Colony, The
Genre: Science fiction
Année: 2013
Pays d'origine: Canada
Réalisateur: Jeff Renfroe
Casting:
Laurence Fishburne, Kevin Zegers, Bill Paxton, Charlotte Sullivan, John Tench, Atticus Dean Mitchell, Dru Viergever, Romano Orzari...
 

Une nouvelle période glaciaire a rayé de la carte une bonne partie de l’humanité. Les survivants sont cantonnés à vivre dans d’énormes bunkers isolés les uns des autres. Lorsque la Colonie 7 ne donne plus aucun signe de vie, Sam et Briggs montent une expédition afin de comprendre pourquoi tout contact a été perdu...

 

 

Les Aztèques, les Mayas, les Vikings, les Esquimaux, les ours blanc, Nostradamus, les témoins de Jéhovah, tout le monde vous le dira : la fin du monde est proche. Devant un tel consensus, Hollywood (et le cinéma en général) ne pouvait rester indifférent, les scénaristes redoublent donc de sadisme pour nous proposer une méthode d'éradication efficace : toutes les possibilités sont envisagées et le choix est assez varié, entre la guerre (Les post nukes des années 80), la pollution ("Soleil vert"), un virus (Doomsday, 28 jours plus tard, "Je suis une légende", " La Planète des singes : l'affrontement"), la technologie ("Terminator"), des extraterrestres ("Independence Day "), un corps céleste ("Meteor", "Armageddon", "Deep Impact", etc.) ou un dérèglement climatique ("Le Jour d'après" - 2004, etc.). Actuellement, l'épidémie et le dérèglement climatique semblent être les deux hypothèses les plus appréciées des scénaristes, c'est d'ailleurs la deuxième option que choisit le script de The Colony.

 

 

Tourné au Canada pour moins de vingt millions de dollars, le film est une sympathique série B qui aurait pu devenir autre chose qu'une bonne surprise si le script trop ambitieux ne s'était pas pris les pieds dans le tapis. Aujourd'hui on se plaint souvent de films aux scénarios des plus légers, c'est loin d'être le cas de The Colony qui, thématiquement, pouvait alimenter au moins deux films. En effet, le film se divise clairement en deux parties : le début pose les bases de l'histoire et le décor, nous faisons connaissance avec les survivants et leurs coutumes. Cette partie est nettement plus lente mais pullule d'informations secondaires intéressantes (les fameuses antennes contrôlant la météo, le passé de certains protagonistes, etc.). On y apprend qu'un pacte existe entre les deux colonies, et que si l'une devait se trouver en difficulté, l'autre devrait faire son possible pour l'aider. On découvre aussi la lutte intestine pour le commandement entre Briggs et Mason. Après un silence radio inquiétant de quelques jours, un appel de détresse de la Colonie 7 est capté. La durée du film ne permettant pas de tergiversations, une expédition (trois personnes) est mise sur pied en quelques minutes. Le départ et le voyage ne prennent pas plus de temps (2 jours dans le film), et c'est à l'arrivée dans la colonie que la deuxième partie commence.

 

 

Si la découverte de trois cadavres "suicidés" sur le trajet aurait du mettre notre petite équipe sur la piste (que pouvait bien fuir cette famille au point de laisser tomber leur colonie ?), l'arrivée dans la fameuse Colonie 7 va révéler une menace encore plus dangereuse que le froid. Après la découverte d'un survivant qui augmente encore le suspense en expliquant qu'une de leurs expéditions à ramené "quelque chose", le film évacue d'un coup tout suspense grâce à une séquence choc particulièrement gratinée qui permet de faire connaissance avec cette fameuse menace. The Colony change alors totalement d'orientation pour se transformer en une sorte de survival bourrin et neigeux, et les scènes d'action et les poursuites se succèdent jusqu'à la fin. Ne vous laissez influencer par la bande annonce qui essaye de nous faire croire que le brave Laurence Fishburne (redevenu bancable depuis "Hannibal") est la vedette du film, car l'acteur nous quitte malheureusement en plein milieu de l'histoire, pour se faire remplacer par un Bill Paxton toujours aussi anxieux depuis "Aliens". Cette dernière partie ne répond à aucune des questions posées au début, ainsi on ne saura jamais d'où vient réellement la menace, ni comment les survivants vont rejoindre la fameuse zone "chaude" : le réalisateur abandonne tout cela au profit de l'efficacité immédiate.

 

 

Techniquement réussi, le film peut compter sur des effets visuels très réalistes et surtout des décors impressionnants, en effet il a été tourné dans un gigantesque bunker souterrain du Norad (le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord). Construit en pleine guerre froide à North Bay dans le nord de l'Ontario, il fait près de 185 mètres de profondeur, et c'est la première fois qu'un long métrage y est tourné. Le tournage dans ce complexe souterrain donne au film une véritable ambiance claustrophobique renforcée par des acteurs concernés. Le fait de tourner dans le froid et l'humidité avec des températures extérieures extrêmes approchant les moins trente degrés aura sûrement aidé...
Le réalisateur Jeff Renfroe vient de la télévision et cela se voit immédiatement, par ses choix artistiques et ses raccourcis parfois extrêmes, mais cette expérience de la télévision lui permet aussi d'exploiter au plus juste son budget et de gérer une figuration des plus limitées (jamais plus de 20 personnes à l'écran). Ainsi malgré ces défauts le film tient honnêtement la route et la fin ouverte laisse augurer une suite... ou peut être une série télé.

 

 

The Omega Man


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# La fiche dvd Wild Side de The Colony

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