Warlock Moon
Genre: Horreur , Cannibalisme , Satanisme
Année: 1973
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: William Herbert
Casting:
Laurie Walters, Joe Spano, Edna Mac Afee, Harry Bauer...
 

Austin, Texas.1973. Tobe Hooper, en pleine post-production de son second long-métrage et futur classique de l'horreur "Massacre à la tronçonneuse", entend parler d'un curieux petit film dont le tournage vient de s'achever non loin de là, à San Francisco.

"Blood Spa" qu' ça s'appelle et ça y causerait jeunes paumés dans la cambrousse ricaine et famille de tarés cannibales cré vin dieu. Tobe panique et s'empresse de sortir son bébé.

Résultat des courses : triomphe pour Hooper, flop pour William Herbert.

Pourtant, son film sera bien programmé dans les circuits drive-in avant celui de Hooper mais dans l'indifférence la plus totale.

Peut-être la faute à un titre trompeur et peu fédérateur. Du "Blood Spa" initial, on passe à "Warlock Moon" alors que l'on ne dénombre en définitive ni sorcier ni lune.

Injuste mais en aucun cas, il n'est question de plagiat. Juste une coïncidence fortuite.

 

 

Même si l'intrigue de "Warlock Moon" diffère considérablement, le film partage quelques similitudes avec "Massacre à la tronçonneuse".
Jugez plutôt : Jenny, étudiante, et John, journaliste, (respectivement Laurie Walters et Joe Spano, vedettes en devenir de sitcoms et séries TV) en ballade dans les verts pâturages proches de San Francisco découvrent au détour d'un chemin isolé un ancien réfectoire pour jeunes filles. Le lieu à l'abandon est malgré tout habité par une vieille femme avec qui ils sympathisent aussitôt.
En pleine exploration du bâtiment, Jenny tombe nez à fusil avec un chasseur qui lui révèle le terrible drame qui s'y est déroulé. Quarante années plus tôt, lors de ses noces, une pensionnaire fraîchement mariée a été découpée par le cuistot des lieux puis servie comme plat de résistance aux invités de la soirée.
John, désireux de pondre un article dans sa gazette sur ce terrible évènement passe une nuit dans les quartiers de la gardienne, en compagnie de Jenny.
Mais le couple va rapidement s'apercevoir que leur hôtesse est la matriarche d'une famille de psychopathes cannibales, membres d'un culte satanique.

 

 

A la différence de "Massacre...", "Warlock Moon" baigne dans le surnaturel, à travers les apparitions saisissantes du spectre de la mariée condamné à errer dans les couloirs dévastés du pensionnat ou bien encore par la présence de rituels sataniques.
Là où un lien flagrant se tisse avec le film de Hooper, c'est bel et bien avec ce clan d'anthropophages et plus particulièrement le grand frère des cannibales, constamment armé d'une hache de viking.
Difficile de ne pas penser à Leatherface lorsqu'il se précipite sur ses victimes tout en vociférant ou en poussant des cris de dément.
Même si "Warlock Moon" n'atteint à aucun moment l'intensité et la folie de "Massacre...", William Herbert s'en tire avec les honneurs. Il est indéniable qu'il sait filmer la terreur et instaurer une ambiance angoissante lorsqu'il le faut.
Certains plans préfigurent carrément toute la vague de slashers prête à déferler dès la fin des années 70. Des plans qui se changeront en "codes", rabâchés et réemployés sans cesse de slashers en slashers.
En outre, le film propose un retournement de situation plutôt inattendue au beau milieu du récit.

 

 

Pour découvrir "Warlock Moon" de la manière la plus convenable, mieux vaut encore patienter ou bien mettre la main sur l'édition VHS américaine parue chez Unicorn Vidéo (bonne chance !). L'unique édition dvd de cette petite gemme, distribuée par Media Blasters, est honteusement raccourcie de dix bonnes minutes.

 

Throma
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