Terreur extra terrestre
Titre original: Without Warning
Genre: Science fiction , Horreur
Année: 1980
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Greydon Clark
Casting:
Jack Palance, Cameron Mitchell, Martin Landau, Ralph Meeker, Tarah Nutter, Sue Ane Langdon, Neville Brand, David Caruso...
Aka: Alien Warning / The Warning / It Came Without Warning / Alien Shock / Alien Encounters
 

Joe Taylor, un chasseur, et son fils sont agressés par de curieuses créatures volantes. Quatre jeunes gens, partis camper au bord d'un lac, sont à leur tour attaqués par les petits monstres. Deux d'entre eux échappent miraculeusement à la mort et trouvent refuge dans un bar. Taylor décide d'intervenir...

 

 

Greydon Clark est ce que l'on peut appeler un réalisateur opportuniste qui considère qu'une bonne idée, même (surtout) si elle n'est pas de soi, peut être utilisée plusieurs fois. Dans les années 70, il fut responsable d'un "Frankenstein vs Dracula" de triste mémoire. Il enchaîne avec "7 from Heaven" alias "La brigade des anges", version personnelle des "Drôles de Dames". Il profite ensuite de l'engouement passager pour la lambada afin de lancer "Forbidden Dance" ; et en 1980, sûrement suite au succès d'Alien, il réalise ce Without Warning.


Avec un budget ridicule, des décors minimalistes (facile, puisque l'action se déroule essentiellement à l'extérieur), quelques acteurs fétiches (Neville Brand & Jack Palance) et des effets spéciaux tout à fait potables signés par le débutant Greg Cannom ("Dreamscape", "Hurlements", "Vamp"). Greydon signe ici sa meilleure oeuvre, comme si le manque de moyens avait pour une fois stimulé le réalisateur qui accouche d'une agréable série B sans temps morts, et qui pour une fois ne sombre pas dans le ridicule. Il faut bien avouer qu'une partie du mérite revient aux "guest stars" qui cabotinent à souhait. Passons sur Cameron Mitchell, qui ne fait qu'une courte apparition (le temps de se faire occire). Par contre, Martin Landau nous offre ici l'un de ces personnages de cinglé paranoïaque et dangereux tout à fait réjouissant. Face à lui, un Jack Palance tout en sobriété et qui, une fois n'est pas coutume, se trouve du côté des gentils. De l'autre côté, on a une bande de jeunes totalement insipide, et surtout un alien adepte de la chasse, interprété par Kevin Peter Hall (Predator).

 

 

Basé sur l'économie, cette petite production décide de substituer, à l'espace inter-galactique du film de Ridley Scott, les décors forestiers et champêtres ainsi que quelques chalets de l'Amérique profonde (genre "Délivrance") ; ce qui ajoute au film une petite touche rurale bien venue. Un décor isolé et loin de toute civilisation ironiquement fréquenté, en grande partie, par des chasseurs (dont le bar représente le point de ralliement). Un cadre idéal pour que notre visiteur de l'espace puisse y pratiquer en toute quiétude et sans être dérangé son sport favori : la chasse à l'homme. Il faut bien avouer que l'idée est intéressante, et pour une fois elle sera même reprise plus tard dans le fameux Predator. Afin de maintenir l'intérêt, le scénario prévoit que le chasseur de l'espace utilise une arme tout à fait originale et dangereuse, une sorte de frisbee vivant en forme de ventouse et équipé d'une impressionnante rangée de dents. Un gimmick aussi célèbre que les boules d'acier de Phantasm, pour une production qui eut son petit succès à l'époque grâce notamment à quelques extraits (le fameux "frisbee" qui se colle sur le pare-brise) diffusés lors de la regrettée émission "Temps X".


De plus, chez nous le film fut exploité en vidéo par le mythique distributeur "Hollywood Vidéo". Minimaliste (il a quand même fallu quatre personnes pour pondre le script) mais efficace, voici une version rurale de Alien qui ne lésine par sur les images chocs (les fameuses pizzas volantes), les ambiances glauques (voir la cabane isolée où sont pendus les trophées du chasseur) et paranoïaques. Ajoutez à cela quelques rednecks bien barrés et un alien belliqueux à souhait... Certes, pas de quoi fouetter un chat, mais le sentiment de faire illusion quatre vingt dix minutes ! A voir pour le fun et la nostalgie d'une autre époque... qui veut faire une partie de frisbee ?

 

 

The Omega Man

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