Hercule et la Reine de Lydie
Titre original: Ercole e la regina di Lidia
Genre: Peplum
Année: 1959
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Pietro Francisci
Casting:
Steve Reeves, Sylva Koscina, Silvia Lopez, Gabriele Antonini....
 

Tandis qu'il négocie la paix entre Etéocle et Polynice, deux frères prétendants au trône de Thèbes tenu précédemment par leur père Oedipe, Hercule est kidnappé par Omphale, la reine de Lydie. Elle lui fera perdre la mémoire et le prendra pour époux, au grand dam d'Ulysse, compagnon d'Hercule. Charge à lui de faire retrouver la raison à son ami, afin non seulement d'éviter la guerre de succession au trône de Thèbes mais aussi de rendre Hercule à sa vraie épouse, Iole.

 


Suite des "Travaux d'Hercule" réalisé l'année précédente avec sensiblement la même équipe et le même casting, Hercule et la Reine de Lydie prolonge l'engouement né de ce premier film pour le péplum, genre qui sera par la suite à la mode durant quelques années.
Pourtant, il faut bien admettre qu'il n'y a pas grand chose de transcendant dans ce second Hercule réalisé par Francisci et interprété par le Monsieur Univers 1950, Steve Reeves. Si le film porte la Reine de Lydie dans son titre et si Hercule la porte malgré lui dans son coeur, en revanche le scénario, lui, lui porte un peu moins d'égards. Ainsi, tout ce qui tourne autour de la mésaventure d'Hercule en Lydie ne constitue qu'une longue parenthèse permettant de justifier la guerre entre les deux frères pour s'emparer du pouvoir à Thèbes. Cette parenthèse n'illustre pas grand chose, malgré le jeu théâtral d'une Sylvia Lopez ayant envoûté Hercule.
Et puisque Hercule est hors du coup, c'est à Ulysse qui revient l'intérêt de cette partie du film. Un Ulysse bouffon, petit con bondissant qui tente de raviver les souvenirs d'Hercule. En lui parlant. Ce n'est pas passionnant. Tout juste signalerons nous la photographie colorée typique d'un Mario Bava qui s'apprêtait alors à voler de ses propres ailes, à l'image du pigeon voyeur qui aidera à clôturer cette partie en Lydie en faisant venir plusieurs amis d'Hercule (dont un vieillard sénile, touche d'humour aussi médiocre que celle introduite par Ulysse). Le reste se déroulera principalement en batailles diverses, plutôt classiques, même si les figurants sont nombreux et les rebondissements raisonnablement fréquents.

 


Dommage, car l'introduction du film nous promettait de belles aventures, de sombres complots, de belles actrices en jupettes (Sylvia Koscina, délaissée dès que son mari part en Lydie) voire l'intervention d'une petite dose de fantastique bienvenu (la photographie de Bava, proche de celle qu'il emploiera dans ses films horrifiques, est à ce titre trompeuse).
Rien n'est vraiment mauvais, mais pourtant rien n'est réellement captivant dans cet Hercule et la Reine de Lydie qui tout comme moi-même qui écrit cette critique, n'a pas grand chose à raconter.

Note : 4/10

 

Walter Paisley
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