Maniaque, Le
Titre original: Maniac
Genre: Horreur , Thriller , Psycho-Killer
Année: 1962
Pays d'origine: Royaume-Uni
Réalisateur: Michael Carreras
Casting:
Kerwin Mathews, Donald Houston, Nadia Gray, Liliane Brousse, Justine Lord, George Pastell...
 

La propriétaire d'un bar organise l'évasion de son mari interné dans un asile avec l'aide de son amant...

Résumé ultra-dépouillé pour cette opus made in Hammer à l' intrigue en réalité très complexe. Trop. A force de semer en chemin des twists, le script du pourtant excellent Jimmy Sangster achève sa course dans le fossé. Le spectateur, lui, bifurque à la pharmacie pour se payer une boite de Doliprane.

 

 

Ca commençait pourtant bien : après un prologue sulfureux et des plus prometteurs (un homme séquestre puis grille au chalumeau le violeur de sa fille de quinze ans dans sa cabane à outils), l'action vire au triangle amoureux avec l'arrivée de Jeff (Kerwin Mathews), touriste américain dans un restau-bar de Camargue où il fait rien qu'à hésiter : Fera-t-il trempette dans Eva, la patronne des lieux (la roumaine Nadia Gray) ou bien dans la grotte humide d'Annette sa belle-fille (Liliane Brousse) ?

Finalement, optant pour le premier choix, à Madame de lui révéler que son mari Henri est incarcéré dans une maison d'aliénés après avoir commis quatre ans plus tôt un meurtre brutal sur l'agresseur de sa fille (Annette donc).

 

 

Elle lui apprend également qu'elle rend visite à Henri toutes les deux semaines pour se donner bonne conscience et que tant que rendez-vous bimensuel il y a, idylle avec amant ne se fera pas.

Jeff accepte d'épauler Eva dans un plan d'évasion destiné à rendre la liberté à Henri (fugitif du coup, tu parles d'une aubaine) et leur permettant ainsi de continuer à roucouler à l'air libre.
Aux tourtereaux de remarquer après coup que : "quand même, c'est peut-être dangereux cette histoire, le cocu fou pourrait bien se retourner contre nous en fait". Tu parles Karl !
Ca ne rate pas il les place dans son colimateur. Pour ne rien faciliter, Henri s'est fait la belle en compagnie d'un autre pensionnaire, lui aussi atteint de pulsions psychopathes.

Deux cinglés en cavale pour le prix un : bravo les cons !

 

 

Bref, tout cela apparait comme gentiment crétin et pour le moins confus, en sachant que la dernière demi-heure n'est qu'une enfilade de retournements de situation toujours plus non-sensiques.

L'appréciation générale chiffrerait gravement dans le rouge si ne figurait pas cette introduction estomaquante ainsi qu'une poignée de scènes à suspense tout à fait convaincantes, notamment toutes celles intégrant la cabane à outils visitée la nuit par de mystérieux rôdeurs se volatilisant non sans avoir omis de laisser en marche la flamme d'un chalumeau crépitant dans le vide.

La Camargue comme toile de fond apparait comme un autre atout. La chaleur estivale filtrant sur une campagne française hantée par des maniaques : on reverra ça au sein de deux autres productions britanniques millésimées 1970 : le superbe Le mannequin défiguré d'Alan Gibson et le lymphatique And soon the darkness de Robert Fuest.

Dans le filon du film de psycho-killer à l'anglaise, on lui préfèrera en revanche le "Poupée de cendres" ou Paranoïac du regretté Freddie Francis.

 

 

Throma

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