Attaque de la pin-up géante, L'
Titre original: Attack of the 60 foot Centerfold
Genre: Comédie , Fantastique
Année: 1995
Pays d'origine: Fred Olen Ray
Casting:
J.J. North, Raelyn Saalman, Tammy Parks, Tim Abell, Ted Monte, Jay Richardson, John Lazar, Michelle Bauer, Russ Tamblyn...
 

Le problème des chercheurs, ce n'est pas tellement qu'ils cherchent, c'est qu'ils ne trouvent pas. Cette blague éculée qui court sur les scientifiques omet un autre versant du problème, et non des moindres : celui des chercheurs qui trouvent ! Et en particulier des savants complètement cintrés qui rivalisent d'imagination pour trouver le truc de dingue auquel personne de sensé n'aurait pensé. Heureusement que le cinéma est là pour nous éclairer sur les pratiques douteuses des fous du labo 4 comme le Docteur Lindstrom qui, grâce à Fred Olen Ray, nous prend à témoin de ses recherches risquées sur la croissance des cellules.

 


Et paf! Un pauvre rat de labo tout moche devient un énorme rat de labo encore plus moche (le costumier est à virer!) Et re-paf ! Une bimbo rêvant de devenir la pin-up de l'année se retrouve super-bimbo en atteignant les 18 mètres de haut! Oui oui, 18 mètres, je vous laisse imaginer la taille de ses soutien-gorges si elle en portait! Heureusement pour elle, ce n'est pas le cas, ou alors très rarement, par erreur ou par distraction.

Mais ne brûlons pas les étapes. Avant de devenir la pin-up géante du titre, Angel, Miss Mars, rêvait juste de devenir la miss de l'année, en coiffant au poteau ses deux concurrentes directes, Inga et Betty, alias Miss Novembre et Miss Juillet. Mais Angel a un souci, et un gros : elle ne se trouve pas aussi belle qu'elle pourrait l'être et trouve sa poitrine un peu trop maigrichonne... Les sarcasmes de la perfide Betty auront vite fait de la persuader de retourner voir ce brave Doc qui fit d'elle, il y a un an déjà, la beauté qu'elle est encore aujourd'hui...

 


Notre Docteur répugne pourtant à redonner un traitement à cette pulpeuse créature qui ne lui semble point fléchir du mamelon ni mollir de la fesse. Sans compter que son traitement n'est pas sans risque, même s'il ne sait pas encore qu'il va permettre à un rat très commun de devenir le Bud Spencer des rongeurs ! Si la belle blonde n'a pas le QI très élevé, elle a le cul bien balancé ; ajoutez-à ça une capacité à faire des oeillades énamourées et vous comprendrez vite que le bon Lindstrom se rangera à ses arguments et lui remettra trente nouvelles ampoules de son traitement, à n'utiliser qu'en respectant une posologie stricte au risque de contre-indications pouvant survenir dont on ne saurait d'ailleurs dire quelles elles peuvent être, Angel servant ici de cobaye volontaire.

Sur la plage privée de Bob Gordon, patron de Plaything, après avoir ingurgité quelques ampoules de l'élixir de jouvence pour retrouver son teint Vichy-Célestins après une soirée trop arrosée, Angel va se mettre à grandir, grandir et grandir. On aurait pu croire, d'ailleurs, que cette taille gigantesque lui faisant des nichons de la taille d'un camion aurait aussi permis à son cerveau de se décupler mais non: une blonde reste une blonde et une bimbo une bimbo. Elle se comporte donc comme prévu, de façon assez prévisible, manipulée facilement par le photographe Mark dont elle est éprise, sous l'oeil désappointé du brave Wilson, qui l'aime vraiment, lui (c'est beau).

 


Mais, dans tout ça, que devient l'attaque du titre me direz-vous ? Eh bien elle ne devient pas grand-chose puisque Angel n'attaque personne mais se fait elle-même attaquer par... une autre pin-up géante ! Eh oui, Betty la garce s'étant introduit dans la chambre de notre héroïne à forte poitrine, s'est empressé de boire le breuvage secret pour devenir aussi grande que sa rivale et aller lui casser la gueule toutes affaires cessantes. Hélas, hélas, pervers que vous êtes et que je vois venir : aucun combat dans la boue, juste des combats au milieu d'immeubles de L.A., devant des foules apeurées et des flics désemparés...

Tiens, parlons-en des foules apeurées : dans la même séquence, on voit trois fois la même foule qui se sauve en criant tandis que nos belles se battent. La même foule, c'est-à-dire une trentaine de figurants qu'on reconnait assez bien (surtout la grosse en rouge) ce qui fait qu'on se dit que là, on a fait cheap. En même temps, on n'est pas surpris puisque depuis le début, ça sent le fauché et le direct-to-dvd : le type dans un costume de rat, les décors, les trucages, tout cela fleure bon le budget serré mais assumé. Le parti-pris des auteurs est d'ailleurs assez simple : offrir du nichon, du vrai comme du thermoformé, sous toutes les coutures, quelques gags vraiment trop drôles (bon, en fait pas vraiment...) et une histoire très facile à suivre et ménageant les neurones d'un public supposé très peu exigeant, probablement jeune et masculin.

 


Dans ce cas d'ailleurs, pas de problème, la pin-up géante remplit son office en se baladant topless une bonne partie du film au gré d'aventures légères à l'intérêt certes limité. Pour peu qu'on en attende un peu plus alors, les 1h25 de métrage pourront assez vite paraître un poil (de cul de géante) trop longues, sans pour autant relever de l'ennui sidéral de certaines pellicules.

 

Bigbonn
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