Annihilator, le destructeur
Titre original: Annihilator
Genre: Fantastique
Année: 1986
Pays d'origine: Michael Chapman
Casting:
Mark Lindsay Chapman, Susan Blakely, Catherine Mary Stewart, Lisa Blount, Geoffrey Lewis, Brion James...
 

Richard Armor échappe à la police qui le traque pour un double meurtre et trouve refuge dans la maison de Layla. Il raconte sa terrible histoire à sa bienfaitrice. Rédacteur en chef d'un grand journal de Los Angeles, il allait épouser Angela, l'une de ses journalistes. Cependant, quelque chose d'étrange avait changé dans le comportement de la jeune femme depuis son retour d'un voyage à Hawaï avec sa meilleure amie Cindy.

 


Fin des années 80 - c'est la grande époque de l'expansion de la cassette vidéo, le VHS vient de gagner la guerre des formats et les vidéoclubs fleurissent un peu partout. Face aux grands studios, de plus en plus d'éditeurs indépendants apparaissent, proposant tout et n'importe quoi. Toujours à la recherche de productions inédites à proposer sur le marché, certains studios comme Universal ou Paramount commencent à puiser dans leurs archives. En effet, en plus du cinéma, certains studios sont très actifs dans la production de séries télé et possèdent tout un stock d'épisodes "pilote" qui ne furent diffusés qu'une fois et qui, faute d'audience, ne connurent jamais de suite. C'est le cas de cet "Annihilator", qui essayait clairement de profiter du succès d'un certain "Terminator", sorti l'année précédente. L'histoire est basée sur le canevas classique de séries comme "Les Envahisseurs", "L'Immortel" ou "L'incroyable Hulk", à savoir un homme tout à fait banal conforté à des phénomènes qui le dépassent, et qui est obligé de fuir pour survivre.

 


Tout semble lié à la disparition des écrans radar d'un avion en provenance d'Hawaï pendant plus d'une heure. A l'arrivée, pourtant, rien ne semble anormal. C'est ce que pense notre héros Richard Armor, un journaliste anglais qui devait prendre part au vol avec sa fiancée, mais dût laisser sa place à la meilleure amie de cette dernière. Pourtant, au fur et à mesure, le comportement de la jeune femme va s'avérer des plus étranges. C'est lors d'un week-end en amoureux, pendant lequel sa fiancée va tenter de le tuer, que Richard découvrira sa véritable identité : un cyborg. Il se rend alors chez Cindy qui, elle aussi, a été dupliquée et tente de le tuer. Richard soupçonne que certains passagers du vol 508 ont été remplacés par des copies. Parmi les papiers de sa fiancée, il découvre la liste des passagers avec des noms entourés. Il décide de partir à leur recherche. Les dynamitrons (dynamatar en version originale) on décidé de prendre le pouvoir. Qui sont-ils, d'où viennent-ils, on ne le saura jamais puisque la série ne verra pas le jour. Ce qui n'empêchera pas la plupart des acteurs du téléfilm de continuer une fructueuse carrière à la télévision. Ainsi, on retrouvera Mark Lindsay Chapman dans la série "Swamp Thing", où il interprétait le Dr. Anton Arcane, et dans certains épisodes de "JAG", "Poltergeist", "Charmed", "The Burning Zone"… Susan Blakely ("La tour infernale", "Airport 80 : Concorde") sera la vedette de la mini-série dramatique "Le riche et le pauvre", elle aussi deviendra une figure connue du petit écran, comme ses partenaires Lisa Blount et Catherine Mary Stewart.

 


Les auteurs tentent un audacieux mélange entre "Miami Vice" et "Terminator". De la série de Michael Mann, ils retiennent essentiellement l'aspect visuel et esthétique : costumes, coiffures, design (le générique utilise les mêmes lettres roses que la série policière), éclairage et utilisation de la musique (voir le clip au milieu du métrage qui résume l'histoire sur "Ashes to Ashes" de David Bowie). Du film de James Cameron, outre les cyborgs, on notera surtout le "look" du héros inspiré par celui de Michael Biehn (jeans et long manteau pour mieux cacher son calibre 12). Pour le reste, le film évite de trop coller à l'original, on est ici devant le canevas classique de l'invasion, avec l'ambiance paranoïaque qui en résulte. Les extra-terrestres ayant cédé la place à des machines (à moins que se ne soit des machines extra-terrestres !), Richard Armor devra dès lors convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé. On notera que les machines semblent avoir une préférence pour le sexe féminin (quatre contre deux mâles beaucoup moins belliqueux, dont un garçon qui sauvera le héros d'un mauvais pas). Le comportement des femmes serait-il à ce point capricieux et imprévisible que l'on remarquerait moins leur substitution ? En tout cas, il est rare de voir le héros vider le chargeur de son arme sur une (pseudo) jeune fille, ou faire exploser sa petite amie.

Le réalisateur Michael Chapman (ancien chef-opérateur de Scorsese) sait se servir d'une caméra, et réussit, dans le cadre étriqué du petit écran (à l'époque le sang et le nu sont toujours bannis des séries) à en montrer assez pour être captivant (même si certaines scènes frisent le ridicule, comme ce cyborg qui utilise son bras arraché comme projectile).

 

 

Rien de bien original, mais le film contient suffisamment de scènes d'action (voir la poursuite en voiture), d'effets spéciaux (réalisés par un habitué des spin-off de "Star Trek") et de suspense pour maintenir constamment l'intérêt. Evidemment, si vous êtes allergique à l'esthétique des années 80 (donc âgé de moins de trente ans), vous aurez plus de mal.

 

The Omega Man


En rapport avec le film :

# Anecdote : Sur le site Imdb apparaît le nom de Brion James, dans le rôle de "Alien Leader". Or, l'acteur apparait bien dans la série, mais sous l'aspect d'un biker un peu trop entreprenant.
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