Giant Claw, The
Genre: Science fiction , Agressions animales
Année: 1957
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Fred F. Sears
Casting:
Jeff Morrow, Mara Corday, Morris Ankrum...
 

Durant un vol destiné à tester un nouveau radar, un ingénieur croit voir un ovni. Un avion de chasse est alors envoyé sur place pour analyser la situation. Le pilote aperçoit une forme gigantesque avant de disparaître.
Le gigantisme animal fut l'un des thèmes les plus illustré du cinéma de science fiction des années 50, tout un bestiaire des plus variés (avec une nette prédilection pour les insectes) envahi nos écrans. Ainsi surgi du passé, résultat d'aberrations scientifiques ou de mutation nucléaire. Fourmis, tarentule, sangsues, sauterelle, scorpion, pieuvre, mante religieuse et bien d'autres créatures ce sont lancés à la conquête de notre planète avec comme point commun l'anéantissement de la race humaine. Mais rien ne pouvait nous préparer à affronter une telle menace, si le film de Fred S Sears est loin d'être la meilleure production du genre, c'est incontestablement la plus involontairement drôle. En effet difficile de garder son sérieux lorsqu'on découvre la tête du fameux monstre (soigneusement dissimulé lors de la première partie). Même les Japonais spécialiste du genre n'avaient pas osé ! C'est comme si une des créatures du Muppet Show s'était égarée dans un film de science fiction. Il suffit de jeter un oeil sur les photos pour se rendre compte de l'étendue des dégâts, d'ailleurs si vous observez les posters du film ils ne montrent jamais la tête de la chose et pour cause.

 

 

Suivant les poncifs d'usages à l'époque dans ce genre de production, une créature gigantesque apparaît suite à une expérience scientifique ou militaire quelconque. Ici l'essai d'un radar expérimental qui semble avoir attiré le bestiaux venu de l'espace. Pendant qu'il s'amuse à détruire une partie du pays (voir du monde), scientifiques et militaires discutent longuement sur la manière d'éliminer la menace, en se tenant au courant des ravages du monstre via la radio. Le monstre étant quasi invulnérable car entouré d'un mystérieux champ de force, un couple de scientifique, va donc essayer de trouver une parade en s'affairant devant d'étranges machines. Pendant que lui prend un air penseur et soucieux, elle fronce joliment les sourcils, la solution n'est pas loin !
Outre le look "destroy" du gallinacé, le film se distingue par des effets (très) spéciaux d'une rare indigence, certaines séquences deviennent alors carrément surréalistes. Pour simuler le crash d'un avion, le réalisateur utilise un morceau de plastique (une sorte de godemiché avec des ailes) qu'un technicien lance négligemment sur un décor modèle réduit. D'autres séquences mémorables vont alors se succéder devant nos yeux ébahis. En effet comment rester stoïque lorsque le monstre s'attaque (sauvagement) à un pauvre building en carton, croque un avion comme une barre chocolatée ou s'envole avec un train (qui fume !) entre les griffes (mon vieux Marklin fait plus illusion que la maquette utilisée dans le film). Ne parlons pas des nombreux stock-shots venant d'autres productions ou du service des archives de l'armée américaine. Sans parler des scènes de panique où l'on voit une foule plus que circonspecte courir sans grand enthousiasme dans tous les sens. Mais le plus drôle est sans doute de voir une série de figurant en maillot (!!!) regardant le ciel d'un air dégoûté, la palme revenant à la jolie brune aux cheveux longs (voir photo). Ajoutons qu'il n'y a évidemment aucun raccord entre les images d'archives représentant les avions de l'air Force et les maquettes censées les représenter dans les scènes d'effets spéciaux.

 

 

Tragique destin que celui de l'acteur / réalisateur Fred S Sears (1913-1957) qui trouva la mort dans un tragique accident alors qu'il n'avait que quarante quatre ans. Son film le plus connu et célèbre demeure "Les Soucoupes Volantes Attaquent" (aka "Earth VS The Flying Saucers") dont les effets spéciaux beaucoup plus réussit étaient l'oeuvre du magicien Ray Harryhausen.
Face à la bête se dresse fièrement la belle, interprétée par la mignonne Mara Corday une de ces nombreuses actrices de série b qui firent rêver toute une génération. Elle affrontera de nouveau d'autres créatures dans le "Tarantula" de Jack Arnold, qui lui valut une petite notoriété et "The Black Scorpion".
Comme vous l'aurez compris ce film est loin d'être un chef d'oeuvre du genre, mais son second degré involontaire et ces effets spéciaux le hissent allégrement niveau d'un Ed Wood. Un film qui vaut son pesant de pop-corn pour son lot de scènes cultes, inoubliables et kitch. A voir.



The Omega Man
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