King Kong s'est échappé
Titre original: Kingu Kongu no gyakushû
Genre: Science fiction , Kaiju Eiga
Pays d'origine: Japon / Etats-Unis
Réalisateur: Ishirô Honda
Casting:
Rhodes Reason, Mie Hama, Linda Miller, Akira Takarada, Eisei Amamoto, Shôichi Hirose, Haruo Nakajima (dans le rôle de King Kong)...
Aka: La revanche de King Kong / King Kong's Counterattack
 

Dr Who, un génie du mal, vient juste de créer une version robotique de King Kong. Répondant au nom de Mechani-Kong, celle-ci est construite dans le but d'aller chercher un élément radioactif très rare, "l'élément X", lequel assurerait au tyran une suprématie du minerai sur le marché de la Terre, et dans le but de la rendre dépendante de lui. Las, pour Dr Who et pour son Mechani-Kong, ce ne sont pas les Daleks qui les mettent en échec, mais la trop grande puissance radioactive du minerai, laquelle met hors d'état de marche le gros robot métallique à la face de Kong.

 

 

Durant ce même temps, l'équipage d'un sous-marin étudie la légende du célèbre King Kong, sur l'île Mondo. A peine à terre, le voici attaqué par Gorosaurus (dont c'est ici la première apparition au cinéma, juste avant "Les envahisseurs attaquent" du même Honda, qui mettra alors un coup d'accélérateur en balançant presque tous ses gros monstres dans le même film l'année suivante !). Gorosaurus fait la grave erreur de s'en prendre à Susan Watson, un joli brin de blonde qui ne laisse pas King Kong indifférent. D'ailleurs, voici que celui-ci ouvre un oeil torve, pourtant rempli d'amour, pour aller prendre la défense de sa belle et de foutre sa pâté au dinosaure de pacotille. Gorosaurus n'est pas facile à battre et use d'une technique semble- t-il apprise lors d'un stage dans un temple de Shaolin. Toujours est-il que King Kong, après quelques tourneboulés, finira par lui jouer du tambour dessus en plus de lui écarter la gueule en deux, à c't'enculé. Excusez, je m'égare... Enfin, on notera pour l'anecdote que, las de s'en prendre plein la tronche, Gorgosaurus s'engagera dans une retraite précoce après le film suivant (biographie à venir).
Inutile de vous dire que le pauvre Kong aura encore du pain sur la planche, puisque voici l'équipage ensuite attaqué par un serpent de mer géant ! Mais on le sait bien, les films d' Ishirô Honda sont un peu les galeries Lafayette nippones. On y trouve de tout, et c'est au rayon prêt-à-porter que se transporte Kong, qui transforme alors le serpent de mer en écharpe boa.
Il tentera bien ensuite de récupérer sa Susan, mais comme celle-ci lui demandera gentiment de la ramener au sous-marin, c'est la queue basse et le coeur gros qu'il accèdera à ses désirs.
Pas de doute, l'équipage a une dette envers notre roi frustré, mais dont la grandeur d'âme ne sera plus à démontrer...

 

 

Une dette qu'elle va peut-être bientôt pouvoir payer puisque King Kong va être mis en danger par le vil docteur Who, qui le kidnappe pour le faire bosser à chercher dans les profondeurs de la Terre le fameux élément X. Un Kong sous l'emprise d'une hypnose malveillante et alors réduit à un rôle de mineur du Nord-Pas-de-Calais ! Dans un moment d'inattention, Kong parvient tout de même à se sauver vers la ville de Tokyo, alors que Dr Who lance Mechani-Kong à ses trousses. Seulement voilà, le Dr. Who commet alors une grave erreur en faisant enlever, entre-temps, Miss Watson, par le gros robot gorille.
Après une petite visite touristique de courtoisie dans Tokyo, et après avoir hésité à monter sur la réplique de la Statue de la Liberté, c'est celle – cocorico ! – de la Tour Eiffel qu'il choisira pour affronter Mechani-Kong !
Je ne vous fais pas l'offense de vous conter la fin. Kong s'en sort-il ? Fait-il un enfant à la belle Susan, ce qui vaudrait ensuite un remake de "Le fils de King Kong" tourné juste après le classique que l'on sait, par le même Ernest B. Schoedsack, afin d'adoucir la violence perçue dans le premier ? Se barre-t-il en courant sur le pont de Tokyo avant de plonger dans la mer puis de nager enfin pour retrouver Mondo Island ? Il conviendra de voir le film pour le savoir, d'autant que ce dernier est très plaisant.

 

 

Constamment animé et rythmé, King Kong s'est échappé demeure plus réussi que King Kong vs Godzilla, lequel pâtissait d'un certains nombre de chutes de rythme. Cet opus est qui plus est doté, via le personnage de docteur Who, d'un côté serial "James bondien" le plus souvent absent des autres kaiju tournés par Honda ; une impression du reste renforcée par la charmante présence de Mie Hama (ici dans le rôle de la méchante Madame Piranha), qui venait juste de jouer dans On ne vit que deux fois.
De fait, il possède un cachet qu'aucun autre kaiju eiga ne peut lui disputer, et qui le met (Godzilla mis à part) dans le haut du panier du genre en question.
Ajouté à cela une excellente musique d'Akira Ifukube qui, décidément, depuis les années 40 et en passant par la bande originale de Godzilla, n'a jamais fait mentir son talent ; pas de doute, nous sommes sans conteste devant l'un des films de gros monstres nippons les plus enjoués et réussis qui soit.
Soit, King Kong a dans le film une tête à fumer du bonzaï, mais il paraîtrait que son costume (car oui, il y a bien un acteur dessous cette grosse moumoute, et il s'agit de Haruo Nakajima, qui enfilera à plusieurs reprises le latex de Godzilla) fut volontairement conçu pour ne pas trop faire peur au jeune public. De fait, un peu comme le film, il fait plutôt bien marrer, et l'on passe au final un bon moment.

 

 

Mallox

 

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