Scalps
Genre: Horreur
Année: 1983
Pays d'origine: Etats-Unis
Réalisateur: Fred Olen Ray
Casting:
Jo-Ann Robinson, Richard Alan Hench, Roger Maycock, Frank McDonald, Carol Sue Flockhart, Barbara Magnusson, Kirk Alyn, Carroll Borland, Cynthia Hartline, Forrest J Ackerman, George Randall, Jay Walker, Frank Scott...
 

Un groupe d'étudiants en archéologie arrive dans une partie reculée du désert Californien, afin d'y effectuer des recherches. A peine installés dans le décors aride, ceux-ci se sentiront vite observés sans trop savoir par qui et pourquoi. Dommage pour eux, car ils sont sans le savoir en train de profaner une terre ancestrale et sacrée Indienne, et se faisant, font ressurgir les démons shamaniques auxquels appartenait jadis le territoire involontairement violé. Autant dire qu'une longue nuit mouvementée les attend au tournant...

 

 

Un de plus! Voici donc un nouveau succédané estampillé 1983, de "La Colline a des yeux". Pas le pire certes, mais pas meilleur non plus que le tout venant copiste, car le désert rocailleux qui sert de décors et surtout les hallucinations qui s'y produisent, flirtent le plus souvent davantage avec le vilain petit nanar rigolard que le film "beurk" ou "bouh". Il est certain que dans cette vengeance indienne spectrale, et le film a beau avoir une réputation ultra violente, culte et gore, en plus d'être sorti dans une nouvelle édition de chez "Uncut video", on en sera pour ses frais à peu près à tous niveaux. Dire que la chose fut interdite dans certains pays en raison de son extrême violence peut même laisser rêveur, et disons le tout net, ce qui sauve ce petit "Hill's-Eyes-like" eighties, c'est le fait qu'il soit risible et rien d'autre. De ce fait il a au moins le mérite d'éviter au spectateur un ennui qui sinon le guettait de façon imparable.
Il faut dire que de par le nom de son metteur en scène, je n'en attendais pas trop quand même. Il s'agit là du quatrième film de son prolifique metteur en scène "en batterie" déjà coupable auparavant du rigolard "The brain leeches" et de surtout bien pire ensuite avec en vrac pour ceux que j'ai vu, "Alienator", "Demon cop" ou autre "Mystère de la pyramide". Rien d'éhonté pourtant dans les exploitations en masse de Fred Olen ray, ses films étant incontestablement tournés avec une réelle sincérité et passion pour le genre, ce qui malheureusement n'a jamais fait office de talent. Certains argueront que ce cher Fred n'a pas de chance et qu'une fois de plus son film a été "amputé", mais dès lors que l'on découvre au fur à mesure ses films dans leurs versions intégrales (c'est la mode !), avec toutes les promesses que ça sous-entend, on peut s'empêcher ou bien d'être totalement frustré, ou bien de prendre cela pour une farce, parce que dans ce "Scalps" de pacotille, il faut quand même dire qu'à titre d'amputation, les responsables (et coupables) des effets spéciaux sont de sérieux manchots.

 

 

On les doit pourtant à des créateurs talentueux mais qui s'amélioreront sans doute plus tard, grâce aussi sans doute a des budgets plus conséquent, comme R. Christopher Biggs (qui oeuvrera aussi bien dans des "Killing Zoe" que des "Demolition man" ou encore comme responsable des effets visuels de "Spiderman 2" ou des "Pirates des caraïbes"), mais également à Jon McCallum ("The surfer Nazis must die" dont le film est quand même plus proche dans ses approximations que ceux cités ci-dessus), ainsi qu'à Bart Mixon ("The Texas Chainsaw Massacre 2" / "House of 1000 Corpses" / "Hellboy"), sachant que deux des trois hommes cités ici débutaient donc (et ça se voit !).
Si les séquences de "scalpages" n'évitent pas le ridicule, puisque chacun pourra voir avant même le passage à l'acte, les coutures du latex bien trop saillantes au niveau frontal prêtant même à jouer à découvrir le prochain scalpé, jeu assez enfantin donc. Ailleurs il faut dire qu'on est gâté avec ces spectres shamaniques ressemblant à des grand-mères, voire même dotés de têtes de lions absolument hilarantes, mais qui font pourtant tout le charme désuet et débile du film. On pensera même alors avec nostalgie au dernier "grand" film de Ken Russell, l'excellent "Au-delà du réel" dans lequel Fred Olen Rey vient ici pomper allègrement, et on se fendra d'autant plus la poire. Certes, on a vu pire, mais on a surtout vu bien mieux.

 



Note : 4/10

 

Mallox
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