Dollman
Genre: Science fiction , Fantastique
Année: 1991
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Albert Pyun
Casting:
Tim Thomerson, Kamala Lopez, Jackie Earle Haley, Frank Collison, Humberto Ortiz, Nicholas Guest, Judd Omen...
Aka: MicroCop
 

Brick Bardo est le flic le plus dur de la planète Arturus. A la poursuite de l'ignoble Sprug, Bardo s'écrase sur Terre à bord de son vaisseau spatial. Il se retrouve dans l'enfer du Bronx. sa taille est seulement de quelques centimètres. Il s'allie à la téméraire Debi pour nettoyer le quartier et mettre hors circuit le dealer Braxton Red.

 

 

Dollman est l'exemple type des productions Full Moon qui n'arrivent jamais au niveau de leurs prétentions (et de leurs affiches). Si l'idée de départ est particulièrement alléchante, le développement et le résultat flirtent avec le n'importe quoi.
Pourtant, cela démarre assez bien. Le film nous présente le flic Brick Bardo, équipé du plus puissant revolver de la galaxie ( !). Après avoir remis de l'ordre lors d'une prise d'otages dans une laverie, Brick se retrouve face à son ennemi juré Sprug. Ce dernier lui voue une haine tenace, car à chaque rencontre il perd un morceau de son corps... pour se retrouver finalement avec une tête volante ! Mais le duel tourne de nouveau à l'avantage de Brick, qui se débarrasse des hommes de main de Sprug en les explosant avec son super revolver. Sprug réussit à s'enfuir dans sa soucoupe, poursuivi par Brick. Les deux hommes traversent une faille dimensionnelle et se retrouvent sur Terre. Petit détail : nos deux Robinson de l'espace sont six fois plus petits que les Terriens.

 

 

On ne peut pas dire que le film se caractérise par la qualité de ses effets spéciaux, dont la plupart doivent dater de Méliès ! Et encore, quand on voit le film de Jack Arnold ("L'homme qui rétrécit") ou l'épisode de la série "Au delà du réel" ("Les forçats de Zanti"), sur un principe de base identique (les aliens minuscules), on se rend compte de l'étendue des dégâts. Une scène résume tout : le héros voit son amie enlevée par les méchants et saute par la fenêtre pour s'accrocher à leur voiture. En fait, il s'agit simplement d'une poupée (genre Big Jim) lancée d'une fenêtre... atterrant !


Si le réalisateur fait illusion lors du prologue sur la planète Arturus (dont certaines scènes viennent de la série Buck Rogers au 25ème siècle), une fois arrivé sur Terre le film semble s'arrêter, comme si une fois l'argument développé (Tim Thomerson se retrouve six fois plus petit que le commun des mortels) la suite n'avait plus d'intérêt.
Evidemment, le flic minuscule sauve la vie d'une jeune femme qui va l'aider, alors que l'infâme Sprug s'associe au dealer local ; ce qui ne lui portera pas chance puisqu'il finira écrasé comme un cafard (une des rares scènes réussies du film). Pyun filme beaucoup en décors naturels, dans les rues du Bronx, dans des décharges ou sur des chantiers. Tant mieux, car la plupart du temps les décors sont hideux, et l'action se traîne, Tim Thomerson occupant une partie de son temps dans son vaisseau, observé par toute une faune de voisins, pendant que l'héroïne travaille dans une usine de recyclage de déchets radioactifs (on a l'impression d'être dans un film Trauma).

 

 

Heureusement, il y a l'interprétation de Tim Thomerson, qui reprend simplement son rôle de Jack Deth développé sur la franchise "Trancer" (1 à 5). A ses côtés, de vraies gueules aperçues dans pas mal de séries B ou séries télé : James Earle Haley (le Rorschach de Watchmen, apparu aussi dans "Maniac Cop 3" ou "Nemesis"), Frank Collison (la série "Carnivale") ou Kamala Lopez ("Medium").
Le prolifique Albert Pyun s'est spécialisé dans les films à (très) petit budget. Il est réputé pour ses tournages rapides et économiques.
Il a réalisé depuis les années 80 une bonne cinquantaine de films, parmi lesquels :
"The Sword and the Sorceror" (1982), "Radioactive Dreams" (1986), "Vicious Lips/Pleasure Planet" (1987), "Alien from L.A." (1988), "Cyborg" (1989), "Bloodmatch" (1989), "Captain America" (1990), "Brain Smasher : A Love Story" (1993), Knights (1993), "Nemesis" (1993), "Arcade" (1994), "Heatseeker" (1995), "Hong Kong 1997" (1994), Nemesis 2 : Nebula (1995), "Nemesis 3 : Timelapse" (1995), "Nemesis 4 : Death Angel" (1995), "Adrenalin : Fear the Rush" (1996), "Omega Doom" (1996), "Postmortem" (1997), "Ticker" (2001), "Infection" (2005), "Cool Air" (2006), "Bulletface" (2007), "Left for Dead" (2007), "Tales of an Ancient Empire" (2010), ou encore "Cyborg Nemesis" (2013).

 

 

Un réalisateur comme Pyun, rapide comme l'éclair et se contentant de peu, ne pouvait que travailler avec un producteur aussi radin que Charles Band. Pas de chance, alors que Pyun réussit parfois à transcender les conditions extrêmes de ses tournages pour réaliser quelques réussites ("L'Épée sauvage", "Radioactive Dreams", Knights, "Nemesis", "Cyborg"), sa collaboration avec Band est des plus catastrophiques et ce Dollman est à classer parmi les pires productions des deux hommes, ce qui n'est pas peu dire.

 

The Omegan Man


En rapport avec le film :

# La critique de Dollman vs Demonic Toys

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