Attaque des morts-vivants, L'
Titre original: Uccelli assassini
Genre: Zombie , Horreur
Année: 1987
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Claudio Lattanzi & Joe D'amato
Casting:
Leslie Cumming, Robert Vaughn, Lara Wendel, Lin Gathright, James Villemaire...
Aka: Zombie 5
 

Un homme de retour à l'improviste (?) du Vietnam découvre un homme allongé en compagnie de sa femme sur son lit. Il pète les plombs et dans un accès de fureur leur tranche la gorge et les lacère à grands coups de couteaux. Il épargne cependant la vie à son fils témoin de la scène avant de se voir agressé par un vautour et arracher les yeux... (rien qu'à raconter, c'est n'importe quoi). Près de vingt ans plus tard, de jeunes étudiants en ornithologie viennent chez le professeur Brown (Robert Vaughn), un étrange ornithologue aveugle qui semble avoir beaucoup de choses à leur enseigner, mais qui paraît également cacher bien des choses... Bientôt des zombies, probablement alertés par les volatiles (?), vont faire irruption, tuant les jeunes un par un...

 

 

Cette Attaque des morts-vivants n'est pas loin d'être nulle. Pas loin, mais saluons tout de même au passage Joe d'Amato sans qui le cinéma Bis ne serait peut-être pas tout à fait ce qu'il est et qui, somme toute, contribua toute sa carrière durant à sa vitalité. Certes, D'amato n'a pas l'once du talent d'un Fulci, et si ce bon Joe tenta de relever la tête d'un Lucio mal en point en fin de carrière, il n'en demeure pas moins que le niveau général de ses films, et encore lorsque l'homme est en forme, atteint à peine celui d'un Fulci moribond.


De quoi est-il question dans Killing Birds ? De pas grand-chose en fait, d'autant que même venu alléché par la viande, on repartira le ventre creux, juste un peu attristé (même pas en fait) de voir ici se perdre Robert Vaughn qui, dans le costume blanc qu'il porte tout le film, fait tellement pâle figure que, doté de ses lunettes noires d'aveugle, on pourrait presque croire à une variation sur "l'homme invisible". Trêve de plaisanterie, et même si le film s'y prête assez souvent quand même, aucun autre acteur ne viendra relever le niveau de la star ici convoquée.
Pareil, on se détachera rapidement de cette histoire, dont on voit arriver les tenants et aboutissants d'entrée de jeu, avec cet ancien vétéran du Vietnam ayant un jour pété les plombs et que, tiens donc, on retrouve aveugle et ornithologue. Pas vrai, c'était donc lui ?! On tentera alors, pour la forme, de se replier rapidement sur l'horreur, ce qui sera également peine perdue, tant on en sera également pour ses frais. Il n'y aura aucune intensité, même si on apercevra un ou deux plans correctement torchés dont un lent zoom arrière du jardin au salon de l'étrange personnage aveugle (mais que c'est palpitant !).

 

 

Peu de gore donc, et même pour ainsi dire, pas du tout, d'un monsieur pourtant surnommé "ketchup" qui aurait omis d'aller faire les courses.
A l'heure du film quelques zombies surgiront de nulle part (là, c'est bien le terme exact), briseront bien quelques cloisons ici et là, les bras ballants, dans une espèce d'indifférence totale, et pour le spectateur, et pour les acteurs qui, ma foi, ne s'en laisseront pas compter pour autant.
On est bien content pour eux, mais pour nous, il faut bien dire que c'est la Bérézina. D'autant qu'on pouvait se leurrer et croire qu'il se passerait enfin autre chose de plus physique que tout ce que l'on avait subi au préalable. Pas du tout, tout ça n'a ni de queue, ni de tête, ni de rythme, ni d'âme, ni même de raison d'être, sinon que de tourner en rond à ressasser les fonds de culottes de la zombie thématique ici trop proche du néant.

Dire qu'après un petit préambule qui met à peine en appétit, on doit se taper (la panse avec, mais vraiment trop peu aussi) près d'une heure de bavardages ineptes sur le monde des jeunes et leur problème de communication avec autrui, notamment, "l'homme, la femme et leur dualité" (palpitant je vous dis), ainsi que des racontars abracadabrants sur le monde des oiseaux de proie (ce sont encore les oiseaux les mieux mis en valeur dans le film) qui prêtent à sourire, à un point que le moindre néophyte trouvera ces propos grossiers, et déduira naturellement qu'il en connaît autant que l'ornithologue.

 


Étrangement, on peut arriver au terme du film (si si !), avec le sentiment d'avoir vu un très mauvais Lucio Fulci. Le spectateur lambda aura vécu une expérience unique en son genre, l'amateur à tendance beauf de "nanars" se délectera durant des décennies de fienter façon pigeon sur nos oiseaux de proies mais, à la vérité, nombreux se seront fait chier au point de se tirer et de laisser ouvert la cage aux oiseaux.

 

Mallox

 

 

A propos du film :


# Pour la petite histoire, c'est à l'origine Michele Soavi qui devait réaliser ce Killing Birds, mais le réalisateur déclina finalement l'offre (apparemment il a bien été inspiré...). C'est du moins ce que déclarait D'Amato dans une interview. Ce cher D'Amato qui se serait contenté, d'après lui, de s'occuper des effets spéciaux et de produire le film.

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