Insatiable
Genre: Porno
Année: 1980
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Stu Segall (pseudo : Godfrey Daniels)
Casting:
Marilyn Chambers, Jessie St James, Serena, John Holmes, John Leslie, Richard Pacheco, Mike Ranger...
 

Sandra Chase (Marilyn Chambers), mannequin et désormais actrice à succès, a hérité d'une riche propriété de ses parents décédés dans un crash aérien. Un superbe domaine près du fleuve Sacramento, dans lequel elle reçoit ses proches, comme Flo (Jessie St James), son agent, et les partenaires de son prochain film, Renée Reynolds (Serena) et Roger Adams (John Leslie). Le fait d'être orpheline a poussé Sandra à "brûler la chandelle par les deux bouts", profiter de la vie au maximum, sans limites, surtout au niveau du sexe. Et Sandra est en proie à une véritable frénésie sexuelle, qui a commencé quelques années plus tôt quand elle se fit déflorer par le jardinier de ses parents, et se poursuit aujourd'hui avec la plupart des hommes et des femmes qu'elle rencontre. C'est une obsédée sexuelle assumant sa condition, et dont elle ne veut absolument pas guérir. Les plaisirs de la chair la poursuivent jusque dans ses songes, où des hommes bien membrés lui font subir les derniers outrages.
Mais Sandra Chase est insatiable, et elle en veut encore...

 



Au début du documentaire accompagnant le film (sur le DVD de Wild Side), Bill Margold annonce d'entrée que "Insatiable" est un film hautement surestimé, malgré un gros budget (environ trois cent mille dollars) et d'excellents acteurs. Margold a parfaitement raison, "Insatiable" doit uniquement son succès à la prestation de Marilyn Chambers, qui paraît possédée par le démon du sexe, et justifie tout au long du métrage l'adjectif qui lui a été apposé dans le titre. Marilyn est insatiable, et même le sexe hors-normes de John Holmes ne parviendra pas à éteindre l'incendie qui brûle entre les jambes de notre héroïne.
Pour le reste, à vrai dire... pas grand-chose. On a affaire à un porno assez standard, à une époque charnière entre l'âge d'or des années 70 et l'arrivée de la vidéo au début des années 80, réalisé par Stu Segall. L'homme n'est pas un metteur en scène particulièrement doué. Avec une double casquette de producteur/réalisateur, il a débuté en 1970 avec des œuvres de type "sexploitation", et dans lesquelles on pouvait retrouver quelques stars du genre, telles Rene Bond, Colleen Brennan et Uschi Digard. Il passe ensuite au porno (avec un intermède "horreur" : "Drive In Massacre", en 1977). Des films X dont les plus connus restent ceux qu'il a tournés avec Marilyn Chambers, "Insatiable" donc, ainsi que sa suite, "Insatiable II", sans oublier "Up'n'Coming", considéré par certains (comme Bill Margold) comme le meilleur film de Chambers.

 



Car il faut avouer que Marilyn Chambers restera comme l'une des égéries du cinéma adulte, et que sa mort l'année dernière n'a fait que renforcer le mythe de cette actrice qui débuta dans le cinéma en 1970 dans "La chouette et le pussycat" (une comédie avec Barbra Streisand). C'est après l'avoir vu dans le "Together" de Sean S. Cunningham que les frères Mitchell vont l'engager pour "Derrière la porte verte". Elle enchaînera avec "La résurrection d'Eve" avant de se voir confier le rôle principal de "Rage", de David Cronenberg, alors que le rôle avait été pressenti initialement pour Sissy Spacek. Malgré le succès du film, Marilyn retourne au porno (l'influence néfaste de son mari Chuck Traynor, avec qui elle vécut de la fin 1974 jusqu'en 1985, n'y étant certainement pas étrangère), avec quelques incartades dans le cinéma bis, comme le très sympathique "Super Angel", où elle compose un duo de choc et de charme avec Mary Woronov. Le reste de sa carrière sera moins glorieux pour cette actrice qui avait aussi fait de la publicité pour une marque de lessive (Ivory Snow, on en voit d'ailleurs un paquet dans "Insatiable", la seule originalité à laquelle se sera livrée Stu Segall). Marilyn Chambers poussera aussi la chansonnette (notamment dans le film), sera romancière à l'occasion, et tentera une carrière politique sans lendemain, jusqu'à son décès inattendu en avril 2009, alors qu'elle allait avoir cinquante sept ans.



"Insatiable" alterne des scènes hard plutôt conventionnelles, il faut l'avouer, et des flashbacks à Londres, où Sandra Chase se confie à sa tante lors de promenades touristiques assez monotones, et de bavardages intempestifs. Si les soixante quinze minutes (ou presque) passent relativement vite, on n'a pas le sentiment d'avoir assisté à un spectacle mémorable (en dehors du "one woman show" de Marilyn. Niveau casting, on voit assez peu Serena, John Holmes, en dehors de son engin, n'a pas grand-chose à nous montrer, et David Morris (le jardinier) possède un côté antipathique que son regard bovin n'améliore pas. Richard Pacheco, bien que sympathique, n'est pas vraiment charismatique, mais fort heureusement le duo Jessie St James/John Leslie parvient à relever le niveau.
"Give me more", supplie Sandra à la fin du film. Mais le spectateur a eu son compte, pour sa part, et n'en voudra pas plus... malgré Marilyn.


Note : 5/10

Flint

 

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# La fiche dvd Wild Side du film "Insatiable"

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