Fanatique
Titre original: The Fan
Genre: Thriller , Psycho-Killer
Année: 1981
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Edward Bianchi (Ed Bianchi)
Casting:
Lauren Bacall, Michael Biehn, James Garner, Maureen Stapleton, Dwight Schultz, Héctor Elizondo, Anna Maria Horsford, Griffin Dunne....
 

Sally Ross, une star en fin de carrière, reçoit chaque jour des lettres d'un de ses admirateurs mais sa secrétaire ne les lui transmet pas. Lorsqu'il réalise que son idole lui est inaccessible, le fan décide de passer à l'action en supprimant lui-même les intermédiaires...

 

 

Premier coup de manivelle de Ed Bianchi, futur producteur-réalisateur de la série "Deadwood" mais pas que, The Fan sent le radis à défaut de véritable navet. Dès le générique le ton est donné, la musique de Pino Donnagio pète sa race en suivant façon macro des objets tranchants, un couteau, celui du sociopathe retranché chez lui, vouant une sorte de culte aussi dégénéré qu'un fan de Claude François se jetant dans la Seine en apprenant sa mort. Et puis faut dire que Lauren Bacall en 1981 et à 57 piges, c'est déjà plus Lauren Bancale, ici danseuse en collants moulants aux allures d'Humphrey Bogart. Faut dire aussi que Fanatique a bien du mal à démarrer tant et si bien que le sentiment qui prédomine, outre que James Garner semble avoir souffert de l'empâtement de l'âge avec naissance d'un double menton, voire du cou de dindon (ce dernier trait ne guette pas Bacall qui semble asséchée au point qu'on pourrait la lubrifier tout entière). J'ai l'air de me moquer comme ça mais c'est que la Lauren est hardie (jeu de mots lol) au point de jouer sa coquette alors que les tâches de vieille et autres flétrissures sautent aux yeux ! Enfin tout du moins de nous tous à l'exception du jeune homme, tapi derrière sa machine à écrire, sorte de précurseur de l'ère des réservoirs à puceaux sévissant sur certains réseaux sociaux et ne sortant de chez eux que pour glaner une dédicace en posant avec des acteurs ou réalisateurs qui ont le mérite de mourir peu après, ce qui permet, la larme à l’œil, de ressortir la photo en criant "Ouehhhhh ! Je l'ai rencontré 30 secondes en 2015, il est su-per sym-pa euh. Je ne sais si je m'en remettrai".

 

 

Vu de cette manière ce Fanatique mal Bianchi tiendrait presque la route, distillant son petit message : "Nous sommes tous des assassins en puissance de John Lennon !". Lien que je me permets de faire dans le plus grand respect post-funéraire, façon "Imagine all the people..." puisque The Fan est adapté d'un roman écrit par Bob Randall, sorti peu avant que le Beatles ne se vautre pour sniffer une dernière fois de l'herbe pour ne trouver que du béton.

L'interprétation est donc a priori dominée par Lauren Bacall qui se croie dans "Fame" avec, en embuscade, le jeune Michael Biehn qui, lui, rejoue "Le porc de l'angoisse".
Au final, malgré la forte implication de la célèbre actrice hollywoodienne, on quitte The Fan avec le sentiment que la présence la plus forte vient d'être assurée par Maureen Stapleton, excellente comme secrétaire à tout faire et donc, en toute logique, l'obstacle le plus gênant pour notre apprenti psycho killer.

 

 

Il ne se passe pas grand chose dans Fanatique, qui semble rester le cul entre deux chaises, hésitant entre la sobriété "téléfilmesque" et le baroquisme DePalmesque et qui du coup, au final, ennuie la plupart du temps. Les morceaux de bravoure ? Un croche-patte fait par "The Fan" à une fan tentant de s'enfuir après avoir piqué le stylo de dame Ross lors d'une séance de dédicaces en plein air , quelques estafilades giallesques en guise de remerciement sur la pauvre Maureen Stapleton, un petit meurtre histoire de, une Bacall en danger qui finit par jouer les mamans. The Fan n'est pas pour autant mal filmé, non, il oublie juste d'exploiter les idées prometteuses de son sujet. De façon psychologique comme graphique. On se retrouve du coup avec une sorte de stand up d'une actrice vieillissante se débattant à l'écran pour paraître plus jeune.

Bref, malgré les reproches faits à l'époque au film par la star, c'est-à-dire sa violence complaisante, The Fan aurait mérité plus de chien et pour tout dire plus de dégénérescence graphique façon "Les bites féroces attaquent la vieille".

 

 

Mallox

 


En rapport avec le film :

À ne pas confondre avec "The Fan", réalisé par Eckhart Schmidt, avec Désirée Nosbush, sorti un an plus tard.

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