Superargo contre Diabolikus
Titre original: Superargo contre Diabolikus
Genre: Comics / Mangas , Aventures
Année: 1967
Pays d'origine: Italie
Réalisateur: Nick Nostro
Casting:
Giovanni Cianfriglia, Gérard Tichy, Mónica Randall, Loredana Nusciak...
 

 

Après avoir malencontreusement tué l'un de ses petits camarades, Superargo le catcheur décide de mettre fin à sa carrière pour aller aider son pote, qui est colonel dans l'armée, et qui a fort à faire avec un gang de pirates dirigés par l'infâme Diabolikus. Comme le découvrira Superargo, le vilain a en fait découvert le moyen de changer le plomb en or, et souhaite utiliser cette richesse pour déséquilibrer l'économie mondiale, faire du chantage aux chefs d'Etats, et, bref, de dominer le monde !

 


Loin de n'agir qu'aux Etats-Unis, les super héros sont aussi présents en Europe, comme nous le démontrent conjointement l'Italie et l'Espagne avec ce Superargo qui n'a rien à envier aux Superman et autres Batman d'Outre-Atlantique. Son truc à lui, Superargo, c'est d'être capable de résister à toutes sortes de tortures (au froid, au chaud, aux coups de couteau, aux balles, aux jeux de mots d'Incredible Girl) et de disposer d'une force somme toute colossale pour un homme qui n'est pas d'origine extraterrestre. Superargo, c'est un produit naturel, cent pour cent terrien. La nature l'a voulu comme il est.
Mais sa carrière de catcheur a exigé qu'en plus de tout ça, le bonhomme se mette un costume rouge moulant, avec un masque noir et un slip noir, également. Et enfin l'armée l'a équipé de tout un tas de gadgets pour aller combattre l'immonde Diabolikus (Gérard Tichy, qui plus tard sévira dans le "Justine" de Jess Franco) dans son quartier général situé dans une base vaguement souterraine d'une île reculée des côtes mais pas trop : on peut y aller à la nage, par exemple. Et y affronter les vilains ouvriers du démoniaque Diabolikus, d'en repartir, d'y revenir, de découvrir un traître et de voir sa petite amie kidnappée...

 


Autant le dire tout de suite : contrairement à ce que l'on peut penser, Superargo contre Diabolikus n'est pas tant un démarquage des productions de super héros américains des années 60 (de la série de Batman, par exemple) qu'une transposition européenne un peu loufoque de la série des James Bond. Même genre de vilain qui conspire mondialement, même genre de gadget (une caméra dans un badge, une voiture classieuse...), même genre de contacts officiels avec les autorités, et même la présence de deux donzelles plutôt sexy : une gentille (Mónica Randall, déjà avec Gérard Tichy dans 100 000 Dollars pour Ringo) et une méchante (Loredana Nusciak, vue dans Django). A vrai dire, même la nature de Superargo peut faire penser aux films de James Bond, ses pouvoirs n'apparaissant que comme un moyen un peu moins grossier pour expliquer sa capacité à se tirer de situations a priori insurmontables.
Maintenant, il faut bien admettre qu'aventures bondiennes ou non, le film se révèle malgré tout plutôt mollasson. La mise en scène frôle le plan-plan (et beaucoup de gros plans plans, d'ailleurs, ce qui a dû faire plaisir aux acteurs habitués de Jess Franco), le jeu d'acteur se révèle exécrable, surtout que la version française ne fait rien qu'à aggraver encore la situation, et le scénario ne propose rien non plus de bien palpitant. Pire : il propose son lot de bêtises qui font de l'odieux Diabolikus non pas un savant fou, mais un savant con. Parce que oui, il est très con. Il dévoile tout son plan à un Superago ligoté, parce que "de toute façon tu vas mourir HAHAHAHA !!!". Il retire le masque de ce même Superargo avant de lui remettre pour ne pas "le voir blêmir au moment où la mort arrivera HAHAHAHA !!!". Et puis il a préalablement recruté une véritable armée de bras cassés, peu encourageante dans la perspective de la prochaine domination du monde.

 

 

C'est à se demander si ce ne serait pas mieux pour lui que Superargo (qui lui-même n'est pas une lumière, mais enfin bon, passons) l'empêche de réaliser ses sombres projets, afin de lui éviter de finir comme beaucoup d'autres hommes importants de cette planète, c'est à dire en proie aux moqueries méchantes de la part de satiristes avides de rires gras...

 

Walter Paisley

 

En rapport avec le film :

 

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