[M] [Critique] Au-dessus de la Loi - 1987

 
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mallox
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MessagePosté le: Dim Jan 06, 2019 9:00 am    Sujet du message: [M] [Critique] Au-dessus de la Loi - 1987 Répondre en citant



Au-dessus de la Loi - 1987
(Number one with a bullet)

Origine : États-Unis
Genre : Polar

Réalisé par Jack Smight
Avec Robert Carradine, Billy Dee Williams, Peter Graves, Valerie bertinelli...

McCoy et Bass, deux flics de la brigade des stups de Los Angeles, sont chargés d'escorter jusqu'à Sans Francisco le témoin-clé d'une importante affaire de drogue. Mais l'homme qu'ils doivent protéger est abattu par un tueur profesionnel.
Cette faute leur vaut d'être mutés derrière un bureau. Détéerminés à démasquer le cerveau de ce trafic de drogue, McCoy et Bass décident de mener leur propre enquête même si cela signifie passer au-dessus de la loi. C'est le début d'un dangereux engrenage au cours duquel leur vie va rapidement se trouver menacée...

Et c'est un petit buddy-movie plutôt sympathique, produit par la Cannon. Un peu bas du front, dans la foulée de "L'Arme fatale", financée/commanditée par les très cérébraux Menahem Golan et Yoram Globus qui lourdent une sorte de best of eightie en la matière.

D'ailleurs en écrivant je ne cesse de me dire que c'est un film à l'Omega Man (limite même s'il ne couche pas avec) et qu'il en parlera mieux que moi. Alors je me contenterai de dire que c'est réalisé par Jack Smight (dont The Omega Man a chroniqué Damnation Alley en plus de causer de "La Bataille de Midway" dans la TV du soir : La Bataille de Midway). Réalisateur ni bon ni mauvais, soit dit en passant. "La Balade du bourreau" demeurant probablement son travail le plus original (encore que "Le Refroidisseur de dames", "Détective privé", "The Illustrated Man" ou "Évasion sur commande" se défendent honorablement, le premier surtout, bouffé par Rod Steiger).


Quelques captures, en attendant...

















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MessagePosté le: Dim Jan 06, 2019 3:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

new_arme2 Pas de chance celui la je le connaissait même pas ! Mais je mène mon enquête fainaim01
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MessagePosté le: Jeu Jan 31, 2019 6:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Number One With A Bullet
Au Dessus de la Loi


Réalisateur: Jack Smight
Ecrit par Gail Morgan Hickman, Andrew Kurtzman, Rob Riley & James Belushi
Musique Alf Clausen
Image: Alex Phillips, Jr.
Montage: Michael J. Duthie

Avec Robert Carradine (Dét. Barzak), Billy Dee Williams (Dét. Hazeltine), Valerie Bertinelli (Teresa Barzak), Peter Graves (Capitaine Ferris), Doris Roberts (Mme Barzak), Bobby Di Cicco (Malcolm), Ray Girardin (Kaminski), Barry Sattels (DeCosta), Mykelti Williamson (Casey) et Jon Gries (Bobby Sweet).

McCoy et Bass, deux flics de la brigade des stups de Los Angeles, sont chargés d'escorter jusqu'à Sans Francisco le témoin-clé d'une importante affaire de drogue. Mais l'homme qu'ils doivent protéger est abattu par un tueur profesionnel.
Cette faute leur vaut d'être mutés derrière un bureau. Détéerminés à démasquer le cerveau de ce trafic de drogue, McCoy et Bass décident de mener leur propre enquête même si cela signifie passer au-dessus de la loi. C'est le début d'un dangereux engrenage au cours duquel leur vie va rapidement se trouver menacée...

Pour les amateurs le studio "Cannon" représente la quintessence du cinéma d'exploitation américain des années 80, une mentalité de marchand de tapi associer à une recherche permanente de respectabilité. La politique schizophrène du studio est de produire un nombre important de série b (un vingtaine par an) dans le but de financer des projets plus honorable comme "Runaway Train" de Konchalovski, "Pirates" de Polanski, "Othello" de Zeffireli ou le contrat pour deux films de Stallone.
La "Cannon" peut compter sur un noyaux de fonctionnaire qui travaille pour le studio comme les acteurs Charles Bronson, Chuck Norris ou Michael Dudikoff, et les réalisateurs Jack lee Thompson, Aroon Norris ou Sam Firstenberg. Ce qui n'empêche pas le studio de sous traiter pour atteindre son cotât c'est le cas pour ce film dont la réalisation échoie à Jack Smight téléaste en fin de carrière (il réalisera encore "La nuit du Sérail" en 1989), sans génie mais efficace (il a réalisé un "Frankenstein" honorable), qui de temps en temps ne dédaigne pas un petit film cinéma (747en Périls, Midway,...). De toute façon le talent du réalisateur se limite a coordonné les secondes équipes et les acteurs, seul les réalisateurs prestigieux on réellement une liberté total, les autres ne sont en général la que pour servir de prête nom. En effet les films produit par le studio ont une sorte d'autonomie propre (un film peu comporter jusque huit "second" réalisateur) ce qui permit a de fidèle lieutenants comme Gedeon Amir (POW), Mark Buntzman (Exterminator 2) ou Lance Hool (Missing in Action 2) de devenir réalisateur.

Lorsque leurs acteurs fétiches ne sont pas libre, le studio engage un peu tous ce qui ce présente, pourvut que la personne aie un nom qui disent quelques chose ou soit associer à un gros succès. Comme c'est le cas pour les deux têtes d'affiche engagée pour ce film ! Ainsi Billy Dee Williams est surtout connut pour son personnage de Lando Carlissian (L'Empire contre attaque et Le Retour du Jedi) ce qui lui assure une rente à vie. Cela n'a pas empêché l'acteur de mener une belle carrière parsemée de quelques belle prestation (New York deux heure du Matin, Les Faucons de la Nuit, Deadly Illusion,...). Alors que Robert Carradine (132 films) est le fils de John (350 films et séries dont "Les 10 Commandements, Hurlement") et frère de David (240 films), Keith (130 films), avec qui il tourne "Le Gang des Frères James" de Walter Hill, un nom famille lourd a porter mais le cadet s'en sort pas mal avec une filmographie des plus variées (Revenge of the Nerds, Orca,...).
Leur supérieur n'est autre que Peter Graves, qui compte à son actif un bonne centaine de série ou de films et pourtant l'acteur restera à jamais Le Jim Phelps de la série "Mission Impossible (1967-1973 & 1988-1990).

Nick Barzack (Robert Carradine) est tellement fou que tous les criminels l'ont surnommé "Beserk.". Son partenaire Frank Hazeltine (Billy Dee Williams) est un amateur de Jazz et un séducteur incorrigible, basé sur un scénario rédigé à quatre dont le scénariste Gail Morgan Hickman (Le Justicier Braque les Dealers et La Loi de Murphy) et l'acteur James Belushi ("Double Détente" avec Swarzy) l'histoire fait furieusement penser à "L'Arme Fatale" sauf que le film de Smight est sortit une semaine avant. Evidemment cette série b sympa ne pouvait rivaliser avec la machine de guerre de Richard Donner, qui avait une meilleure distribution, un meilleur scénario, un meilleur réalisateur, de meilleures scènes d'action et de meilleures blagues. Pourtant le film n'est pas déplaisant parce qu'il semble prendre un malin plaisir a explorer toute les pistes que son homologue a laissé tomber. Il est intéressant de constater que partant de la même histoire, l'éternel duo de flic diamétralement opposé, les deux films prennent des directions différente, le film de Smight préférant parfois s'aventurer vers la comédie pure (Carradine est vedette de plusieurs films de ce genre) plutôt que l'action débridée. Pour preuve la scène surréaliste de la fête foraine ou policier et trafiquant, tous déguisé (dont deux en femmes !), se tirent allégrement dessus pour finir par une prise d'otage dans une salle de bingo.

Sans jamais vraiment décoller le film instaure sa propre dynamique. Ainsi au lieu d'éviter les situations parfois ultra codifiée du genre, le script plonge à pied joint dedans quitte à éclabousser, juste pour le "fun". L'un des policiers est un solitaire dépressif, qui vit dans un appartement avec sa moto dans le salon et mange de la viande crue avec de la sauce barbecue, alors que son partenaire est un adepte de la nourriture diététique, amateur de Tai Chi et semble attirer les jolies filles comme un aimant ! Le film n'en rate pas une, au point de devenir jubilatoire !
Le pire c'est que cela fonctionne, notamment grâce à un duo aussi improbable que sympathique (Carradine prenant un malin plaisir a faire foirer tous les rendez vous de son partenaire) qui réussit à faire oublier la pluie de cliché qui nous tombe dessus, au final on passe un agréable moment !

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CORRECTION :

Avec Robert Carradine, Billy Dee Williams, Valerie Bertinelli, Peter Graves, Doris Roberts, Bobby Di Cicco, Ray Girardin, Barry Sattels, Mykelti Williamson, Jon Gries…


McCoy et Bass, deux flics de la brigade des stups de Los Angeles, sont chargés d'escorter jusqu'à San Francisco le témoin-clé d'une importante affaire de drogue. Mais l'homme qu'ils doivent protéger est abattu par un tueur professionnel.
Cette faute leur vaut d'être mutés derrière un bureau. Déterminés à démasquer le cerveau de ce trafic de drogue, McCoy et Bass décident de mener leur propre enquête même si cela signifie passer au-dessus de la loi. C'est le début d'un dangereux engrenage au cours duquel leur vie va rapidement se trouver menacée...

Pour les amateurs, le studio "Cannon" représente la quintessence du cinéma d'exploitation américain des années 80 ; une mentalité de marchand de tapis associée à une recherche permanente de reconnaissance. La politique schizophrène du studio consiste à produire un nombre important de séries B (une vingtaine par an) dans le but de financer des projets de facture plus noble comme "Runaway Train" de Konchalovski, "Pirates" de Polanski, "Othello" de Zeffirelli, voire de décrocher un contrat pour deux films avec Stallone ("Cobra" et "Over the Top").
La "Cannon" c’est aussi une époque où ce genre de firme peut compter sur un noyau de « fonctionnaires » œuvrant sous contrat pour le studio : citons au rayon acteurs et pour les plus emblématiques, Charles Bronson, Chuck Norris ou encore Michael Dudikoff ; au niveau des réalisateurs, Jack Lee Thompson, Aroon Norris ou Sam Firstenberg sont régulièrement convoqués.
Cela n'empêche en rien le studio de faire sous-traiter ses productions afin d’atteindre un quota prévu d’avance. C'est le cas pour ce film dont la réalisation échoie à Jack Smight, réalisateur alors en fin de carrière qui tournera encore un film après celui-ci, en 1989, "La Nuit du Sérail". Une bobine certes dénuée de génie mais efficace. Sa version de "Frankenstein" demeure très correcte et Smight est aussi un artisan qui ne rechigne pas à tourner pour le cinéma (« Harper », « 747 en Péril », « Midway » ...). Et puis celui-ci est considéré comme un solide faiseur plutôt qu’un auteur, ce que les studios ont tendance à exiger de sa part est de coordonner les secondes équipes en plus de diriger correctement ses acteurs. On le sait bien, seuls les réalisateurs prestigieux bénéficient d’une réelle liberté, bien que celle-ci soit rarement totale. Les autres, les représentants d’une classe moyenne pourtant majoritaire, font souvent office de prête-noms. Par essence même, les films estampillés Cannon possèdent une autonomie qui leur est propre et leurs productions peuvent comporter jusqu'à huit coréalisateurs, système qui a au minimum le mérite de permettre à de fidèles lieutenants (Gedeon Amir / "POW"), Mark Buntzman / "Exterminator 2" ou Lance Hool /"Missing in Action 2") de passer à la mise en scène, au premier plan.

Lorsque leurs acteurs fétiches et bancables ne sont pas libres, les studios finissent par engager le dernier des derniers acteurs libres, pourvu qu’il ait un nom ou qu’il soit associé à un gros succès et que son physique l’évoque. C’est le cas pour les deux têtes d'affiche engagées pour « Number One with a Bullet » !
Billy Dee Williams a marqué les esprits avec son personnage de Lando Carlissian (« L'Empire contre-attaque » et « Le Retour du Jedi »), s’assurant avec ce succès une rente à vie. Cela ne l'a pourtant pas empêché de mener une carrière parsemée de quelques mémorables prestations (« New York, deux heures du matin », « Les Faucons de la Nuit », « Deadly Illusion » ...).
Robert Carradine peut de son côté se targuer d’une filmographie recelant pas moins de 132 films. Il est le fils du légendaire John Carradine et porte, comme ses frères David (240 films) et Keith (130 films), un patronyme lourd à porter, ce qui ne les empêche pas de se retrouver parfois en famille (« Le Gang des frères James » de Walter Hill). Malgré la reconnaissance plus grande des deux frangins susnommés, le cadet ne s'en sort pas si mal avec une filmographie variée (« Revenge of the Nerds », « Orca » ...).
Dans « Au-dessus de la loi », leur supérieur est campé par le vétéran Peter Graves qu’on ne présente plus. L’acteur a à son actif une bonne centaine de séries et de films, bien qu’il reste pour nombre de téléspectateurs le Jim Phelps de la série « Mission Impossible » (1967-1973 & 1988-1990).

Dans ce buddy movie signé Jack Smight, Nick Barzack (Robert Carradine) a la réputation d’un fou, au point que les criminels l'ont surnommé "Beserk". Son partenaire, Frank Hazeltine (Billy Dee Williams), est un amateur de Jazz mais aussi un séducteur incorrigible. Bref, deux personnalités pas piquée des hannetons.
Basé sur un scénario rédigé à quatre mains dont celle du scénariste Gail Morgan Hickman (« Le Justicier braque les dealers », « La Loi de Murphy ») et de l'acteur James Belushi (« Double détente » avec Schwarzy), « Number One with a Bullet » fait furieusement penser à « L'Arme fatale » et peut de prime abord faire croire qu’il surfe sur le récent succès de Richard Donner. Il n’en est rien puisque que le film de Smight, produit quasi simultanément, est sorti une semaine avant.
Évidemment, cette série B pourtant sympathique ne pouvait rivaliser avec le rouleau compresseur de Richard Donner, lequel, il est vrai, était doté d’une meilleure distribution, d’un meilleur script, d’un meilleur réalisateur, de meilleures scènes d'action et même de meilleures blagues !
Pourtant « Number One with a Bullet » n'est pas déplaisant pour autant et semble prendre un malin plaisir à explorer toutes les pistes que son homologue a laissées tomber. Il est intéressant de constater que, partant de la même histoire, l'éternel duo de flics diamétralement opposés, les deux films prennent des directions différentes. Le film de Smight préfère s'aventurer régulièrement dans la comédie pure (Carradine est alors la vedette de plusieurs films comiques) plutôt que dans l'action débridée. Pour preuve, on trouve dans « Au-dessus de la loi » une scène au sein d’une fête foraine frôlant le surréalisme : policiers et trafiquants, tous déguisés (dont deux en femmes !), se tirent allégrement dessus pour débouler dans une salle de bingo qui débouche sur une prise d'otages non moins ubuesque.

Sans jamais vraiment décoller, « Number One with a Bullet » réussit à instaurer sa propre dynamique. Ainsi, au lieu d'éviter les situations parfois ultra codifiées d’un genre qui en a déjà vu passer des vertes et des pas mures, le script plonge à pieds joints dans un humour lesté au pavé quitte à éclabousser son spectateur, juste pour le « fun », sans se soucier du bon goût.
L'un des flics est un solitaire dépressif qui vit dans un appartement où sa plus grande compagnie est sa moto trônant dans son salon, tandis qu’il s’enfile de la viande crue agrémentée de sauce barbecue ; son partenaire est au contraire un adepte de la nourriture diététique, amateur qui plus est de Tai-chi-chuan, et semble attirer les jolies filles comme un aimant ! Carradine prend d’ailleurs un malin plaisir à faire foirer tous les rendez-vous de son partenaire. Le film n'en rate pas une à ce niveau, au point de devenir jubilatoire ! Le pire c'est que cela fonctionne, qu’on passe un agréable moment, grâce notamment à un duo aussi improbable que sympathiquement con (et qui réussit l’exploit de faire oublier la pluie de clichés qui s’abat pourtant sur nous).
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mallox
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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2019 8:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

Super ! Content Eddy que tu aies trouvé ton compte.

En tout cas je suis entièrement d'accord avec ton texte.

Citation:
Sans jamais vraiment décoller le film instaure sa propre dynamique.


C'est exactement ça ! enaccord8


Citation:
la scène surréaliste de la fête foraine ou policier et trafiquant, tous déguisé (dont deux en femmes !), se tirent allégrement dessus pour finir par une prise d'otage dans une salle de bingo.




Fête foraine oblige, ce passage est bien allumé.


N'empêche que j'ignorais qu'il était sorti une semaine avant "L'Arme fatale". Sans ton papier et sans me renseigner, je serais resté certain qu'il surfait sur le succès tout frais de ce dernier. Comme quoi...
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