il est nécessaire de voir le film pour saisir l’allusion de l’affiche et la portée implicite de ces lignes. Rarement on aura vu une telle audace, un tel affranchissement des conventions. A l’heure d’un formatage indéniable, et cela à niveau planétaire où toutes les histoires semblent sortir de la même usine, nous avons enfin un film dérangeant, qui s’adresse aux adultes en refusant de les infantiliser. Un phénomène rare de nos jours et une démarche d’intégrité à saluer car se positionnant à contre-courant, qui hisse un peu plus notre film au rang d’art, au-delà du style et de l’inventivité de la mise en scène. Il convient donc de saluer ce film, malgré ses défauts, ses limites, qui grèvent ici ou là l’histoire, pour retenir la matière cinématographique pour le moins explosive, avant-gardiste, brûlante, dans la forme comme dans l’intention, de Laissez bronzer les cadavres.





Côté casting, on retrouve avec plaisir quelques figures bien connues, dont l'actrice d'origine roumaine Elina Löwensohn, égérie de Hal Hartley pour lequel elle tourna cinq fois (Amateur, Flirt, Simple Men, etc.) puis de Bertrand Mandico qui la dirigea dans neuf courts-métrages et dans son premier long Les Garçons sauvages, déjà remarqué dans plusieurs festivals et qui devrait connaître une sortie nationale en février 2018 ; Stéphane Ferrara, ancien champion de boxe reconverti au cinéma dans les années 80, dont la carrière compte pas moins de 64 rôles pour des réalisateurs aussi variés que F.J. Ossang (Le Trésor des îles chiennes et Docteur Chance aux côtés de Joe Strummer), Tinto Brass (Paprika) ou Jean-Luc Godard dans Détective aux côtés de Johnny Hallyday, sans oublier Sergio Gobbi dans l'inénarrable La Nuit du risque ! Bernie Bonvoisin, chanteur et co-fondateur du groupe Trust a lui aussi effectué une belle reconversion en tant qu'acteur et réalisateur notamment avec les très remarqués Les Démons de Jésus (1997) et Les Grandes bouches (1999). N'oublions pas la légendaire Dominique Troyes, plus connue sous le nom de Marilyn Jess ou Patinette qui fit les beaux jours de l'âge d'or du X français avec des titres comme Dans la chaleur de St. Tropez et Adorable Lola de Gérard Kikoïne ou La Femme-objet de Claude Mulot et que l'on retrouvera bientôt sur les écrans en compagnie d'une autre légende du genre, Alban Ceray, dans L'Amour est une fête dont l'action se situe dans le milieu du porno au début des années 80.

Si les fans du cinéma de genre ont œuvré, bataillé même, pour que les réalisateurs du cinéma bis aient enfin quelque reconnaissance, démarche par ailleurs reprise par certaines revues grand public, Laissez bronzer les cadavres leur propose un nouveau défi : être les découvreurs avant-gardistes d’une nouvelle tendance, d'un élan du cinéma moderne qui pourrait prendre de nouvelles marques avec Hélène Cattet et Bruno Forzani. Une belle bataille en perspective qui ne sera jamais trop précoce...

Qui peut prédire la destinée de Bruno Forzani et Hélène Cattet ? Vont-ils continuer dans une veine aussi farouche, aussi indépendante ou, au contraire, mettre leur indéniable talent au service d’un marché lucratif, la publicité par exemple, où leur maestria visuelle ferait merveille sur des formats courts ? Si notre duo se voyait proposer des formats visant davantage le grand public, pourrait-il se tourner vers un cinéma plus lisible afin de séduire une plus large audience, quitte à revenir en alternance à de petits budgets, où ils pourraient transgresser à nouveau les limites actuelles ? L'avenir nous le dira. En tout cas, soyez avant-gardistes : allez voir et soutenez "Laissez bronzer les cadavres" !



_________________
http://leroyaumedesavis.over-blog.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
flint
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 13 Mar 2007
Messages: 8664
Localisation: cusset-plage

MessagePosté le: Mer Déc 13, 2017 7:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Bastien pour ce compte-rendu. Si l'on peut récupérer des captures d'images et une affiche, cela nous fera une sympathique chronique à mettre en ligne !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
sigtuna
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 08 Jan 2010
Messages: 4193

MessagePosté le: Mer Déc 13, 2017 8:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

enaccord8
Bon la forme est un peu, comment dire pamphlétaire... mais ce serait effectivement sympa de la transfo en critique.
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
flint
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 13 Mar 2007
Messages: 8664
Localisation: cusset-plage

MessagePosté le: Jeu Déc 14, 2017 6:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et sinon, au-delà de l'esthétique, qu'en est-il du casting ?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Bastien
40 % irradié
40 % irradié


Inscrit le: 19 Mar 2008
Messages: 366

MessagePosté le: Jeu Déc 14, 2017 7:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour les images !

En ce qui concerne le casting, c'est surtout, à mon sens, Hervé Sogne qui tire son épingle du jeu avec un jeu intéressant bien que, finalement, la caractérisation des personnages ne soit pas le point fort de notre film.

Quant au côté enthousiaste de cette critique, ma foi, si j'écris sur ce sujet c'est précisément parce que j'ai aimé !

Notre film n'est pas parfait, cela est souligné de temps à autres, mais il est suffisamment novateur dans la forme, dans l'approche, le ton, l'audace mais aussi dans le rendu pour sublimer ses défauts.

Attention toutefois, certaines personnes n'ont pas aimé, d'autres se sont laissé le temps de mûrir leur avis, tandis que d'autres ont énormément apprécié. A l'heure où certaines des ultimes gloires du cinéma bis italiens, dont Umberto Lenzi, se sont malheureusement éteintes, il est intéressant que la relève demeure active et qu'elle présente des oeuvres à la fois novatrice et sulfureuse.
_________________
http://leroyaumedesavis.over-blog.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Valor
Psycho-cop
Psycho-cop


Inscrit le: 22 Fév 2007
Messages: 5243
Localisation: Vanves

MessagePosté le: Ven Déc 15, 2017 6:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hé Bastien, t'as oublié que je t'avais posté plein de zolies captures en MP ?

Donc :






















En tous cas bravo pour ta critique, je partage totalement ton enthousiasme et même plus : aucune réserve sur le découpage du début de mon côté, j'ai adoré de A à Z ! enaccord8

Comme disait Philippe, je pense que le casting qui comporte quand même quelques "pointures" plus ou moins consensuelles mériterait bien d'insérer quelques lignes... On voit ça en MP ? icon_wink
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Throma
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 25 Nov 2004
Messages: 3449
Localisation: Masse à chaussettes

MessagePosté le: Ven Déc 15, 2017 7:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

B'jour Tinte...heu Bastien.
Question toute simple : si l'on est totalement hermétique aux précédents travaux du duo, peut-on adhérer à celui-ci (qui semble s'éloigner de la branlette giallesque) ?
_________________
http://www.vhs-survivors.com/myvhs.php?alias=Throma
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
mallox
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006
Messages: 15691
Localisation: Vendée franco-française

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2017 6:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour la critique, Bastien, et merci pour la com, les gars...

Vu le [C] mis, je m'étais déjà fais chier à tout mettre en ligne, à trouver d'autres captures, et la chro était programmée pour mardi, histoire de rendre hommage au boulot fourni.

Ben, prévenez moi, à l'occaz, quand vous trouverez 30 secondes pour ça et que vous considérerez l'ensemble bon à mettre en ligne. enaccord8 new_diable


Bobonne.
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Bastien
40 % irradié
40 % irradié


Inscrit le: 19 Mar 2008
Messages: 366

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2017 9:09 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense, cher Throma, qu'il s'agit d'une évolution dans la forme et que, effectivement, leur premier, et surtout second, films étant assez hermétiques, celui-ci est plus accessible...

Merci Mallox pour le travail.
Je n'ai pas très bien compris...Tu avais rédigé toi-aussi quelque chose ?
_________________
http://leroyaumedesavis.over-blog.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
mallox
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006
Messages: 15691
Localisation: Vendée franco-française

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2017 9:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bastien a écrit:
Je n'ai pas très bien compris...Tu avais rédigé toi-aussi quelque chose ?



Non non, c'est juste que je l'avais mise en ligne suite au [C], cherché des captures complémentaires, le casting, les genres etc. pour la mettre en ligne.
Travail de "retaillage" d'images et d'hébergement de captures refait donc.

Mais vu que tu sembles désormais bien placé pour m'exonérer d'impôts sur le revenu, le préjudice subi peut se négocier là-dessus ! ico_mrgreen
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Bastien
40 % irradié
40 % irradié


Inscrit le: 19 Mar 2008
Messages: 366

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2017 10:37 am    Sujet du message: Répondre en citant

Euh...En tout cas, il faudrait que l'on puisse enfin se rencontrer !
_________________
http://leroyaumedesavis.over-blog.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
mallox
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006
Messages: 15691
Localisation: Vendée franco-française

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2017 10:41 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ok. À quel centre de recouvrement te trouve t-on ? Faut-il prendre rendez-vous ? Un échéancier, c'est possible ? new_help

Chez George Hilton pour le réveillon, c'est bon ?
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
mallox
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 10 Sep 2006
Messages: 15691
Localisation: Vendée franco-française

MessagePosté le: Jeu Avr 19, 2018 4:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de Bastien et très bien. Vraiment très bien. Bravo d'ailleurs !

Alors bizarrement, moi qui suis assez preneur des 2 premiers films (encore que j'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de "L'Étrange couleur des larmes de ton corps" à la revoyure et que je n'ai aucune envie de revoir "Amer"), bah je suis resté extérieur, je ne suis pas rentré dedans. En fait les allers-retours de caméra lors de dialogues, au début, m'ont même fait marrer en plus de m'agacer un brin. Celui-ci est un peu plus fluide au niveau narratif ce qui, peut-être, lui a valu et lui vaudra un peu plus d'adhésion, mais cet art de la pose à tout prix a vite eu raison de moi.
Je peux pas dire, y a clairement une vision, une envie de cinéma et le côté polar vu comme western urbain (avec pas mal de musiques issues du spagh) n'est pas une mauvaise idée, mais je sais pas, j'ai l'impression de voir des gens dans une impasse, incapables de réinventer leur cinéma, se parodiant même, ou pas loin.
Et à la fin, l'avant-garde me fait penser à de l'arrière-garde.


Mais bon, par exemple, en réponse à ça :

Citation:
Question toute simple : si l'on est totalement hermétique aux précédents travaux du duo, peut-on adhérer à celui-ci (qui semble s'éloigner de la branlette giallesque) ?


J'ai envie de dire à Throma que c'est pas la peine d'essayer. En même temps de tenter tout de même. J'ai lu des gens qui n'avaient pas kiffé les précédents et qui l'avaient apprécié malgré tout. Je crois qu'ici, tous autant que nous sommes, on est pas à film nul près. Donc autant tenter, même 1/2h. Qui sait...

L'autre prob du film à mon humble avis est de faire la même chose qu'avec le giallo : un objet sensuel qui recrache des sensations sensuelles façon pseudo-subconsciente, un truc que j'appréciais car proche de l'aspect psyché perturbée du giallo. Sauf qu'avec le polar, hum, ça m'a paru moins pertinent...
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
sigtuna
Super héros Toxic
Super héros Toxic


Inscrit le: 08 Jan 2010
Messages: 4193

MessagePosté le: Mer Avr 25, 2018 9:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui bah, 200 % d'accord avec Mallox : un exercice de style qui tourne à vide et qui sonne creux.
Sinon la bande son est bien frank_PDT_10
Ah oui la jeune métisse aussi ico-porc (physiquement s'entend, parce qu'au niveau du jeu ce n'est pas sur ce genre de film expérimental que l'on peux s'en rendre compte).
_________________
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Psychovision.net Index du Forum :: Western / Polar / Guerre Toutes les heures sont au format GMT
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum




Powered by phpBB © 2001, 2002 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com Charcoal2 Theme © Zarron Media