F
Genre: Porno , Fantastique
Année: 1980
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Svetlana
Casting:
John Leslie, Annette Haven, Kandi Barbour, Rhonda Jo Petty, Seka, Becky Savage, Ray Wells, Andrea Parducci (aka Little Oral Annie)...
Aka: F... And Lots of It / Cannonbal / Dream Girl
 

Hank Cannonball (John Leslie) est chauffeur de taxi. Après une dispute avec sa femme, il prend son véhicule et part faire un tour. En cours de route, il entend une voix féminine inconnue, provenant de sa CB. Cette personne, surnommée "Dream Girl", parle de sexe sans équivoque, ce qui ne manque pas de "chauffer" Cannonball. Il prend quelques minutes plus tard une jeune femme en stop (Annette Haven), qui est la "Dream Girl" en question, mais il l'ignore. Sa voiture tombe ensuite en panne, et le temps de remettre un câble en place, la belle a disparu. Sur le siège, un seul mot : "Dream Girl". Hank repart, mais quelques kilomètres plus loin, il retombe une nouvelle fois en panne. Le coin est isolé, seule une étrange bâtisse se trouve aux alentours. Il se rend dans cette demeure et est accueilli par une domestique qui le conduit jusqu'à un téléphone, avant de disparaître. Mais le téléphone ne marche pas, et toutes les issues sont fermées. Cannonball est bel et bien prisonnier.

 

 

Après plusieurs apparitions et disparitions de "Dream Girl", pour le moins surnaturelles, Hank cherche une issue afin de sortir de cet endroit bizarre. Errant dans les couloirs, il croise d'étranges personnages, puis tombe face à un nain déguisé en clown qui va lui servir de guide. Le chauffeur de taxi se trouve en réalité dans une "Fabrique de Rêves Humides". Derrière certaines portes de ce lieu hors du temps, les rêves les plus fous peuvent s'accomplir.
La première porte qu'il parvient à ouvrir conduit Cannonball dans une chambre de style victorien, où se trouvent notamment trois poupées de taille humaine, et un soldat figé comme une statue de cire. Des voix parviennent jusqu'à Hank, alors qu'il est en train d'examiner de près les poupées. Ce sont elles qui lui parlent, lui expliquant qu'il doit s'emparer d'une clé accrochée au mur. Cette clé, très spéciale, permet de les animer. Pour cela, il faut introduire la clé dans une serrure, qui est située, bien évidemment, dans l'intimité de chacune des poupées.
Le chauffeur de taxi ne se fait pas prier, et introduit successivement l'objet adéquat dans chaque "serrure", sous l'oeil courroucé du soldat statufié, qui aimerait bien aussi pouvoir s'animer afin d'empêcher la scène de débauche qui se prépare. Trop tard, les trois belles se transforment en créatures de chair et de sang, et se jettent avec force appétit sur Cannonball, ravi de l'aubaine. Sauf qu'une fois sa besogne accomplie, le trio insatiable en redemande, alors que notre étalon aspire quant à lui au repos du guerrier. Alors que le soldat a fini par s'emparer de la clé et à s'armer d'un gourdin, Hank lui jette une boite à musique. Celle-ci en retombant, interrompt son air pour en entamer un autre, qui a pour effet de retransformer les personnages en statues.

 

 

Tiré de ce mauvais pas, Cannonball arpente à nouveau une série de couloirs, et tombe cette fois sur un type déguisé en sheik. Il s'appelle David Banner, et tout comme lui, il est prisonnier dans la "Fabrique des Rêves Humides". Tous deux vont connaître d'incroyables aventures érotiques, et des péripéties, faire des rencontres improbables, comme un vagin géant doté d'un appétit vorace, et qui émet des flatulences. Cette créature venue d'ailleurs engloutit David, le téléportant dans la "Chambre de l'Eternité". Pour que Hank soit en mesure de le retrouver, il lui faut transformer momentanément son sexe en or afin de l'introduire dans la serrure de la porte conduisant à la fameuse chambre. Et pour obtenir une telle transformation, il va falloir qu'il honore la Golden Girl. Escorté par deux serviteurs noirs, Cannonball est amené dans la pièce où elle demeure...
Le cinéma pornographique a bel et bien connu un âge d'or, où les actrices et acteurs jouaient vraiment la comédie, paraissaient s'amuser et faisaient partager leur plaisir. Une époque de rêve où les réalisateurs ne se contentaient pas d'aligner des scènes de sexe, mais savaient les amener à travers un scénario réel, et même parfois complètement farfelu. F fait partie de cette catégorie. Il a été réalisé par une femme, Svetlana, bien connue dans le milieu, à qui l'on doit notamment "Ultra Flesh", parodie de E.T.

 

 

Le héros de F est John Leslie, acteur d'une incroyable longévité, avec plus de trois cents films à son actif, sur trois décennies, et durant lesquelles il aura fait l'unanimité au sein de ses partenaires. Il campe ici un chauffeur de taxi au tempérament plus que chaud, qui se retrouve coincé dans ce manoir sorti d'un conte de fées pour adultes, et qui va se livrer à un véritable marathon sexuel avec des femmes issues de différentes époques, depuis l'âge des cavernes jusqu'à la prohibition, pour une (qué)quête qui doit le conduire jusqu'à la Dream Girl, avec qui il découvrira l'amour absolu.
Une Dream Girl qui porte on ne peut mieux son nom, puisqu'il s'agit d'Annette Haven, l'une des plus belles actrices du X, l'une des plus charismatiques, et dotée d'un incroyable talent. On ne compte pas le nombre de classiques dans lesquels elle a joué, entre 1975 et 1985, mais on peut citer "Femmes de Sade", V : The Hot One, "Anna Obsessed", "Barbara Broadcast", "Take Off", "Dracula Sucks", etc... Bref, Annette Haven, dans un film pornographique, c'est un gage de qualité, et la classe incarnée.
Aux côtés de ce duo de choc, les érotomanes avertis reconnaîtront d'autres hardeuses américaines ayant fait une belle carrière dans le X : Seka, Kandi Barbour, Becky Savage et Rhonda Jo Petty. Sans oublier une débutante nommée Andrea Parducci, et qui se fera ensuite un nom sous le pseudo de Little Oral Annie (devinez pourquoi).
F regorge de trouvailles, aborde le sexe de manière ludique, dans des décors soignés, avec une musique alternant le jazz New-Orleans et le classique. On reconnaîtra au passage un extrait du "Schéhérazade" de Rimski-Korsakov. Alors, enfin, pourquoi le film s'appelle F ? Et bien, pour de multiples raisons. F pour Fantasy, Fun, et... Fuck, évidemment.

 

 

Note : 7,5/10

 

Flint
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