Furie du karaté, La
Genre: Arts Martiaux
Année: 1974
Pays d'origine: Hong Kong
Réalisateur: Chin Shen Er
Casting:
Wang Kwan Sing, Huang Fi Lung, Tze Lan...
 

Onze aventuriers découvrent une mine d'or dans les montagnes de République de Chine. Chacun aura droit à sa part du trésor. A présent riches, il ne manque qu'une chose pour parfaire leur bonheur : des femmes. L'un d'entre eux, Yu Lung, est désigné pour se rendre au village voisin et ramener onze épouses. Et à partir de ce moment bien précis, un voile fantomatique s'est interposé entre mon écran de télévision et mes yeux, et mon esprit s'est mis en veille. J'étais victime d'une attaque cérébrale tétanisante : la "chianlite aigüe".

 

 

Je n'avais pas connu attaque plus violente depuis le visionnage douloureux de "Bienvenue à Gattaca". J'exagère sensiblement les choses face à cette petite production de kung-fu inoffensive qui n'avait après tout pas besoin de ma critique assassine pour s'embourber dans les marécages de la négligence collective. Mais les faits sont là : quel film emmerdant !

Le scénario devient incompréhensible rapidement à force d'introduire toujours plus de personnages et les trahisons, étourdissantes à la longue, vont bon train.
On ne sait plus qui est bon et qui ne l'est pas.
Les onze futures épouses accompagnant au départ Yu Lung, rejoignent par la suite la cause d'un salopard, Hesan, mais Li Wu, un ex-acolyte d'Hesan, kidnappe les femmes qui seront sauvées in extremis par Yu Lung qui devient pote avec Hesan. Pffffiou !

 

 

Même le résumé au verso de ma vhs éditée en son temps par Ganesh (la maison d'édition hein, pas la divinité hindoue à la trompe cochonne) s'y perd et nous propose un résumé pour le moins hasardeux. Et ne comptons pas sur les phases de combat pour rehausser le niveau. Nombreuses oui, mais d'une tristesse absolue puisque l'on ne dénombre principalement que des un-contre-un répétitifs et interminables.
Un beau gâchis, surtout au vu de la qualité de duplication vidéo du film, sans montage mongoloïde ni décadrage intempestif pour une fois.


Pas grand chose à se mettre sous la dent donc, si ce n'est la misogynie ambiante poussée qui peut, à la rigueur, faire sourire. On comparerait volontiers le groupe de femmes, soumises et naïves, à un bataillon de simples caniches dévoués qui se contenteraient de suivre leur(s) maître(s) sans broncher.

 

 

 

Throma
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