Devil's Express
Titre original: Gang Wars
Genre: Horreur , Arts Martiaux
Année: 1976
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Barry Rosen
Casting:
Warhawk Tanzania, Thomas D. Anglin, Fred Berner, Wilfredo Roldan, Larry Fleischman, Sam DeFazio...
 

Quel rapport lie donc une antique malédiction chinoise, l'affrontement de deux gangs rivaux en pleine jungle urbaine, un horrible démon hantant le métro New-Yorkais ainsi qu'un faucon de guerre de Tanzanie ? A priori, pas grand chose. C'était sans compter la contribution précieuse au 7ème art d'un gus comme Barry Rosen qui avec son "Devil's Express" (ou "Gang Wars") n'hésite pas à faire s'accoupler violemment autant d'éléments aussi disparates qu'improbables que ceux cités en ouverture de ce texte.

 

 

Véritable gloubiboulga d'horreur et d'arts martiaux, "Devil's Express" se rattache avant tout au courant blaxploitation par son cadre (Harlem et les alentours de Brooklyn), sa rythmique funky, ses afro-jojo et tout simplement par son protagoniste central, un espèce de sous-Jim Kelly karatékakateux au nom à pleurer tellement c'est pas possib' : Warhawk Tanzania. Un faucon donc mais avec une tête de vrai, une répartie minable et un jeu aussi raide que ses grandes pattes qui distribuent péniblement des coups de savate circulaires... Des pattes, des pattes, oui, mais de Tanzanie...celles-ci. Bref, "Black Belt Jones" peut se serrer la ceinture, c'est pas ce guignol là qui viendra la lui piquer.

Notre ami, quoiqu'il en soit, est confronté ici à une puissance maléfique bimillénaire emprisonnée dans un médaillon qu'il ramène de l'une de ses excursions en Chine. Bien entendu, le gars a pas posé un panard sur le bitume de Harlem que déjà le bordel se barre du bidule et possède le premier péquin (ou Pékin plutôt vu que c'est un asiatique) venu. D'abord, ses yeux sortent anormalement de leur orbite (trucage simpliste dite des "balles de ping-pong" mais qui fait toujours son petit effet) puis sa peau se craquèle, double de volume. A la fin, il est pas beau à voir du coup, il préfère se cacher dans le métro. Il a le temps de faire néanmoins quelques victimes avant que le War Hawk se décide enfin à prendre une rame pour lui becqueter le nez. Après tout, c'est de sa faute tout ce foutoir. Après quelques métamorphoses bien senties en différentes entités spectrales, le démon sera renvoyé dans les limbes et Warhawk pourra retourner prêcher la bonne parole auprès de ses brothers and sisters.

 

 

Quid de la guerre des gangs me direz-vous ? En effet, on trouve bien régulièrement des rixes entre bandes rivales. Leur intérêt ? Un alibi servant la cause du kung-fu, rien de plus et l'occasion accessoire de se poiler franchement devant des combats bien maladroits avec en tête de gondole notre cher tanzanien déchainé. On pense aux chorégraphies d'un Rudy Ray Moore, sauf que lui n'y croyait pas vraiment.

En résumé, Barry Rosen nous sert là un pot-pourri certes, de tout et surtout n'importe quoi mais qui parvient à remplir son objectif principal : Distraire. Avec un grand Z (cherchez pas, y'en a pas).

 

 

Throma
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