Amours interdites d'une Religieuse, Les
Titre original: Immagini di un Convento
Genre: Nunsploitation
Année: 1979
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Joe D'Amato (Aristide Massaccesi)
Casting:
Paola Senatore, Marina Hedman, Paola Maiolini, Marina Ambrosini, Angelo Arquilla, Donald O'Brien...
Aka: Images in a Convent
 

La comtesse Isabella de Lignate est forcée de rentrer au couvent, afin d'être éloignée de la mauvaise influence exercée par son oncle, Don Asconio, un être pervers qui risque de la corrompre. En vérité, la jeune femme accepte mal de se retirer dans le couvent de Santa Fiora. Dès son arrivée, elle se montre hautaine auprès des soeurs, et provocante. Isabella s'estime prisonnière et n'a pas l'intention de se soumettre à une nouvelle vie austère imposée par le Cardinal dell'Aio. En fait, elle préfère la moralité de son oncle aux vertus de l'église. D'ailleurs, la première nuit, elle rêve qu'elle fait l'amour avec son oncle. Ses gémissements attirent une religieuse, Lacinia, qui n'est pas insensible aux charmes de la nouvelle arrivante. Il faut avouer que dans l'ensemble, les nonnes de ce couvent sont plutôt très jolies, et s'adonnent de temps à autres à des amours "coupables". Soeur Marta, par exemple, a un faible pour Lacinia.

 

 

Un événement vient bouleverser la vie (presque) tranquille des religieuses, lorsqu'un jeune homme inconscient est retrouvé dans les jardins du cloître. Apparemment blessé par des brigands, il est soigné par Soeur Angela qui, à son tour, commence à avoir des pensées impures en palpant le corps de l'éphèbe, artiste de son état et prénommé Guido. Le jeune homme, conscient de l'effet qu'il suscite chez les nonnes, essaie d'influencer Isabella pour qu'il ait une chambre dans le couvent même, prétextant vouloir protéger les soeurs contre les brigands rodant dans le voisinage.
Peu de temps après, une statue d'un Bacchus grimaçant et cornu (se trouvant d'ordinaire dans le jardin) se matérialise au-dessus de l'autel, en lieu et place du Christ. Vous allez me dire : Mais que fait une telle statue au sein d'un édifice religieux ? Simple, il apparaît que le couvent a été construit autrefois sur des ruines païennes, d'où la présence encore de tels vestiges.
Toujours est-il que pour les soeurs, l'apparition (momentanée) de la statue dans l'église annonce une malédiction. La seule personne capable de venir en aide aux religieuses est le Père Arnaldo, un exorciste. Mais ce dernier demeure au village, et celui-ci est relativement éloigné du couvent. Qu'importe, Soeur Marta est désignée pour aller chercher le prêtre, malgré l'éventuelle présence de brigands dans les entourages...

 

 

Les Amours interdites d'une Religieuse est une libre adaptation de "La Religieuse" de Diderot, apprend-on dans le générique. Très libre, je suppose, même si je n'ai pas lu l'oeuvre en question. Avec Joe D'Amato derrière la caméra, il ne faut pas s'attendre en effet à la moindre esquisse de poésie ou de romantisme. Non, ici, les bonnes soeurs sont plutôt sexuellement libérées, s'adonnent à la masturbation et au saphisme avec assiduité, et utilisent éventuellement un olisbos pour varier les plaisirs. Parmi ces religieuses, on retrouve deux habituées du cinéma érotique italien : Paola Senatore et Marina Hedman, (cette dernière donnant plus dans le hardcore, on a pu la voir aussi dans Emanuelle in America, et quelques X peu reluisants avec Karin Schubert). D'ailleurs, dans le film, Paola Senatore se contente de scènes soft (elle se convertira brièvement au hard quelques années plus tard), tandis que Marina Hedman, elle, est concernée dans la plupart des scènes "explicites".
Vous l'aurez compris, Images in a Convent, est en matière de sexe, le "nunsploitation" le plus accompli, le plus extrême. Cela dit, contrairement à beaucoup de films de ce cher (et regretté) D'Amato, il est plutôt bien foutu, bénéficie d'une belle photographie, et d'une musique correcte de Nico Fidenco, qui a dû certainement être inspiré par le "Tubular Bells" de Mike Oldfield à certains moments.
Et puis, dans le rôle de l'exorciste, on retrouve cette bonne vieille gueule de Donald O'Brien, un habitué du bis. Il faut le voir arpenter les couloirs du couvent avec son goupillon, balançant de l'eau bénite à qui-mieux-mieux, alors que les religieuses possédées par le démon sont en train de se déloquer et de se précipiter sur lui. Les nonnes font tout pour le déconcentrer, lui arrachent ses vêtements, se frottent contre lui, mais le grand O'Brien demeure imperturbable (inébranlable, oserais-je dire) et continue son office. Une scène d'anthologie, il va sans dire, qui mérite à elle seule que l'on donne un peu plus que la moyenne à ce film (et puis, ne soyons pas hypocrites, les scènes de sexe sont elles aussi très bien filmées, avec des actrices possédant des avantages... bref, vous m'avez compris).
Donc, pour tous ceux qui pensent que D'Amato n'est qu'un gros tâcheron (c'est vrai qu'il y a beaucoup de déchet dans sa filmographie), on peut recommander ce film qui sort un peu du lot.

 

 

Note : 6/10

 

Flint
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