Monstres, Les - saison 1 [Série TV]
Titre original: The Munsters
Genre: Comédie , Fantastique
Année: 1964
Pays d'origine: États-Unis
Réalisateur: Ezra Stone, Norman Abbott, Joseph Pevney...
Casting:
Fred Gwynne, Yvonne De Carlo, Al Lewis, Beverley Owen, Butch Patrick...
 

Quand on dit série télé américaine des années 60 mettant en scène une famille complètement barrée et en même temps très conventionnelle, évoluant dans une maison de films d'horreur et jouant la carte de la comédie, on pense d'abord à la famille Addams et assez peu à leurs cousins Munsters... Eh bien c'est un tort qui commence à être réparé. Peu vus en France (à l'exception d'une diffusion sur Canal + en 1986), The Munsters gagnent à être connus et même reconnus. Si les points communs avec les Addams sont nombreux, on ne peut pourtant pas dire qu'une série a copié l'autre, les deux ayant été réalisées les mêmes années, pour une concurrence réjouissante dont le spectateur US ne pouvait que se satisfaire.

 

 

Ici, le chef de famille autoproclamé s'appelle Herman Munster. Digne héritier de la dynastie des créatures de Frankenstein, il a les boulons au bon endroit pour lui tenir la tête et les cicatrices qu'il faut pour pouvoir se targuer d'être le fruit des idées biscornues d'un savant fou.
Lily, sa femme, a un statut plus flou. Est-elle vampire, comme ses origines transylvaniennes et son daron envahissant semblent l'indiquer ? Ou dame blanche fantomatique effrayant le quidam ? Elle est en fait, d'abord et avant tout, une femme au foyer qui veille à tenir sa maison en ordre en y tissant ce qu'il faut de toiles d'araignée et en la saupoudrant de suffisamment de poussière pour qu'on ne puisse pas lui reprocher de négliger son intérieur. Elle s'occupe aussi de la cuisine, où se retrouve toute la famille, et de son pussycat si doux, c'est-à-dire cette grande carcasse maladroite qu'est son mari qu'elle adore : le bel Herman.
Dans la famille Munster, le grand-père n'est pas le dernier à se faire remarquer. Le père de Lily est un authentique comte pluri-centenaire. Vampire rangé des canines, il est à la fois une plaie pour son gendre et son complice en idées loufoques et biscornues, toujours prêt à rendre service pour un résultat souvent aléatoire. Grandpa est aussi un savant fou qui a son laboratoire à la cave, auquel on accède par un escalier en colimaçon et où s'accumulent les fioles, les éprouvettes et tous les ustensiles que requièrent cette noble fonction qui a fait les belles heures du cinéma d'horreur.
Eddie, le fils de la famille, est un enfant doté de crocs et d'oreilles légèrement en pointe qui serait loup-garou. Plutôt discret, il est surtout le fiston qui permet à son père de se montrer papa modèle... ou presque.
Enfin, il y a Marilyn, la moche de la famille, comme elle le dit elle-même, nièce d'Herman et Lily recueillie par eux lorsqu'elle est devenue orpheline et qu'ils plaignent sincèrement d'avoir ce physique disgracieux... évidemment, leurs canons de beauté n'étant pas ceux de monsieur tout-le-monde, elle est en fait très jolie et attire le regard des rares hommes qui pénètrent au 1313 Mockingbird Lane, adresse de la famille Munster.

 

 

Les 38 épisodes de la saison 1 se dévorent avec un plaisir qui va crescendo, la folie ambiante et l'humour omniprésent des situations et des personnages se renforçant au fur et à mesure que s'installe une sorte de complicité entre le spectateur et les Munsters. Herman devient vite LE centre de gravité autour duquel tournent toutes les intrigues imaginées par les scénaristes. Cet employé de pompes funèbres, que l'on voit parfois partir au travail où en revenir mais jamais sur place, est un concentré de folie douce. Gaffeur, trouillard, crédule, maladroit et enfantin, il adore se déguiser et a le coeur sur la main. Bon mari, bon père, bon oncle et même bon gendre, toujours content de lui et riant de ses saillies drolatiques, il est le contrepoint parfait à un beau-père plus machiavélique et cortiqué quoiqu'au final presque aussi maladroit.
Avec les Munsters, c'est l'american way of life qui est gentiment moqué (et ses représentations par les soap-operas), que ce soient les relations entre époux, la bonne image que l'on veut donner au voisinage (pour un résultat évidemment inverse), les codes et les traditions familiales (la partie de base-ball avec le fiston, les vacances au camping), et même la passion pour l'automobile, ici matérialisée par un magnifique véhicule hot-road à base de corbillard (et je ne parle même pas du Drag-ula, le dragster cercueil imaginé par Grandpa !)

 

 

Très réussie, donc, The Munsters bénéficie de plusieurs décennies de cinéma horrifique signé Universal et de ses monstres fameux. C'est ainsi que le maquillage de Fred Gwynne, le grand échalas qui incarne Herman, est très similaire à celui de Boris Karloff, à savoir : tête au carré, grande cicatrice sur le front et boulons dans le cou, la différence étant dans le sourire qui barre plus souvent qu'à son tour la bonne bouille d'Herman et ses grands éclats de rire qui ponctuent chaque épisode.
Grandpa, de son côté, est un descendant de Bela Lugosi, le Dracula originel, qui se transforme en chauve-souris et, à la façon des chiroptères, se repose la tête en bas, suspendue aux poutres apparentes de la maison. Mais, au gré des épisodes, on croise aussi un loup-garou et même une humide et étrange créature du lac noir, sortie de son plan d'eau pour venir saluer ses cousins. Sans oublier Spot, le mélange de dinosaure et de dragon vivant sous l'escalier et qui est l'animal domestique de la famille.
Comme la plupart des séries réussies, The Munsters s'avère vite addictive et on ne peut que se réjouir d'avoir enfin l'occasion d'ouvrir la porte du 1313 Mockingbird Lane pour y faire plus ample connaissance avec ses fantasques habitants.

 

Bigbonn



En rapport avec le film :

# La fiche dvd Elephant Films de Les Monstres - saison 1


# In situ, petit "reportage" photographique :


Les ambiances :

 

 

 

 

 

 

 

A tout seigneur tout horreur : Herman Munster !

 

 

 

 

 

 

Lily et Cie :

 

 

 

 

 

Grandpa and Co :

 

 

 

 

 

Les invités plus ou moins prestigieux :

 

 

 

 

 

De la lecture, de la danse, des miroirs :

 

 

 

 

 

Et un peu plus encore...

 

 

 

 

 



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